le blog de Ramettes

Entre les lignes et entre les challenge ABC...

08 novembre 2009

Terrrase de Rome

De Pascal Quigniard

Quatrième de couverture :

Il y a un âge où on ne rencontre plus la vie mais le temps. On cesse de voir la vie vivre. On voit le temps qui est en train de dévorer la vie toute crue. Alors le coeur se serre. On se tient à des morceaux de bois pour voir encore un peu le spectacle qui saigne d'un bout à l'autre du monde et pour ne pas y tomber.

Prix littéraire Pierre de Monaco 2000.

Auteur :

Pascal Quigniard

Dans le cadre de mon Challenge ABC 2009, j'avais cherché dans ma bibliothèque un auteur français que je n'avais pas lu. Mon Choix c'est portait sur la lettre Q. Comme quoi une découverte ça ne tient parfois qu'à une lettre !

Je ne suis pas vraiment rentré dans le texte. Pour quelles raisons??? Peut-être est-ce dû à la composition. Des chapitres brefs parfois sans liens entre sinon le personnage de "Meaume le graveur". Un peu comme des estampes qui on une vie propre. Il faut savoir comment les relier pour en faire un tout.

Ce qu'il me reste de cette lecture ce sont les couleurs, ou plutôt le peu de couleurs. Les eau-fortiers sont dans les contrastes de noir et blanc. Toute fois une autre couleur revient régulièrement le "bleu", la lumière bleue, le bleu du ciel, le bleu de la mer, le bleu des yeux...

Cet homme a connu la passion qui lui a valu de beaux moments auprès de sa belle et d'avoir le visage défiguré à l'acide par un rival. Il passe le reste de sa vie avec cette femme en lui, celle qui l'a abandonné causera indirectement sa mort... mais là je laisse découvrir au lecteur comment.

On a droit à une liste de noms "prestigieux" des maîtres qui l'on formé ou qu'il a côtoyé. on a de brèves explications de l'art de la gravure et des différentes techniques...

On a aussi une animalité dans le toucher, le travail de la matière, on sent presque l'auteur en train de façonner son texte. Je ne sais pas comment expliquer ça. Un peu comme un potier avec de la glaise, ce graveur burin à la main, les yeux pénétrant la nature pour que les images se gravent dans son âme et qu'il puisse les retranscrire sur le cuivre ou l'argent, l'écrivain cherchant les mots les plus appropriés le style etc.

J'ai beaucoup aimé la langue. Je pense qu'il faudrait que je lise autre chose de cet auteur pour me rendre compte des multiples possibilités d'écriture. Le thème de la mise en oeuvre de la créativité semble faire partie de son oeuvre, et c'est un thème que j'aime.

PS : Une citation "La suite des gravures pyrénéennes à la manière noire représente tout d'abord une ville ruinée dans la montagne. A gauche en bas : Sedens super asinam Lucius. Meam. Sculps. August. 1656" (p51)  Pour les initiés : "ça va sentir "les liaisons presque dangeureuses" s'il commence a envahir mes lectures..." LOL !

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04 novembre 2009

Lettre d'Epicure à Ménécée

Voici une lettre qu'on vient de me faire lire. N'étant pas très calée en philosophie je l'ai apréciée qu'en simple lectrice mais je voulais partager cette découverte.

Salut,

Quand on est jeune, il ne faut pas hésiter à philosopher, et quand on est vieux, il ne faut pas se lasser de philosopher. Il n’est jamais ni trop tôt, ni trop tard pour prendre soin de son âme. Celui qui dit qu’il n’est pas encore ou qu’il n’est plus temps de philosopher, ressemble à celui qui dit qu’il n’est pas encore ou qu’il n’est plus temps d’atteindre le bonheur. On doit donc philosopher quand on est jeune et quand on est vieux, dans le second cas pour rajeunir au contact du bien, par le souvenir des jours passés, et dans le premier cas, afin d’être, quoique jeune, aussi ferme qu’un vieillard devant l’avenir. Il faut donc étudier les moyens d’acquérir le bonheur, puisque quand il est là nous avons tout, et quand il n’est pas là, nous faisons tout pour l’acquérir.

Observe donc et applique les principes que je t’ai continuellement donnés, en te convaincant que ce sont les éléments nécessaires pour bien vivre.

