L'Atelier de Ramettes

27 janvier 2012

L'Hôtel Hanté

L’hôtel hanté

William Wilkie Collins

1878, 221 p.

 

hôtel hanté

4e de couv :

Un lord anglais qui rompt ses fiançailles, une veuve aux yeux de braise, un hôtel à Venise, dans l’entrée duquel on aurait pu écrire, comme Dante le fit pour son enfer : « Si vous entrez ici, laissez toute espérance. », un couple d’amoureux respectueux des usages victoriens, des thés à Londres et des disparitions inexpliquées…

 

Mon avis :

J’ai adoré mais malheureusement dans l’édition que j’ai il y a pas mal de coquilles assez désagréable du style « nous sommes en 1880 » puis quelques pages plus loin on est en 1861…

 

J’ai bien aimé cet univers suranné fait de convenances… une époque où le spiritisme donnait lieux à des drôles de choses. On y retrouve les dames un peu hystériques et tout ce qui a trait au roman gothique.

 

J’ai trouvé intéressant le fait d’avoir des narrateurs multiples, même si j’aurais aimé que le docteur Wybrow ait pu suivre toute l’affaire. Dans un premier temps j’ai cru à un docteur Watson, mais non…

 

Par contre je n’ai pas trouvé l’humour annoncé en 4 e de couverture, je n’ai pas su le décrypter dans les exagérations, les clichés (comme la veuve aventurière et relations ambiguës) et les dialogues parfois pompeux.

 

On se croirait dans les feuilletons … d’ailleurs j’ai une version audio qui j’espère me fera revivre cette lecture…

 

Je suis rentrée facilement dans le roman et la dernière partie quand Agnès arrive à l’hôtel et la lecture de la pièce jusqu’au dénouement c’était très prenant.

 

C’est avec curiosité que j’attends le moment de pouvoir lire un autre roman de Wilkie Collins… Plusieurs titres sont dans ma bibliothèque !

 

A bientôt pour d’autres découvertes…

 

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23 janvier 2012

C'est lundi que lisez-vous ? S. 4

Petit moment de partage... petite liste pour que je ne m'égare pas trop !!! 

 

logo c'est lundi que lisez vous

 

La semaine dernière j'ai terminé :

un monde sans fin

ça y est! 

Enfin me direz-vous !

je n'ai plus qu'à mettre en ligne ma chronique !

J'ai aussi fait une belle découverte 

belle amour

Chronique publiée : ici

 

Cette semaine j'ai repris depuis le début :

 

trilogie B

Ne riez pas vous allez voir ce livre apparaître pendant des semaines... C'est un pavé !

J'ai bien peur que des romans plus courts viennent interférer !

Tel que :

hôtel hanté

Du Mystère !!!

Et vous ???

Merci pour vos commentaires...

Je vous souhaite une bonne semaine...

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22 janvier 2012

In My Mailbox S.04

Encore une semaine sans rien dans ma BAL mais avec un joli panier :

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Brooklyn follies

Paul Auster

2005, 378 p.

"Je cherchais un endroit tranquille pour mourir. Quelqu'un me conseilla Brooklyn et, dès le lendemain matin, je m'y rendis de Westchester afin de reconnaître le terrain. Il y avait cinquante-six ans que je n'étais pas revenu là et je ne me souvenais de rien." 
Nathan a soixante ans lorsqu'il revient dans la ville des premières années de son enfance. Fort d'un cancer en rémission, d'un divorce et d'une retraite récemment acquise, persuadé que ses jours sont irrémédiablement comptés, il s'invente un projet, une manière d'occuper sa vie, histoire de se donner l'illusion de se lancer dans une œuvre grandiose : noter, dans un langage aussi simple et clair que possible, toutes les gaffes, tous les lapsus, tous les embarras, toutes les faiblesses et toutes les actions ineptes qu'il a commis durant sa carrière longue et accidentée. "J'appelais cela un livre mais, en réalité, ce n'en était pas un." 
La réapparition quasi miraculeuse de son neveu Tom dans une librairie d'occasion donne un nouvel élan à Nathan. Ils ont toujours partagé le goût des livres et celui de la lecture, ils ne se quittent plus… 

