L'Atelier de Ramettes

21 mai 2012

C'est lundi que lisez-vous ? S.21

Banniere-C-est-Lundi---Galleane

 

Essayons d'être organisé et de partager les lectures du moment !

Alors ?

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ? 

J'ai suivi mon programme ! Comme je suis sage !

sérum 1 oiseau

Cette semaine je lis ?

corazon & ellana

Club de lecture d'auf   &    LDPA

Et ensuite ???

j'attends des partenariats...

Mais j'ai de quoi faire avec ces deux là !


Et vous ??


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20 mai 2012

In My Mailbox 2012, S.21

in-my-mailbox1

Petite semaine pour ma Mailbox, ma Pal n'a pas explosé ! La faute aux jours fériés ?

Pour un partenariat Libfly lundi j'ai reçu Sérum, aussitôt lu et commenté

sérum 1

1773 : MESMER INVENTE L’HYPNOSE
1886 : FREUD INVENTE LA PSYCHANALYSE
2012 : DRAKEN INVENTE LE SÉRUM

Une injection.
Sept minutes pour accéder au subconscient d’Emily Scott.
Un carnet pour décrypter ses visions fantasmagoriques.
Quelques jours pour empêcher le pire.

Mais quand les morts suspectes se multiplient, le NYPD se pose une question : Arthur Draken est-il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel ? 

Me voilà partie pour une longue aventure ... j'attend  que les autres tomes soient publiés... je prévois de craquer pour le tome 2 très bientôt !

 

Petite semaine, vides greniers annulés pour cause de pluie ou d'impossibilité...

Mais mon chéri m'a trouvé :

l'inconsolé

Pianiste de renommée internationale, Ryder a accepté de donner un récital dans une petite ville d'Europe centrale où il est attendu comme le messie. Â peine débarque-t-il, épuisé, de son long voyage, qu'il devient la proie d'une cohorte d'admirateurs aussi obséquieux qu'envahissants. Sans cesse distrait d'un programme officiel dont i1 ne se souvient pas, manquant systématiquement ses rendez-vous, il plonge peu à peu dans un univers étrange et imprévisible. Les gens, les lieux et les durées s'enchevêtrent mystérieusement, sans susciter chez lui autre chose qu'une légère surprise... 
Intensément comique et envoûtant, L'Inconsolé, déjà traduit dans vingt pays, a été salué par la critique internationale comme un chef-d'oeuvre.  

Et vous ???

 

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17 mai 2012

LDPA

Livra'deux pour pal'Addict [Mai/Juin/Juillet]

 

LDPA what is it ?
C'est un challenge mis en place par Galléane et l'équipe de Livraddict qui  propose un rendez-vous régulier sur le site dans le but de rassembler des personnes autour de cette passion commune.


Le principe:
En binôme, chacun choisi dans la PAL de l'autre, trois livres, qu'il a lu et aimerait faire découvrir à son partenaire, 
Sur ces trois livres, on en choisit un et dans un délai imparti, on doit  le lire et en faire un avis.


La marche à suivre:
On doit s' inscrire à deux, deux possibilités s'offrent à nous:
1. On se met d'accord avec un ami et c'est tout bon
2. Ou on se met sur une liste de tirage au sort qui déterminera notre collègue de challenge


Comment s'inscrire:
Il suffit de poster un message à la suite du post. Pour faire valider notre participation, il faudra néanmoins réaliser un article sur votre blog, dans lequel on mettra la marche à suivre, les trois livres choisis par notre binôme et celui que finalement on lira.
Pour les personnes n'ayant pas de partenaires,  les inscriptions seront validées un peu plus tard pour nous laissez le temps de faire notre billet. 


Les dates:
Début des inscriptions, le 5 mai, clôture le 20 mai à 12h00.
Vous avez jusqu'au 25 mai pour choisir votre lecture finale. Aucune inscriptions ne sera possible passée cette date.
Du 25 mai au 15 juillet : Lecture du livre.
Le challenge se terminera maximum le 30 juillet.
Ce sont des dates approximatives, si on veut lire le livre bien avant juillet libre à nous, rien n'est imposé. La date finale sera dans tout les cas, le 30 juillet. Le temps de recueillir tous les liens.
On nous  demande aussi le lien vers l'avis du livre choisi, ce qui mettra un terme au challenge.