Pense d’abord que le dieu est un être immortel et bienheureux, comme l’indique la notion commune de divinité, et ne lui attribue jamais aucun caractère opposé à son immortalité et à sa béatitude. Crois au contraire à tout ce qui peut lui conserver cette béatitude et cette immortalité. Les dieux existent, nous en avons une connaissance évidente. Mais leur nature n’est pas ce qu’un vain peuple pense. Celui qui nie les dieux de la foule n’est pas impie. L’impie est celui qui attribue aux dieux les caractères que leur prête la foule. Car ces opinions ne sont pas des intuitions, mais des imaginations mensongères. De là viennent pour les méchants les plus grands maux, et pour les bons, les plus grands biens.

La foule, habituée à la notion particulière qu’elle a de la vertu, n’accepte que les dieux conformes à cette vertu, et croit faux tout ce qui en est différent.

Habitue-toi en second lieu à penser que la mort n’est rien pour nous, puisque le bien et le mal n’existent que dans la sensation, et que la mort est l'éradication de nos sensations. D’où il suit qu’une connaissance exacte de ce fait (la mort n’est rien pour nous) permet de jouir de cette vie mortelle, en nous évitant d’y ajouter une idée de durée éternelle et en nous enlevant le regret de l’immortalité. Car il n’y a rien de redoutable dans la vie pour qui a compris qu’il n’y a rien de redoutable dans le fait de ne plus vivre. Celui qui déclare craindre la mort non pas parce qu’une fois venue elle est redoutable, mais parce qu’il est redoutable de l’attendre est donc un sot.

C’est sottise de s’affliger parce qu’on attend la mort, puisque c’est quelque chose qui, une fois venu, ne fait pas de mal. Ainsi donc, le plus effroyable de tous les maux, la mort, n’est rien pour nous, puisque tant que nous vivons, la mort n’existe pas. Et lorsque la mort est là, alors, nous ne sommes plus. La mort n’existe donc ni pour les vivants, ni pour les morts puisque pour les uns elle n’est pas, et que les autres ne sont plus ! Mais la foule, tantôt craint la mort comme le pire des maux, tantôt la désire comme le terme des maux de la vie. Le sage ne craint pas la mort, la vie ne lui est pas un fardeau, et il ne croit pas que ce soit un mal de ne plus exister. De même que ce n’est pas l’abondance des mets, mais leur qualité qui nous plaît, de même, ce n’est pas la longueur de la vie, mais son charme qui nous plaît. Quant à ceux qui conseillent au jeune homme de bien vivre, et au vieillard de bien mourir, ce sont des naïfs, non seulement parce que la vie a du charme, même pour le vieillard, mais parce que le souci de bien vivre et le souci de bien mourir ne font qu’un. Bien plus naïf est encore celui qui prétend que ne pas naître est un bien et que la vie est un mal. Par exemple, celui qui dit : "Et quand on est né, franchir au plus tôt les portes de l’Hadès."

Car si l’on dit cela avec conviction, pourquoi ne pas se suicider ? C’est une solution toujours facile à prendre, si on la désire si violemment. Et si l’on dit cela par plaisanterie, on se montre frivole sur une question qui ne l’est pas. Il faut donc se rappeler que l’avenir n’est ni à nous, ni tout à fait étranger à nous, en sorte que nous ne devons, ni l’attendre comme s’il devait arriver, ni désespérer comme s’il ne devait en aucune façon se produire.

Il faut en troisième lieu comprendre que parmi les désirs, les uns sont naturels et les autres vains, et que parmi les désirs naturels, les uns sont nécessaires, et les autres seulement naturels. Enfin, parmi les désirs nécessaires, certains sont nécessaires au bonheur, d'autres à la tranquillité durable du corps, d'autres à la vie même. Or, une réflexion irréprochable à ce propos sait rapporter tout choix et tout rejet à la santé du corps et à la sérénité de l'âme, puisque tel est le but de la vie bienheureuse et que toutes nos actions ont pour but d’éviter à la fois la souffrance et l'angoisse.