"Brooklyn Follies" trace un formidable portrait de Brooklyn, juste avant que New York n'entre dans le cauchemar du 11 Septembre 2001. Une ville où tout semble encore possible, à commencer par savourer la plénitude et l'épaisseur du monde. Comme à son habitude, Paul Auster imbrique les histoires, multiplie les personnages, fait la part belle à leurs singularités. Il signe ici un roman accompli. 

 

Le secret du dixième tombeau

Michael Byrnes

2007, 624

Jérusalem, berceau de la Terre sainte. Sous le Mont du Temple, un caveau inconnu... Armée jusqu'aux dents, explosifs à la ceinture, une poignée d'hommes s'apprête à engager la dernière Croisade... Bientôt, les mercenaires s'envolent dans un tonnerre de détonations, les bras chargés du fruit de leur sacrilège... Que recélait vraiment cette crypte ? Et qui sont ces hommes surentraînés, mieux informés encore que les plus grands archéologues ? Entre services israéliens et autorités arabes, la situation s'envenime. Et le Vatican ne voit pas d'un bon oeil les révélations que cet incident pourrait entraîner. Dans un monde privé de dieu, le " dixième tombeau " semble faire aux hommes la promesse du chaos...

 

La cage entrebâillée

Lao She

1933, trad. 1986, 341 p.

Dans les années 30, un mot nouveau fait fureur à Pékin tout le monde parle de divorce. Victimes du système traditionnel des mariages arrangés, tous aimeraient bien profiter de la nouvelle législation pour voler de leurs propres ailes. Lao Li, qui a fait venir sa famille de la campagne, et ses collègues de bureau voient leurs épouses se liguer contre eux. Seul Zhang, l'entremetteur, se croit à l'abri de la contagion; en réalité, d'autres dangers le guettent. 
Mêlant scènes domestiques et satire de la bureaucratie chinoise, cette comédie de moeurs aux personnages d'une délicieuse humanité est dominée par l'humour et le sourire.

 

Rose Tremain

2000, 558 p.

*Musique et silence

suivi de :

*S’en aller par un beau matin

1996

 

Au XVIIe siècle, Christian IV de Danemark accueille un jeune luthiste anglais, dont la pureté désarme la dissimulation ambiante. La musique donnera un nouveau visage à la cour.

Magicienne du roman historique, R. Tremain, qu'on compare à Dumas et dont Musique et silence représente pour beaucoup le meilleur roman, livre son intrigue à travers plusieurs voix. À cette polyphonie s'ajoute une grande sensualité, une passion artistique et un romantisme irrésistible. Le tout tempéré par un scepticisme bien anglais et par un réalisme qui rend palpables chaque son et chaque odeur. Un passionnant drame shakespearien.

 

 

 

La route de la fiancée

Catherine Paysan

1991, 371 p.

Etonnante légende d'un des siècles les plus méconnus de notre histoire, à la fois conquête de l'Ouest par les hordes franques et naissance d'un peuple tout juste christianisé, vibrant de croyances druidiques, La Route vers la fiancée retrace aussi l’épopée des plus obscurs et des plus démunis  d’entre eux.  Barbares comme Heinrich la Jambe Morte, venu d’outre-Rhin avec le guerrier franc Raschomer, moines celtes et paysans comme Grundi le vassal-jardinier qui prend la route pour rejoindre sa promise, c’est une précision et une richesse, un souffle lyrique et un style tantôt rude, coloré ou chatoyant, qui rendent la texture même, la vie et la beauté d’une civilisation accouchant dans le tumulte et la fureur.

 

Un peu dans tous les genres... Il n'y a plus qu'à lire !

 

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21 janvier 2012

Les nouvelles du samedi 3...