J'ai le grand plaisir de faire ce challenge avec ma grande copine  Delcyfaro qui m'a fait connaître le monde merveilleux de Livr@ddict  et toutes ses tentations...et voici les trois livres que j'ai choisi dans sa PAL. Si vous souhaitez connaître le résultat final, n'hésitez pas a visiter son blog grâce au lien sur nom !

Les livres choisis par mon binôme sont: Trois Styles !

cendres OU  ellana OU  déferlantes

Mon choix :


ellana

Choix difficile car les trois me plaisaient !

Les livres que j'ai choisi pour mon binôme :

équation  ou l'affaire ou muselière

Suspens !

ALLEZ C'EST PARTI !

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16 mai 2012

Sérum

Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza

2012, 175 p, J’ai lu, 6€

LU DANS LE CADRE D'UN PARTENARIAT LIBFLY et l'opération Le tour

 

sérum 14 e de couv :

1773 : MESMER INVENTE L'HYPNOSE
1886 : FREUD INVENTE LA PSYCHANALYSE
2012 : DRAKEN INVENTE LE SÉRUM


Une injection.
Sept minutes pour accéder au subconscient d'Emily Scott.
Un carnet pour décrypter ses visions fantasmagoriques.
Quelques jours pour empêcher le pire.
Mais quand les morts suspectes se multiplient, le NYPD se pose une question : Arthur Draken est-il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel ?

 

Mon billet :

C'est mon premier roman de ses auteurs, même séparément...

Nous voici devant un concept intéressant. Au lieu de lire un « pavé » de 1000 pages, on a une histoire fractionnée en 6 épisodes. Cela peut stimuler le lecteur qui entre dans l’histoire. Une fois harponné comme dans une série TV on attend la suite pour avoir non seulement la suite des événements mais la solution de l’intrigue (comme dans « The Killing »).  Pour l’écrivain (ici ils sont deux) c’est un challenge pour maintenir le suspens, ajouter des ingrédients, garder le rythme.

Dans ce premier épisode, on a une bonne mise en place. Le personnage principal, le détective Gallagher est une femme qui semble normale et prévisible, mais en fait elle est plus complexe que cela et en y regardant de plus près on se rend compte qu’elle est entourée d’un certain mystère.

Dans les petits plus du livre,  les flash codes qui donnent au lecteur y en ayant accès (ce qui n’est pas mon cas) des images et des musiques, le site que je n’ai pas complètement exploré, permettent de créer une ambiance. Cela fait partie de l’interactivité du lecteur qui est sollicité par la lecture et tout l’environnement. Comme si le livre aller prendre vie.

L’autre femme mystérieuse, c’est la présumé Emily, amnésique poursuivit par des tueurs étranges.

On est un peut dans la théorie du complot.

Jetons un regard sur les hommes :

-Vélasquez, jeune policier plein de fougue.

- Détroit, le policier informaticien qui fouine partout. Amant occasionnel.

- Draken,  Le psy ou/et savant fou ?

- Chris le frère homosexuel  de Gallagher qui n’a pas le même nom de famille que sa sœur

- Adam le fils de Gallagher.

- Le père d’Adam absent.

 

On a plusieurs scènes différentes. Passé, présent tout cohabite.

Un mystérieux homme avec des cassettes VHS (il faut attendre la fin pour découvrir qui il est !)

L’homme au chapeau et ses acolytes qui restent tapis dans l’ombre.

Le commissariat.

L’appartement et sa sphère privée.

Le cabinet du psy.

Etc.

On est dans le mouvement et l’action. Un thriller « efficace ».

Comme de bien entendu, on fini ce premier volet avec une scène choc, on restera sur des interrogations et un suspens…

Pour terminer le livre on a un teasing pour ce précipiter acheter le tome 2… en ce demandant quand est prévu la sortie du 3 !

 

J’ai adoré le logo « Ne pas dépasser la dose prescrite ».

log

 

On sent que les auteurs ont pris plaisir à ce jeu de piste, du coup je trouve qu’ils donnent du plaisir aux lecteurs.

 

A bientôt pour le Tome 2 !

 

Je remercie libflypour cette belle découverte.

Dommage que je puisse pas aller voir l'auteur sur son tour des librairies !

A bientôt pour d'autres découvertes...

J'ai préparé  "le testament des siècles" de Loevenbruck sur le haut de ma Pal !