Quand une fois nous y sommes parvenus, tous les orages de l’âme se dispersent, l’être vivant n’ayant plus alors à marcher vers quelque chose qu’il n’a pas, ni à rechercher autre chose qui puisse parfaire le bonheur de l’âme et du corps. Car nous recherchons le plaisir, seulement quand son absence nous cause une souffrance. Quand nous ne souffrons pas, nous n’avons plus que faire du plaisir. Et c’est pourquoi nous disons que le plaisir est le principe et le but de la vie bienheureuse. C'est lui que nous avons reconnu le premier des biens naturels, c’est lui qui nous fait accepter ou fuir les choses, c’est à lui que nous aboutissons, en prenant la sensibilité comme critère du bien.

Or, puisque le plaisir est le premier des biens naturels, il s’ensuit que nous n’acceptons pas le premier plaisir venu, mais qu’en certains cas, nous méprisons de nombreux plaisirs, quand ils ont pour conséquence une peine plus grande. D’un autre côté, il y a de nombreuses souffrances que nous estimons préférables aux plaisirs, quand elles entraînent pour nous un plus grand plaisir. Tout plaisir, dans la mesure où il s’accorde avec notre nature, est donc un bien, mais tout plaisir n’est pas cependant nécessairement souhaitable. De même, toute douleur est un mal, mais pourtant toute douleur n’est pas nécessairement à fuir. Il reste que c’est par une sage considération de l’avantage et du désagrément qu’il procure, que chaque plaisir doit être apprécié. En effet, en certains cas, nous traitons le bien comme un mal, et en d’autres, le mal comme un bien.

Ainsi, nous considérons l'autosuffisance comme un grand bien : non pour satisfaire à une obsession
gratuite de frugalité, mais pour que le minimum, au cas où la profusion ferait défaut, nous satisfasse.
Car nous sommes intimement convaincus qu'on trouve d'autant plus d'agréments à l'abondance qu'on y est moins attaché, et que tout ce qui est naturel s’obtient aisément, tandis que ce qui ne l’est pas s’obtient malaisément. Les mets les plus simples apportent autant de plaisir que la table la plus richement servie, quand est absente la souffrance que cause le besoin, et du pain et de l’eau procurent le plaisir le plus vif, quand on les mange après une longue privation. L’habitude d’une vie simple et modeste est donc une bonne façon de soigner sa santé, et rend l’homme par surcroît courageux pour supporter les tâches qu’il doit nécessairement remplir dans la vie. Elle lui permet encore de mieux apprécier, à l'occasion, les repas luxueux et, face au sort, l'immunise contre l'inquiétude.

Quand nous parlons du plaisir comme d'un but essentiel, nous ne parlons pas des plaisirs des débauchés, ni des jouissances sensuelles, comme le prétendent quelques ignorants qui nous combattent et défigurent notre pensée. Nous parlons de l’absence de souffrance physique et de l’absence de trouble moral. Car ce ne sont ni les beuveries et les banquets continuels, ni la jouissance que l’on tire de la fréquentation des jeunes garçons et des femmes, ni la joie que donnent les poissons et les viandes dont on charge les tables somptueuses, qui procurent une vie heureuse, mais des habitudes raisonnables et sobres, une raison cherchant sans cesse des causes légitimes de choix ou d’aversion, et rejetant les opinions susceptibles d’apporter à l’âme le plus grand trouble.

Au principe de tout cela, comme plus grand bien : la prudence. Or donc, la prudence, d'où sont
issues toutes les autres vertus, se révèle en définitive plus précieuse que la philosophie : elle nous
enseigne qu'on ne saurait vivre agréablement sans prudence, sans honnêteté et sans justice, ni avec
ces trois vertus vivre sans plaisir. Les vertus, en effet, naissent d’une vie heureuse, laquelle à son tour est inséparable des vertus.

Est-ce qu'il y a quelqu’un que tu puisses mettre au-dessus du sage ? Le sage a sur les dieux des opinions pieuses. Il ne craint la mort à aucun moment, il estime qu’elle est la fin normale de la nature, que le "summum" des biens est facile à atteindre et à posséder. Il sait que les maux ont une durée et une gravité limitées. Il sait ce qu’il faut penser de la fatalité, dont on fait une maîtresse despotique. Il sait que les événements viennent les uns du hasard, les autres de nous, car la fatalité n'a de compte à rendre à personne et le hasard est inconstant ; mais que ce qui vient par notre initiative n’est soumis à aucune tyrannie, et est sujet au blâme et à l’éloge. Il vaudrait mieux en effet suivre les récits mythologiques sur les dieux que devenir esclaves de la fatalité des physiciens naturalistes. La mythologie laisse l’espérance qu’en honorant les dieux on se les conciliera, mais la fatalité est inexorable. Le sage ne croit pas, comme la foule, que le hasard soit une divinité, car un dieu ne peut pas agir d’une façon désordonnée. Il n’est pas non plus pour lui une cause, étant inconstant. Il ne croit pas qu’il soit la cause du bien et du mal, ni de la vie heureuse, et pourtant il sait qu’il peut apporter de grands biens ou de grands maux. Il croit qu’il vaut mieux faire de bons calculs, même malchanceux, qu’avoir de la chance après de mauvais calculs. Car ce qui vaut mieux, c’est réussir dans des entreprises que l’on a sagement méditées.