Voici le petit compte rendu de ma semaine de lecture des nouvelles de Raymond Carver

vitamines

 

 

Ils t'ont pas épousée.

Un homme désoeuvré va voir sa femme sur son lieu de travail. A partir d’une réflexion faite par un client le mari va trouver une occupation… Rendre sa femme sexy ! le résultat n’est pas celui escompté !

 

Vous êtes docteur ?

Une inconnue appelle… un faux numéro et tout est possible.

Une femme en déplacement professionnel… un mari seul face à la tentation.

 

Le père.

Autour d’un berceau, une question classique : à qui ressemble le bébé ? La réponse peut parfois déboucher sur une idée dérangeante.  Le père est vu de manière très négative et angoissante…

 

Personne disait rien.

Des parents qui se disputent… deux adolescents qui ont du mal à communiquer…

L’un d’eux fait l’école buissonnière et fait de drôles de rencontres…

 

Soixante arpents.

Un homme angoissé. Tous les hommes de sa famille meurent de mort violente. Un fin d’après-midi il doit partir interpeller des braconniers sur ses terres… Une angoisse s’insinue ne lui…

 

Pourquoi l’Alaska ?

Un couple envisage de partir en Alaska à la recherche d’une vie meilleure. A peine la femme annonce cette nouvelle au mari qu'ils partent chez un autre couple pour une soirée autour d’une pipe à eau. L’herbe ne fait qu'accentuer l’angoisse de l’homme.

 

Cours du soir.

Un homme divorcé, sans argent. Un père blessé au travail sans le sou.

La mère au travail…

Seules deux jeunes femmes saoules et désoeuvrées sont présentes sur scène.

 

 

Dans l’ensemble on abouti à quelque chose de dérangeant. Dans cette série je n’ai pas été séduite par les histoires. Elles sont plus longues que dans « les vitamines du bonheur ». On y voit toujours cette vision de l’Amérique peu reluisante. Toujours des êtres à la dérive, sexe, alcool, drogue et violence mais dans la médiocrité.

A la semaine prochaine pour d’autres nouvelles…

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la belle amour humaine

Lyonel Trouillot

2011, 170 p.

belle amour

 

 

C’est le premier roman haïtien que je lis. J’ai assez peu de références littéraires sur cette île, même en tant que paysage. J’ai beaucoup apprécié le début très dynamique avec des phrases courtes qui donnent une image de la ville très bruyante et très vive.

L’écriture à la deuxième personne du pluriel est aussi quelque chose d’assez peu habituel cela donne un rapport au lecteur assez particulier.

J’ai eu un peu de mal à situer la conversation dans un taxi comme indiqué au dos du livre et à un moment assez avancé de l’histoire… on aurait plutôt dit quelqu’un qui écrivait une lettre afin de préparer cette personne à sa venue.

Le roman se divise en 3 parties : Thomas qui parle, Anaïse en réponse, puis un narrateur (à la troisième personne).

C’est une « belle amour humaine » qui est relaté. Des relations émotionnelles entre des gens de culture différente mais de même sensibilité.

Cela m’a un peu fait penser à « la sérénade d’Ibrahim Santos » de Yemen Manai, un village perdu à peine si on sait où il se situe sur la carte et puis voilà que des hommes de pouvoir veulent faire leur loi et exploiter leur bien.

Le narrateur nous dépeint entre autre des comportements de touristes assez réalistes et pas tendres. On y retrouve se regard du Nord vers le Sud.