 

 

 

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14 mai 2012

C'est lundi que lisez-vous ? S. 20

Banniere-C-est-Lundi---Galleane

 

Voci mon aide mémoire et mon stimulant ! Un moment de partage...

Qu'est-j'ai lu la semaine dernière ?

chamoiseau & le maître des âmes

 

qu'est-ce que je lis en cette semaine ?

oiseau & sérum 1

Et ensuite ?

corazon

Et vous ???

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13 mai 2012

In My Mailbox S.20

in-my-mailbox1

Ma BAL est restée désespérement vide malgré mes attentes... Mais heureusement il y a eu 2 jours de vide-greniers cette semaine.

Vide-greniers de mardi :

100_3763

 

 

Je cherche des " Le women murder Club" j'ai le 1, le 3 et maintenant le 6 !

"La 6 ième cible" de James Patterson

Alors que l'une des quatre associées du Women murder club a été blessée lors d'une fusillade, San Francisco connaît une vague de criminalité. Des enfants de familles fortunées sont enlevés avec leur jeune fille au pair, sans demande de rançon ni message... L'inspecteur Lindsay Boxer enquête.

"Ouest" de François Vallejo

Au milieu du XIXe siècle, après la mort de son vieux maître, le vieux baron de l’Aubépine, un garde-chasse découvre que le fils du baron le remplace. Mais l’entente entre les deux hommes ne sera jamais possible... Prix Jean-Giono 2006 et prix du Livre Inter 2007.

"Les enfants du marais" de Georges Montforez

Le marais n'est plus habité que par Ragris et Pignolle. L'un, peu gâté par la nature, père de trois enfants, est aigri et malheureux de son mariage ; dans le vin rouge - qu'il n'hésite pas à voler à son ami -, il tente de noyer sa rancoeur, et surtout de se rappeler sa première femme. L'autre, solitaire mais beau, généreux et discret, éprouve un amour secret pour Marie. Ragris et Pignolle ont pour amis le conducteur de train local, un ancien habitant du marais converti en industriel prospère, et un rêveur passif. 
Ce premier roman de Montforez parle des petits bonheurs de la vie, d'amitié, de liberté et des espoirs de ces " enfants du marais ", dont l'histoire a inspiré un film à Jean Becker. 

"Passage de la nuit" de Haruki Murakami

Le temps d'une nuit, Haruki Murakami nous entraîne dans un Tokyo sombre, onirique, hypnotique.
Dans un bar, Mari est plongée dans un livre. Elle boit du thé, fume cigarette sur cigarette. Un musicien surgit, qui la reconnaît. Au même moment, dans une chambre, Eri, la soeur de Mari, dort à poings fermés. Elle ne sait pas que quelqu'un l'observe.
Autour des deux soeurs vont défiler des personnages insolites : une prostituée blessée, une gérante d'hôtel vengeresse, un informaticien désabusé, une femme de chambre en fuite. 
Des événements bizarres vont survenir : une télévision qui se met brusquement en marche, un miroir qui garde les reflets... À mesure que l'intrigue progresse, le mystère se fait plus dense suggérant l'existence d'un ordre des choses puissant et caché.

Promis avant la fin de l'année je lis au moins un roman de lui !

 

Aujourd'hui premenade autour d'un lac :

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C'est ça aussi les vide-greniers !

 

Le-carnet-rouge-suivi-de-Lart-de-la-faim_2

 

"Le carnet rouge / l'art de la faim" de Paul Auster

De son Carnet rouge, où il consigne, et même collectionne des événements étranges par leurs coïncidences, Paul Auster dit que " c'est un art poétique sans théorie ". Et comme, dans l'Art de la faim, il a rassemblé essais, textes critiques et réflexions sur Kafka, Hamsun, Celan ou Rushdie, aussi bien que sur des créateurs moins connus de ce côté de l'Atlantique, c'est une véritable géographie de l'oeuvre austérienne qui s'élabore dans le présent volume.

Cette semaine j'ai été raisonnable... je ne suis pas allée chez Emmaüs !

Bon rassurez-moi vous aussi vous avez craqué ?