A ces questions, et à toutes celles qui s'y rattachent, réfléchis jour et nuit pour toi-même et pour qui est semblable à toi, et jamais tu ne seras troublé ni dans la veille ni dans tes rêves, mais tu vivras comme un dieu parmi les humains. Car il n'a rien de commun avec un animal mortel, l'homme vivant parmi des biens immortels.

Epicure

En audio :

http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/epicure-lettre-a-menecee.html

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Monestarium

Merci à Lapine pour son cadeau !

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Présentation de l'éditeur

1288, Al IskandarïyahIskandarïyah, Égypte. Un marchand récupère la lourde besace d'un voyageur agonisant. Il n'en percera jamais le secret et ignore qu'il vient de signer son arrêt de mort. II est égorgé alors qu'il tente de vendre le sac à un intermédiaire, celui du comte Aimery de Mortagne.
1307, abbaye de femmes des Clairets, France. La très jeune mère abbesse des Clairets, Plaisance de Champlois, doit faire face à la fronde de son chapitre. À la tête de celle-ci, la grande prieure, Hucdeline de Valézan, protégée par son frère, monseigneur Jean, ombre trouble de Rome. Une jeune moniale, Angélique, est découverte étranglée. Sans doute parce qu'elle ressemble beaucoup à l'une de ses sœurs, Marie-GilletteMarie-Gillette d'Andremont, qui a fui l'Espagne après l'assassinat de son amant.
D'autres meurtres surviennent. Se peut-il que le - ou les - meurtrier soit le même que celui de l'amant de Marie-GilletteMarie-Gillette ? Ou bien faut-il se tourner vers l'une des anciennes prostituées recueillies par l'abbaye ? Ou encore vers l'un des lépreux du comte de Mortagne que l'abbaye a été contrainte d'accueillir ?
Mais quel est donc le rôle exact du comte de Mortagne, qui survient très à propos en l'abbaye ? Qu'y cherche-t-il au juste ? La mystérieuse besace que convoitent tant de personnes, dont monseigneur Jean ?

Construit sur le modèle du huis clos, MonestariumMonestarium est un " thriller historique " haletant.

Mon avis :

Je suis fan de ce qu'écrit Andrea H. Japp, donc pas forcément objective. mais quelque chose m'a gêné au cours de cette lecture. La série de "la dame sans terre". J'ai l'impression que les deux sont liés car ils se passent dans un monastère du Perche. Mais, n'ayant pas les romans sous la mains je ne peux vérifier. Voilà une des raisons pour laquelle j'aime garder les livres. Les événements se situent 1 an après l'affaire de la dame sans terre mais on y fait pas allusion. Ce roman est indépendant de l'autre.

L'histoire se déroule sur plusieurs plans. On  a d'un côté un secret qui est lié aux templiers, d'un autre côté des enjeux politico-religieux, et puis le huis clos. Tout s'imbrique pour aboutir à une tension, ou chacun se méfie de l'autre.

Ce qui rend aussi intéressant ce genre de roman c'est ce qu'on apprend au détour de l'histoire des choses sur l'art, l'art culinaire et l'art médicinal, les us et coutumes.

Le vocabulaire est riche. Il y a des notes en bas de page pour expliquer certains vocables, sans devenir gênantes pour la lecture.

Comme souvent (pour ne pas dire toujours) dans l'oeuvre d'Andrea H. Japp, la protagoniste principale est une femme. Non pas une "wonderwoman" mais une femme d'aspect fragile qui fait montre d'une force qui permet de combattre les hommes, souvent vils et faibles. Bien sûr il y a un homme qui sort du lot, mais il n'a pas le premier rôle.