Voici trois exemples du monologue de Thomas : 

« La mère conciliante veut éviter l’orage, mal à l’aise entre Senior et Junior, les fesses raides sur le siège arrière de la voiture, adopte le flash-back, retourne à son programme préféré chercher dans le petit manuel d’arbitrage des conflits familiaux à l’usage des femmes la recette applicable à la situation, prend à cœur son rôle de pédagogue travaillant à domicile au service exclusif des deux hommes de sa vie, veut faire la part des choses, cher Junior, cher Senior, ne vous battez pas s’il vous plaît, se tourne sur sa droite et explique à Junior : Ton père essaye de te faire comprendre que… se tourne sur sa gauche et rappelle à Senior que…  Ton fils est impatient comme tous les gamins de son âge, avec le temps… Mais junior n’écoute pas, rouspète, tempête : j’ai faim, j’ai besoin de faire pipi, quand est-ce qu’on arrive à l’hôtel ? Et Senior  qui juge l’arbitrage truqué et se tourne vers Maman-conciliante qu’il trouve en fin de compte pas si conciliante que ça : Je connais la chanson, quand il fait chier c’est « ton fils ». Moi, je fais ce que je peux, j’affronte le monde difficile des affaires, c’est à toi d’en faire un homme. Et Junior est content que Maman-conciliante se face rabrouer. Sans être un enfant des rues lui aussi est un petit malin qui connaît l’adage : Diviser pour régner. Il veut mettre Maman-conciliante de son côté et s’adresse désormais à elle seule avec la voix plaintive qu’il avait lorsqu’il s’était cassé le bras en jouant à la balle avec le Junior des voisins : MAMAN, PAPA ne veut pas me dire quand est-ce que nous arriverons à l’hôtel, MAMAN, j’ai faim, MAMAN, j’ai envie de faire pipi, MAMAN,  je… Et Senior, c’est ta faute s’il est ainsi… Et Maman-conciliante maintenant Maman-désespérée, Maman-je-n’en peux plus, perd sa foi dans les clichés sur le contrôle parental, les recettes de la vie en couple et la psychologie infantile, s’avoue vaincue et s’enferme dans le silence. » pp.92-93.

Ne cherchaient pas à comprendre pourquoi ce passage m’a interpellé… Vous vous êtes reconnues ???

 

« Mon oncle a une thèse. Ce n’est d’ailleurs pas une thèse. C’est une chose très concrète que Solène et moi l’aidons à réaliser. Il l’appelle : la belle amour humaine. Selon lui chacun y tient sa place. Et il ne faut pas demander à quelqu’un d’y occuper la place d’un autre.[…] » p.42.

Voilà d’où vient le titre su roman. Le passage en entier est très intéressant. Il renvoie en partie au travail de l’artiste. La création d’une œuvre d’art.

 

«  Un touriste, c’est très souvent un porte-feuille qui commente le peu qu’il voit sur un ton sans appel. Sans doute estiment-ils que le tarif qu’ils payent leur donne droit à une opinion, que leur cash leur confère un brevet d’expertise. » p. 29

Cela me fait penser aux commentaires sur les touristes dans « le collectionneur d’Armes » de Pieter Aspe.

 

Lyonel Trouillot voilà un nom que je vais noter et encore une belle découverte chez Actes Sud.

Merci à ma fille de me faire participer de  manière indirecte à son Prix littéraire…

Encore un beau voyage immobile…

A bientôt pour une autre découverte.

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16 janvier 2012

C'est lundi que lisez-vous ?

 

Partageons nos lectures :

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J'ai lu la semaine dernière :

un_monde_sans_fin

Je lis cette semaine :

trilogie_B

Pour le club auf

belle_amour

 

Lecture au long cours

Les nouvelles du samedi

vitamines

 

Et vous ???

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15 janvier 2012

In My Mailbox S 3

 

Nouvelle année à partager l'agrandissement de ma PAL !!!

Ce mercredi c'était la rentrée chez Emmaüs... mon panier était content !

Rien de prévu dans ma boîte aux lettres...

Cette année je pense commencer la série de Giacometti / Ravenne ... ça tombe bien j'ai trouvé le premier et de deuxième de la série... série que j'ai commencé à me constituer l'année dernière !