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11 mai 2012

Patrick Chamoiseau

Samia Kassab-Charfi

2012, 175 p., 19€

LU DANS LE CADRE D'UN PARTENARIAT LIBFLY

chamoiseau4 E DE COUV :

Un CD audio, des documents iconographiques, un essai 
critique pour découvrir ou approfondir la connaissance de 
l’oeuvre de Patrick Chamoiseau, que l’attribution du Goncourt 
pour Texaco a fait connaître du grand public en 1992. De 
Manman Dlo contre la fée Carabosse (1982) aux Neuf 
Consciences du Malfini (2009) l’écriture de Patrick 
Chamoiseau est à la fois une chevauchée à travers les espaces froids du temps et de la mémoire et le déploiement d’une vigilance. Chacun de ses livres nous plonge dans une 
intempérie, historique, morale, humaine, mémorielle, 
langagière, culturelle ou écologique, toujours à l’aplomb des 
"jonctions discordantes", des inégalités infiniment perpétuées. 
Samia Kassab-Charfi nous convie à une lecture de cette 
oeuvre, à la découverte d’un imaginaire et d’un style 
puissamment nourris de la source créole, portant l’engagement politique et social qu’on lui connaît. Une lecture au fil de laquelle se dessinent les multiples facettes de l’un des plus grands écrivains contemporains : Patrick Chamoiseau, le polémiste, le Marqueur de paroles et le Guerrier de l’imaginaire qui tient à "demeurer à chacun de ses gestes sous l’aube claire d’une éthique" et pour qui "les histoires ne servent qu’à habiller l’indéchiffrable du monde". CD audio inclus : 1 heure d’enregistrements issus des archives sonores de l’INA viennent en écho et complément de l’essai.

***

Pourquoi avoir eu envie de lire cet ouvrage ? Chamoiseau est un auteur dont j’ai suivi la carrière dans les années 90. J’avais offert « Texaco » à une copine Guadeloupéenne et nous avions été ensemble faire dédicacer le livre, toutes intimidées. Il venait d'obtenir le Goncourt. Je n’ai pas lu ce roman.

Vers 94 ou 95 j’ai eu l’occasion d’assister à des conférences où intervenaient : Edouard Glissant (impressionnant, le maître), Patrick Chamoiseau (la jeune relève) et Ernest Pépin (Plus réservé). Il me semble même que Raphël Confiant était passé en tant que visiteur.

Nous étions tout un groupe à avoir passé la soirée avec eux, nous avions eu des contes avec des « Misti Kri Misti Krac ». J’ai découvert le terme « Tout-monde », qui n’est pas que le titre d’un roman d’Edouard Glissant.

Merci pour les photos qu'on a regardé avec mon mari en disant "comme il a vieilli" nous non biensûr !

Ensuite j’ai lu « Solibo magnifique » et « Chronique des 7 misères ». Malheureusement, il ne me reste de ces conférences et de ses  romans qu’un vague souvenir, un très bon souvenir.

 

Ma chronique :

Nous sommes face à un livre aux « ouvertures » multiples et variées.

Nous avons le résultat d’un long travail de recherche et de compilation.

Je ne l’ai pas lu dans l’ordre d’édition. Il me paraissait plus judicieux de terminer avec le texte de Samia Kassab-Charfi.

J’ai donc dans un premier temps feuilleté le livre en m’arrêtant aux photos et autres « images ». Puis, j’ai lu la petite anthologie réalisée par Samia Kassab-Charfi, car je n’ai lu que deux romans de Patrick Chamoiseau et il y a fort longtemps. Je me suis imprégnée de la source première : l’écriture de Patrick Chamoiseau. Avant d’écouter les quatre interviews de l’écrivain. C’était une très belle initiative. Je ne savais pas que Gallimard insérait des cd audio dans ses livres « papier ».

J’ai ensuite pris connaissance du corpus bibliographique : du « marqueur de parole » et de ceux qui l’on étudié.

Et enfin j’ai pris connaissance de l’ « interprétation »  et de l’étude menée par Samia Kassab-Charfi.

Qu’ai-je retiré ce bel ouvrage ?

Patrick Chamoiseau n’est pas un simple écrivain martiniquais. Il y a un véritable travail d’écrivain et de penseur. A travers ses interviews,  on se rend compte qu’il y a une réflexion derrière chaque mot. Il maîtrise l’art de la parole. Je ne sais pas si cela lui vient de sa formation de juriste ou de sa collaboration avec Edouard Glissant, ou encore de sa formation intellectuelle auprès des grands écrivains qu’il a su lire, mais il  en ressort une aisance et la création d’un univers personnel. Il a un petit côté conteur.