Ses thèmes récurrents sont encore une fois présents : l'inceste, le viol, la femme victime. Et en opposition on a les thèmes de l'honneur, la force et la révolte.

Je vous conseille ce roman si vous aimez le moyen âge et l'intrigue. Il se lit vite quand on rentre dans l'histoire. J'avoue que j'ai eu du mal avec les premiers chapitres de mise en place, mais une fois tous les pions dans l'abbaye la partie "d'echec" était intéressante. On ne sait pas toujours qui est blanc ou noir, qui va avoir le dessus... Je parle de partie d'échec même si c'est le jeu de tarot qui est un des thèmes du roman (je n'y connais rien à ce jeu).

J'ai adoré et j'ai mis dans ma LAL "la croix de perdition" une autre aventure dans cette même abbaye.

Bonne découverte.

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30 octobre 2009

Qui a tué Sir Charles ?

J.B. Livingstone

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Ma collection des "dossiers de Scotland yard" vient de s'agrandir en format poche.

Ce sont des livres que je lis comme des amuses gueules. Ce sont des enquêtes policières parues dans les années 80 il n'y a pas d'action, pas de courses poursuite, pas de "gore", juste un ex-inspecteur-chef à la retraite, très atypique qui n'aime que la campagne et la solitude et son second un superintendant qui n'aime pas sortir de Londres et de son bureau.

la plupart du temps ça se présente ainsi : un crime d'une personnalité qui excelle dans son domaine. Une enquête discrète doit être menée avec tact. On va chercher Higgins dans son manoir et il interroge à sa façon, muni de son canet noir et de son crayon gris bien taillé. Il agace tout le monde et le gratin en particulier. Il a une caractéristique il déteste le thé, le comble pour un britanique.

Dans cette aventure nous sommes dans le milieu du théâtre. Sir Charles Williams le plus grand acteur shakespearien est trouvé mort dans la chambre de son appartement où il vit incognito. La police conclu à l'accident, mais une amie de l'acteur ne voit pas les choses du même oeil. Elle va chercher ex-inspecteur chef dans son manoir... L'enquête commence dans l'entourage de l'acteur. le nombre de suspects est assez réduit : son ex-femme et son nouveau mari ; la jeune actrice et son compagnon ; un vendeur d'opium ; un domestique hindou ; un ancien souffleur de théâtre qui vit aux crochets du défunt...

Tout le monde a quelque chose à cacher. Higgins ne se contente que de la Vérité... Va-t-il y parvenir????

Vous voudriez le savoir??? il ne vous reste qu'à le lire !

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26 octobre 2009

Loin de vous ce printemps

Lecture club de lecture d'auf octobre

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On a 5 parties dans ce roman :

1- l'introduction : la narratrice est sûre d'elle.

2- elle rencontre une ancienne camarade de collège qui la déstabilise. Elle sert d'élément déclencheur.

3- elle commence une introspection, avec une phase de dénie.

4- elle bascule vers une sorte de révélation sur sa vie. La scène du train est une transition.

5- conclusion : elle retrouve la réalité.

C'est un roman très structuré, on voit bien les rouages de construction narrative.

Il m'a beaucoup plu. Il m'a fait pensé à un roman de Virginia Woolf.

Il y aurait un travail de recherche à faire sur le thème de "l'extérieur" et de "l'intérieur". Par exemple comment sont liés le travail de mémoire aux lieux. Intérieur du relais/obscurité - extérieur/lumière. le relais lieu de civilisation/ désert lieu de méditation. Où se situe le danger. intérieur du train/ la gare en tant qu'extérieur... où est l'ouverture? la chambre d'hôtel (lieu clos) et le restaurant (lieu social) où Joan est-elle vrai?

Joan sort de sa carapace et lorsqu'elle est exposée au regard externe petit à petit un vernis revient recouvrir sa coquille. Le conditionnement social est un sujet récurrent.

Le thème religieux aussi est une piste de lecture intéressante."prière pour le salut de la pécheresse", "Jésus dans le désert","bouddhisme et méditation", "arabe en prière", "l'entrée au couvant", "la vie de sainte", "les juifs et les préjugés"...

Le rôle de la femme dans l'entre-deux guerres.

