Petites notes du jour blog

Depuis quelques mois, j’ai envie d’écrire un article sur les  « titres » des romans, je collecte des idées. Je ne vais pas faire de révélations, c’est simplement un constat, une réaction de lectrice.

Que ce soit une agréable surprise ou une déconvenue, le titre ne laisse pas indifférent. C’est l’enseigne sur  la devanture. On demande  parfois aux lecteurs s’ils choisissent les livres en fonction de l’auteur, de la couverture, de la maison d’édition, du titre ou de la 4e de couverture.

Oui, il y a des titres qui nous attirent et d’autres qui ont un effet contraire, que ce soit lié à la culture générale ou à notre propre histoire, ils ne sont pas neutres.

Il y a souvent une anecdote, une petite histoire derrière un titre.

Il y a quelques années je participais régulièrement à un challenge lecture sur le blog « aperto libro » qui s’appelait « un mot, des titres » le principe était simple lire un livre comprenant un mot choisi pour le mois. Je trouvais ça stimulant et drôle de choisir un livre de cette façon.

Cet article est susceptible d’être modifié ou il y aura un article complémentaire car je sens que j’oublie de parler de certaines de mes réactions face à un titre. N'hésitez pas à me faire part de certaines observations lors de vos lectures...

 

Qui choisi le titre ?

J’ai demandé à plusieurs auteurs si c’était eux qui avaient choisi le titre de leur roman ou de leur série et la réponse est souvent l’intervention de la maison d’édition.  Soit elle remanie un titre proposé par l’auteur soit elle propose des titres, il y a des négociations. Les maisons d’édition  maîtrisent peut-être plus le côté marketing. Il faut attirer le chaland !

Je crois qu’il y a des titres déposés mais je ne saurais vous dire comment vérifier si on a le droit d’utiliser un titre existant ou une marque prétégée qui inclue le titre un livre..

 

Un titre deux livres :

Ainsi « Spartacus » d’Arthur Koestler n’a rien à voir avec « Spartacus » de Romain Ternaux.

Les exemples sont multiples.

 

Titres tirés d’une citation :

On trouve parfois la référence des titres dans les romans, parfois il faut faire appel à notre culture.

Titre tirés d’un poème, d’une chanson, d’une expression...

 

Titres et prénoms :

Ils portent parfois le nom du héros ou héroïne : « Emma Bovary » « Anna Karenine »  

 

Titre et espace géographique :

On peut se situer dans un lieu ou au contraire le titre peut nous induire en erreur.

 

Titres et longueur :

Les titres sont-ils plus percutants lorsqu’ils ne comportent qu’un mot ou lorsqu’ils sont à rallonge ?

Il ya des titres courts qui marquent «l’étranger », « guerre et paix ».

Il y a eu une mode il y a quelques années. C’était tendance. Les premiers qui m’ont marqué c’était  « le cercle littéraires des amateur d’épluchures de patates » (2009) et « le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire » (2011). Après ont aurait dit que c’était à qui sortirait le titre le plus long. On a souvent du mal à les retenir on les abrège. Cela donne lieu à des situations cocasses car tout le monde n’a pas un moteur de recherche intégré dans sa tête alors pour retrouver un titre exact c’est assez drôle.

Titre et humour :

Je pense notamment aux romans de  Nadine Monfils  « Les vacances d’un sérial killer » « la petite fêlée aux allumettes »… dont le contenu est à l’avenant.

 

Titres qui choquent :

« Les femmes n’aiment pas les hommes qui boivent » François Szabowski, je me souviens de ce roman dont le titre en faisait sursauté plus d’une.

 

Titres et informations :

Certains titres donnent des indications sur le genre littéraire… il y a des mots clés très significatifs. Si le mot « meurtre » est dans le titre il y a de grande chance qu’il s’agisse d’un roman policier à moins que l'auteur joue avec cela.

 

Titres trompeurs :

Ils ont parfois un double sens « Comment je suis devenu un robot » Nadia Coste, j’ai passé toute ma lecture en me faisant un film sur un des sens du titre alors que l’autrice était partie dans un autre sens.

 

Titres en série :

Qui ne se souvient pas des « Martine » « Caroline » ou des « club des cinq… » et toutes ces séries facilement identifiables.

Je me souviens de « dix minutes à perdre » de Jean-Christophe Tixier qui prêté à sourire et qui aurait pu desservir le roman, car on pouvait très bien le voir comme un livre à lire si on a dix minutes à perdre… Et puis est venu le deuxième épisode de la série « dix minutes  trop tard» « dix minutes de dingue » « dix minutes sur le vif »…

On a les romans d’ Aurélie Valognes qui sont tirés d’expressions et s’ils n’ont rien à voir entre eux ils ont ce lien, cette marque de fabrique  « Mémé dans les orties » « Minutes papillon ! » « Cerise sur le gâteau » « en voiture, Simone »

Une série de que j’aime beaucoup en ce moment  est celle de Julia Chapman les titres commencent par « Rendez-vous » cela donne Rendez-vous avec… le crime, le malle mystère, le poison

Dans le même genre on a de Rhys Bowen « Son espionne royal … »

 

Titres et maison d’édition :

Il arrive qu’en passant d’un livre broché à un livre de poche le titre change. « Kombini » de Sayana Murata est devenu « la fille de la superette »

Au moment de la réédition  ou du passage à une autre maison d’édition  le titre peut subir un changement. Exemple « Nos adorables belles filles » de Aurélie est devenu « En voiture Simone »

Lors d’une adaptation au cinéma on va apparaître un nouveau titre que ce soit sur le bandeau ou carrément une réédition.

Ainsi « Black out » est devenu « Le musée des merveilles » de Brian Selznick

Le roman « Incidence » de Philippe Djian est aussi connu sous le titre « un crime presque parfait » nom du film.

 

Titre et traduction :

Le titre en passant d’une langue à l’autre  peut rester le même ou subir  un changement de sens. Il m’arrive de lire le titre en VO et le traduire mot à mot (encore faut-il pouvoir !). Il arrive que je préfère le titre en français et pas en VO ou inversement.

 

J’ai lu il y a quelques temps « un lieu à soi » qui est une traduction de Marie Darrieusecq de  de Virginia Woolf. Elle explique sont choix d’utiliser ce titre plutôt que « une chambre à soi » qui est le titre le plus connu.

 

Jouons avec les titres :

On voit passer souvent des pastiches avec les albums « Martine » qui sont détournés en fonction de l’actualité.

J’aime bien ce que fait Clémentine Mélois dans « cent titres »

4e de couv. : Voici une étonnante bibliothèque. Clémentine Mélois y pastiche par l’image les classiques de la littérature. Lirons-nous aujourd’hui Maudit Bic, d’Herman Melville, ou Père et Gay, de Léon Tolstoï ? Au fait, quel philosophe a-t-il écrit le Crépuscule des idoles des jeunes ? Pour décrypter les anagrammes, contrepèteries, homophonies, permutations et autres astuces de ces cent titres, on passera de la culture classique à la culture populaire, puisant dans des souvenirs de lectures, de chansons, de publicités ou de films.