L’analyse et le travail de fond de Samia Kassab-Charfi fait montre d’une connaissance de la littérature créole dans toute sa diversité.

Elle n’emploi pas le jargon abscons des universitaires et c’est donc très agréable à lire le parcours littéraire de Patrick Chamoiseau. Il y a juste ce qu’il faut de termes techniques inhérents à ce type de travail. De plus, les notes en bas de page permettent aux plus curieux d’aller à la source.

J’ai été très touchée par l’attachement de Patrick Chamoiseau, c’est un des trait de caractère des Antillais qui me plait bien.

Je ne connaissais pas le terme « émerveille », c’est l’un des sujet d’étude.

Je me suis rendu compte que Patrick Chamoiseau a évolué dans son travail d’écrivain « engagé ». J’ai découvert ses préoccupations écologistes comme dans « Les neufs consciences de Malfini ». J’ai beaucoup apprécié insertion des expressions propres au langage de Patrick Chamoiseau.

Je ne suis pas à l’affût du dernier livre, mais je n’ai pas souvenir d’avoir vu beaucoup de tapage médiatique pour « L’empreinte Crusoe » sorti en mars 2012 dont on a un extrait. Il y a même un paragraphe qui lui est consacré. Je suis allé voir sur Evene.

Je me suis rendu compte que je faisais partie des privilégiés qui ont la chance de lire cet ouvrage publié en mai 2012. 

C'est une belle réussite et une belle initiative pour faire connaître des auteurs contemporains que j'ai bien aimé.

 

En conclusion : J’ai ressorti « Texaco » de l’étagère écrivains antillais et je vais le lire cet été puisque je ne peux pas partir aux Antilles.

 

Un petit mot sur l’auteure de ce travail : 

Samia Kassab-Charfi est professeur de littérature française et francophone à l’université de Tunis et l’auteur de nombreuses études sur notamment Saint-John Perse, Edouard Glissant, Patrick Chamoiseau et Colette Fellous. Elle a publié récemment « Et l’une et l’autre face des choses ». La Déconstruction poétique de l’histoire dans les Indes et le Sel noir d’Edouard Glissant (Honoré Champion, 2011)

 

Je tiens à remercier libflyqui depuis quelques mois m’a fait connaître des auteurs Tunisiens contemporains.

 

Ps : Si Mme Samia Kassab-Charfi repasse par mon petit blog, j’espère que je n’ai pas écrit trop de bêtises (ce qui m'arrive parfois).

 

 

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10 mai 2012

la grammaire en s'amusant

Patrick Rambaud

Grasset, 2007, 194 p.

 

grammaire4 e de couv 

Dans la vie moderne, même pour se promener sur Internet, mieux vaut lire, écrire et parler clair. La grammaire n'est pas une punition mais une nécessité, un droit, une chance et un jeu. Pourquoi la grammaire nous éloigne du chimpanzé. Comment la bande dessinée a précédé l'alphabet. Les mots sont des gens comme vous et moi. Les noms aussi ont une vie de famille. A l'image des planètes, les noms possèdent leurs satellites. Il faut soigner nos verbes comme des moteurs. La syntaxe est éternelle. Lecture, mon beau souci.

 

Mon billet :

J’ai acheté ce livre, car il me faisait penser à « La grammaire est une chanson douce » d’Eric Orsenna. En fait, dans le prologue on apprend que ces deux écrivains s’étaient lancés dans un défit celui d’écrire une histoire autour de la grammaire qui est un sujet qui les passionne.

Mais, le traitement du sujet est différent. Erik Orsenna est parti sur le style conte alors que Patrick Rambaud a choisi le dialogue.

Le choix du dialogue est judicieux, mais le choix d’un enfant de 7 ans comme interlocuteur cela me semble un peu jeune. Du moins, je vois autour de moi aucun enfant de cet âge vouloir écouter son grand-père lui tenir ce discours. Et un grand-père ? Ah ! Ah ! Ah !

Huit leçons sur la langue. Parfois, intéressant, voire  drôle mais à d’autre moments j’ai trouvé cela fatiguant. C’est pour cette raison que je lu un chapitre par jour. C’est une bonne idée de mettre un résumé de la leçon à la fin de chaque chapitre pour bien mettre en place les idées.

Ce qui était pertinent c’était les digression tournant autour de son travail d’écriture, car le grand-père c’est vraiment lui Patrick Rambaud l’écrivain.