Le thème de la guerre qui aboutit au sujet de préoccupation au moment de la parution du roman (1944).

Roman très riche. Belle découverte d'une partie de l'oeuvre de la reine de l'intrigue.

Je vous souhaite une bonne lecture.

Posté par ramettes à 16:04 - LU EN 2009 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Fête de la Saint Martin

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Samedi après-midi nous sommes allés à l'ouverture de la fête foraine. Nous avons fait le plein de bruit, de lumière (même en plein jour) et d'odeurs... dans parler du bain de foule !

Gabriel a fait son premier grand manège en compagnie de sa soeur qui l'a rassuré !

Alimelody (son nouveau pseudo d'ados !) a fait une attraction toute seule et puis elle a savouré une pomme au chocolat... le ventre sur patte est arrivé à lui prendre du chocolat alors qu'il avait eu son goûter !

Une petite sortie en famille par une belle après-midi bien chaude.

Mais tout ce bruit nous a épuisé au bout d'un moment... La grande y retournera un mercredi après-midi avec une copine et elle fera des attraction qui sont plus amusantes à 2. Pas question que je monte sur le grand huit ou autre truc qui secoue ...

Un mois de foire c'est trop pour le porte-monnaie alors on a appris à notre fille a être raisonnable, tout en appréciant ce qu'elle appelait "le pays merveilleux".

J'ai appris tout à l'heure que peu de temps après notre départ une dame est "tombé de  la grande roue", je n'en sais pas plus... mais je suis bien contente de ne pas avoir été là.

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22 octobre 2009

Swap reçu !!

octobre_09_082    octobre_09_085   octobre_09_088 DSCN7845    Gab lit la carte !

Le grand jour est arrivé !!!

Mon swap du potinoir est arrivé... il a même traversé une frontière !

Ma potinette belge à pris pour thème ma couleur préféré : le bleu !

j'ai eu un super aide de camp  qui a dû sentir qu'il ne fallait pas faire la sieste trop tôt...

La seule photo que vous ne verrez pas c'est celle de Gab empoignant le paquet de caramels car j'ai dû lâcher l'appareil... pour pouvoir les photographier entiers.

octobre_09_089

Passons au contenu du colis découvertes :

Nous avons donc les gourmandises :

Des spécialités belges :

*Des caramels durs délicieux ;

*Des bonbons coniques aveec un goût qui rappelle la mûre et la violette ;

cadeaux surprise sur le thème bleu

* pot de fleur pour faire pousser des "ne m'oublie pas" c'est-à-dire des myosotis.

* pot de fleur et graines de baby blue-eyes (délicate attention puisque mon Gab a les yeux bleus) ;

J'avoue que c'est un cadeau un peu empoisonné car ce n'est pas sûr que j'arrive à les faire pousser... je vous tiens au courant dans quelques mois...

Finissons par les livres qui est le sujet qui nous réunit au potinoir :

*"La femme de Gilles" de Madeleine Bourdouxhe une auteure belge.

*"Grâce et dénuement" d'Alice Ferney auteure qui attendait son tour sur mes étagères (mais un autre titre).

je développerais le sujet en son temps puisque ces deux livres vont être mes lectures de novembre.

Je remercie ma swappeuse "Verogazou" pour ses trouvailles.

Une totale réussite...

un hourra pour l'organisatrice !

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21 octobre 2009

mon envoi

octobre_09_081

Le tirage au sort à voulu que je tombe sur Nosy,une copine que j'ai rencontré en vrai. J'ai été au plus prés de ses souhaits. Du coup, j'ai pas été très originale.

D'après sa petite carte elle a l'air contente. En tout cas j'ai pris grand plaisir !

Posté par ramettes à 20:52 - SWAP DU POTINOIR - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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20 octobre 2009

Bonne journée

Juste un petit bonjour en passant.

Mon swap du potinoir est parti hier, il ne reste plus qu'à attendre qu'il arrive à bon port.

Je suis curieuse de connaître la réaction de ma swapée !

Quand à moi je vais surveiller ma boîte aux lettres les jours prochains. Mais, je ne veux pas mettre de pression à ma swapeuse qui a bien le temps pour l'envoyer.

Je vais de ce pas continuer la lecture de "loin de vous ce printemps" de Mary Westmacott qui me plaît bien.

A bientôt

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19 octobre 2009

Bannière

banniere_Helen

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