Aurélie Valognes

Editions Mazarine, 2017, 269 p., 17,90 €

Existe aussi le Livre de Poche7,70 €

 

minute papillon

4e de couv. :

Rose, 36 ans, mère célibataire, est une femme dévouée qui a toujours fait passer les besoins des autres avant les siens. Après avoir perdu son père et son emploi, la jeune femme apprend que Baptiste, son fils unique de 18 ans, quitte la maison. Son monde s effondre.
Cette ex-nounou d enfer est alors contrainte d accepter de travailler comme dame de compagnie pour une vieille dame riche et toquée, Colette, et son insupportable fille, la despotique Véronique.
Et si, contre toute attente, cette rencontre atypique allait changer sa vie ?

Mon avis :

J’avais beaucoup apprécié « mémé dans les orties » alors je continue ma découverte des romans feelgood de cette jeune autrice.

On repère ses romans grâce aux titres tirés d’expressions populaires qui font sourire, c’est déjà très engageant !

Dans ce roman feelgood tout ne peut trouver une issue favorable mais presque… Tout évolue et change entre le début et la fin.

On va suivre ces modifications dans le comportement de certains personnages et les voir vivre leurs nouvelles expériences.

Il y est surtout question de relation mère/enfant.  Il manque une génération dans chaque cas soit il manque les grands-parents soit les petits-enfants. Il n’y a donc pas d’élément régulateur. Il faudra faire appel à l’extérieur. Il manque aussi de figures paternelles.

Bien entendu rien ne se passe comme prévu par les parents lorsque les enfants deviennent adultes.

Il y a des situations drôles, cocasses mais souvent derrière on retrouve de la souffrance et des blessures.

On frise le ridicule dans cet immeuble du XVIe dont le quiproquo de départ qui nous fait sourire en demi-teinte puisque derrière il y a un manque de considération pour les « petites  gens ». Cela deviendra grotesque et révoltant un peu plus tard.

Il y a des parallèles et des effets miroirs qui se mettent en place Rose/Baptiste, Colette/Véronique, parents de Jessica/Jessica.

Il a eu quelques situations qui m’ont agacée. Dans les deux principales familles les relations mère/enfant et inversement il y a presque des dysfonctionnements, relations fusionnelles ou presque haineuses.  Dans le cas de Colette et Baptiste on a d’un côté l’ingratitude et attentes de la jeunesse et d’autre part des prises de position fortes que Rose n’arrive plus à assumer.  Tout arrive trop vite… je n’arrive pas à l’expliquer sans trop dévoiler.  On arrive au point de rupture, mais cela semble trop abrupte.

J’ai beaucoup aimé le côté amitié et entraide que ce soit entre sœurs, ou avec le groupe qui s’élargie. Le fait que Rose s’ouvre aux autres  en même temps qu’elle coupe le cordon ombilical est très symbolique et logique.

Ce roman est dans la mouvance : «  on a tous droit à une deuxième chance dans la vie »…On a droit de changer de vie.  Ainsi Rose va se trouver une mère de substitution qui lui apprendra à près de 40 ans à cuisiner et à vivre sa vie de femme.

Je vous laisse découvrir les surprises que tout ce petit monde nous réserve.

Je conseille souvent ce genre de romans aux personnes qui s’intéressent aux histoires qui traitent de relations intergénérationnelle, il était donc logique que je le lise.

J'ai longtemps cherché ce qui m'avais dérangé dans cette histoire.. je crois que c'est le côté chantage affectif. mais ce n'est que mon ressenti.