Ma partie préférée reste la dernière. Elle touche à la lecture, les livres, la bibliothèque, l’écriture manuscrite.

J’ai lu mon premier Patrick Rambaud, un roman atypique me direz-vous. Je ne me sens pas encore prête au reste de son œuvre. Je ne connais que "la bataille" et "Il neigeait" maisil a écrit bien d'autres choses. 

Voilà qui me fait penser que je n’ai pas fini la série de Erik Orsenna sur le thème de la grammaire française :

La grammaire est une chanson douce

Les chevaliers du subjonctif

La révolte des accents

Et si on dansait ?

 

Ces romans non rien à voir avec « Grammaire française et  impertinente » de Jean-Louis Fournier. Que j’ai feuilleté il y a plusieurs années, je ne suis pas sûre de l’avoir lu en intégralité.

A bientôt pour d'autres découvertes... 

 

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09 mai 2012

la salle de bains du Titanic

La salle de bains du Titanic

Véronique Ovaldé

2012, 75 p., 4,95 €

LU DANS LE CADRE D'UN PARTENARIAT LIVR@DDICT / J'AI LU

titanic

4 e de couv :

"Vienna aimerait redevenir une toute petite fille. 
Juste avant l'été de ses six ans. L'été où elle s'est perdue dans les dunes. Et où un homme l'a finalement ramenée à ses parents.
Elle voudrait revenir avant. Avant l'été où les choses se sont gâtées. Et où le monde a changé sa révolution."
Trois instants où s'est joué le destin de Vienna.

 

Ma chronique :

J’ai choisi ce recueil dans un premier temps à cause du titre, nous sommes dans l’anniversaire des cent ans de la catastrophe du Titanic, puis pour l’auteure qui m’avait fait voyager dans « Ce que je sais de Vera Candida ». Je me croyais donc en terrain connu, point du tout… je découvre un autre univers, avec une autre écriture.

 

Le livre est arrivé par la poste, juste après une petite frustration de lecture alors je me suis jetée sur la nouvelle portant le nom du titre… grossière erreur ! Il faut lire ses trois nouvelles dans l’ordre… Eh oui je n’ai pas lu la 4e de couverture. Cela ne m’a pas empêché d’apprécier ce triptyque. 

J’ai trouvé ma première lecture assez précipitée et afin de bien m’imprégner de cette histoire j’ai relu ces trois nouvelles cette fois-ci dans le bon ordre.

Je me pose une question Le « V » de Vienna, de Vera et de Véronique ont-il un lien entre eux ?

Ce qui m’a marqué dans ma première lecture c’était le lev motive « juste avant l’été où » … ce ressort littéraire m’a fait penser au « j’aimerais mieux pas » de Bartleby de  Melville. Dans les deux cas on atteint les frontières d’une folie douce.

Des illustrations noir et blanc séparent les nouvelles. Ce qui renforce le côté sombre.

« Tous ceux qui n’ont pas de nombril sont des martiens »

La narratrice est un « je », elle repart dans le passé, l’été de ses 6 ans. Vienna semble regarder les choses de l’extérieur, de l’intérieur cela sera trop dur.

Le rôle du père est ambigu. Des hommes en général. Le « père est d’une grande indulgence » (p.17), le père cède (p.18), « propension à la mélancolie » (22).

Les adultes sont dans le négatif, la mère a le cancer et ne peut assumer complètement son rôle de mère. Sans parler de qui vous savez.

Il y a beaucoup de digressions entre parenthèse, je trouve que cela donne un plus au texte.

Dans cette nouvelle, j’ai l’impression que chaque phase me fait penser à une autre lecture. Le jeu auquel elle joue avec Jules, me rappelle l’époque où il y avait un feuilleton à la Tv  « Kyle XY »(vers 2006-2007) où le héro n’avait pas de nombril. Je n’ai pas vu la série mais je me souviens que ce fait avait marqué les gens.

L’histoire de la pêche en zone toxique m’a rappelé une nouvelle de Raymond Carver « personne disait rien », mais c’est juste une sensation.

L’allusion au lapin blanc, c’est un peu Alice aux pays des merveilles qui bascule dans un autre univers. Vienna va basculer aussi dans un autre univers à partir de ce moment.

Référence au cinéma avec Johnny Guitar, d’où vient son prénom.

 

« Les mouettes de Camerone »

On change de point de vue. Un point de vue dérangeant.

