Dot Hutchison

Trad Nordine Haddad

Éditions City, sept 2020, 352 p., 19 €

Mes Lectures City

 

jardin des papillons

4e de couv. :

Un immense jardin luxuriant, débordant de fleurs et de plantes rares. Cet endroit pourrait être un véritable paradis s’il n’y avait ces dizaines de cadavres découverts par le FBI. Des jeunes femmes dont le dos a été tatoué pour ressembler à des ailes de papillons. Celui qui règne sur ce monde fascinant et effrayant est un homme aussi cruel que délicat que ses victimes ont baptisé « Le Jardinier ». Son obsession : capturer, apprivoiser et immortaliser les plus beaux spécimens avant que leur beauté se fane. Parmi les rares survivantes, il y a Maya, une étrange jeune femme. Plus l’enquête avance, plus elle se révèle être une énigme. Quels secrets dissimule-t-elle ? Au fur et à mesure que la jeune femme se confie, les enquêteurs sont emmenés loin, très loin, aux confins de la noirceur de l’âme humaine…

 

Mes Impressions de Lecture :

Après quelques recherches j’ai découvert qu’en VO « le jardin des Papillons » est le premier tome de la trilogie du collectionneur. J’espère que les deux autres volumes seront traduits et publiés chez City.

C’est un thriller psychologie très particulier. On va vivre les événements après les faits à travers le récit d’une survivante. Les criminels sont arrêtés. On ne saura pas tout de suite le comment de leur chute.

Maya est un témoin est très particulier. Je n'ai pas réussi à avoir de l'empathie pour elle, elle ne cherche pas a être appréciée par les enquêteurs et cela se répercute sur le lecteur.

Maya a un rôle ambigu et face à elle on a deux enquêteurs du FBI. Aucun des trois n’est dupe, elle cache quelque chose. Elle va déclencher deux réactions différentes. Eddison plus à l’aise avec les suspects a une tendance à la considérer comme complice, donc bourreau. Victor Hanoverian essai de rester impartial il est  conscient du jeu qu’elle a mis en place.

Ce roman c’est un long interrogatoire. Il n’y a pas de chapitres, juste des petites séparations qui correspondent à des pauses, à des avancées dans les investigations etc.

Maya semble très bavarde mais elle ne dit que ce qu’elle veut et c’est elle qui essai de diriger son témoignage là où elle veut. Ce qui donne ce côté malsain de la manipulatrice. Il faudra attendre la fin pour avoir une idée d’ensemble et avoir « une vérité » supplémentaire.

Maya raconte un événement, puis lâche un nom et attend que ses interlocuteurs réagissent. Eddison est très impulsif, il réagit au car de tour à chaque « provocation », il renvoie la balle. Victor joue en fond de court. Il prend le temps d’observer et ne va pas toujours dans le sens qu’elle voudrait. Elle joue aussi avec le temps, elle parle tantôt de son enfance, de la période avant le jardin et le jardin… On ne se perd pas, on voit se tisser une toile complexe.

Maya joue aussi avec les noms pour mieux les balader. Le « jardinier » leur changeait le nom de ces victimes. Il faut attendre un bon moment avant de mettre ces pièces de puzzle.

Le corps est une thématique très importante. Autant par le nombre de victimes que ce qu’elles ont subit.

Pendant cet interrogatoire le travail de fond se fait pour venir renforcer la conviction de nos deux enquêteurs. Et on a la confirmation de toutes les horreurs vécues dans ce fameux jardin.

Il y a une forte présence de la thématique familiale. Le plus souvent Dot Hutchison met l’accent sur les défaillances et des dysfonctionnements.

C’est un page turner en partie grâce à sa composition et les différentes histoires individuelles que Maya révèle. Dot Hutchison tient en haleine ses lecteurs avec ce jeu, je lâche un peu de lest pour mieux ferrer le lecteur et le maintenir accroché.

Je vous laisse découvrir cette mécanique que Dot Hutchison a mis en place et tous les rebondissements.

Je remercie City Éditions de leur confiance.

city éd