On est du côté du prédateur qui est présenté comme un être pitoyable. Il assiste aux Alcooliques Anonymes mais a-t-il vraiment du remord pour ce qu’il a fait ? A-t-il perdu ses réflexes de prédateur ?

Pourquoi revenir sur les lieux du crime ? Que recherche t-il ? Que va-t-il faire ?

 

«La salle de bains »

C’est la nouvelle en forme de conclusion. Je l’ai trouvée très noire. Le personnage de  Vienna s’est construit de travers suite aux drames qui ont bouleversé sa vie. Elle ne peut compter sur personne, même pas sur elle-même.

La fin surprenant, c'est l’aboutissement de ce recueil.

Il y a une sorte de crescendo entre les trois nouvelles. On est dans un univers un peu glauque auquel la couverture nous fait penser avec ses algues qui semblent s'emparer de la fillette.

J'ai tellement aimé que je l'ai dévoré trop vite à la première lecture et que j'ai relu avec grand plaisir avec plus d'attention.

 

Je remercie 58798189 et j'ai lu pour cette belle découverte.

A bientôt pour d'autres partages de lecture.

 

NB : J'ai reçu et lu ce recueil le 25 avril. Il était temps que je publie ma chronique !

 

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08 mai 2012

L’homme qui voulait être heureux

Laurent Gounelle

2008, 221 p.

 

homme4 e de couv :

Imaginez...
Vous êtes en vacances à Bali et, peu de temps avant votre retour, vous consultez un vieux guérisseur. Sans raison particulière, juste parce que sa grande réputation vous a donné envie de le rencontrer, au cas où...
Son diagnostic est formel : vous êtes en bonne santé, mais vous n'êtes pas heureux.
Porteur d'une sagesse infinie, ce vieil homme semble vous connaître mieux que vous-même. L'éclairage très particulier qu'il apporte à votre vécu va vous entraîner dans l'aventure la plus captivante qui soit : celle de la découverte de soi. Les expériences dans lesquelles il vous conduit vont bouleverser votre vie, en vous donnant les clés d'une existence à la hauteur de vos rêves.
Avec L'homme qui voulait être heureux, c'est tout un monde de possibilités nouvelles qui s'ouvre à nous à la lecture de cette histoire passionnante, où l'on découvre comment se libérer de ce qui nous empêche d'être vraiment heureux.

 

Mon avis :

La couverture renvoi à la nature, le vert apaisant des feuilles. Végétal, végétatif ? ou comme la nature l'homme peut et doit changer, évoluer ?

Ce n’est pas vraiment un livre pour moi. Sous couvert d’un roman il s’agit de développement personnel.

J’ai trouvé le personnage principal mou et très agaçant. En fait, il représente un type d’occidental. Pas vraiment malheureux mais pas vraiment heureux. Il faut le prendre en main, le diriger, lui mâcher le travail.

Tout bien réfléchit ce n’est pas le livre que je critique que les idées qui en découlent. Car en fait on peut dire que c’est une histoire gentillette. A sa décharge j'avais vu un reportage quelques jours avant la lecture sur les voyages en quête de spiritualité ou de dépassement de soi, quelque chose dans le genre de ce que recherche le personnage. Et certaines réflexion m'avaient hérissé le poil.

Ce qui m’agace c’est ce côté infantilisant. On doit tout mâcher, tout dire, pousser, encourager. C’est un peu comme ces fêtes à date fixe … Prenons juste la Saint Valentin, on dit aux gens allez aujourd’hui il faut donner des preuves d’amour, le lendemain c’est autre chose… 

Le sujet est bien développé, les enchaînements sont cohérents. Mais c’est ce personnage indécis et manipulable. Je ne juge pas mais quand même le voisin il est comme-ci ou comme-ça et son couple c’est n’importe quoi…

C’est le genre de personne qui se fait embrigader dans des sectes. 

Le maître, le gourou m'a beaucoup plu. Comme je voudrais être manipulatrice !

Bon voilà je participe au mouvement… j’ai lu, j’ai  plutôt aimé et je fais connaître.

Et je compte lire « Dieu voyage incognito » de Laurent Gounelle, on verra si c'est de la même veine.

A bientôt pour la découverte d'un autre auteur...

 

NB : Lu depuis plusieurs semaine mais je n'arrivais pas écrire une chronique.

 

Posté par ramettes à 14:21 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
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