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Le rituel de l’ombre

Eric Giacometti /  Jacques Ravenne

2005

Ils tuent des frères pour posséder l'âme du monde. Mai 2005, Rome. Une archiviste du Grand Orient de France est assassinée au Palais Farnèse, suivant un rituel qui évoque la mort d'Hiram, fondateur légendaire de la franc-maçonnerie. A Jérusalem, un archéologue en possession d'un énigmatique pierre gravée subit un sort similaire. Le commissaire Antoine Marcas, maître maçon et son équipière, Jade Zewinski, qui abhorre les frères , se trouvent confrontés aux tueurs implacables d'une confrérie occulte nazie, la société Thulé, adversaire ancestrale de la maçonnerie. Soixante ans après la chute du IIIe Reich, les archives des francs-maçons, dérobées par les Allemands en 1940, continuent de faire couler le sang. Quel secret immémorial se dissimule entre leurs pages jaunies ? Un secret pour lequel on tue sans scrupules... OEuvre de fiction écrite par Eric Giacometti, journaliste -non maçon- et Jacques Ravenne, maître maçon au rite français, Le Rituel de l'ombre nous introduit dans les coulisses d'une société réputée secrète et apporte un éclairage étonnant sur le IIIe Reich.

 

La conjuration Casanova

E. Giacometti / J. Ravenne

2006

2006, Sicile. Dix adeptes d'une secte pratiquant la Magia Erotica sont brûlés sur un bûcher. Seule Anaïs échappe à l'enfer. Paris. Un ministre franc-maçon sombre dans la démence à la mort de sa maîtresse. Un manuscrit sulfureux de Casanova, initié de haut grade, refait surface. Anaïs et le commissaire Antoine Marcas, également frère, vont plonger dans les arcanes du mal. L'un est franc-maçon, l'autre non. Après le succès du Rituel de l'Ombre, Jacques Ravenne et Eric Giacometti nous entraînent dans un thriller où ésotérisme et érotisme cisèlent une manipulation sans précédent.

 

L’étrange disparition d’Esme Lennox

Maggie O’Farrell

2008

Entre l'Inde et l'Écosse, des années 1930 à nos jours, l'histoire déchirante d'une femme enfermée, rejetée de la société et oubliée des siens. Un roman d'une beauté troublante, où s'entremêlent des voix aussi profondes qu'élégantes pour évoquer le poids des conventions sociales et la complexité des liens familiaux, de l'amour à la trahison. A Édimbourg, l'asile de Cauldstone ferme ses portes. Après soixante ans d'enfermement, Esme Lennox va retrouver le monde extérieur. Avec comme seule guide Iris, sa petite-nièce, qui n'avait jamais entendu parler d'elle jusque-là. Pour quelle étrange raison Esme a-t-elle disparu de la mémoire familiale ? Quelle tragédie a pu conduire à son internement, à seize ans à peine ? Toutes ces années, les mêmes souvenirs ont hanté Esme : la douceur de son enfance en Inde, le choc de son arrivée en Écosse, le froid, les règles de la haute bourgeoisie et, soudain, l'exclusion... Comment sa propre sœur, Kitty, a-t-elle pu cacher son existence à ses proches? Et pourquoi Iris se reconnaît-elle tant dans Esme ? Peu à peu, de paroles confuses en pensées refoulées, vont ressurgir les terribles drames d'une vie volée...

 

La mauvaise réputation

Frédéric Mitterrand

2005

 

Vingt-quatre heures de la vie du personnage inventé par Frédéric Mitterrand – et qui lui ressemble singulièrement. À chaque étape de sa journée, il se demande s’il ne fait pas fausse route. S’interroge sur l’abîme séparant la « mauvaise vie » qu’il mène, d’une autre, qui aurait pu s’accomplir. Pourquoi vouloir à tout prix reconstituer un simulacre de famille ? Perdre son temps à faire de la radio alors qu’on est doué pour l’écriture ? Devenir spécialiste des princes et des princesses alors qu’on se passionne pour les peuples opprimés ? Et puis il y a les nuits qui, elles aussi, ne devraient pas être celles ce qu’elles sont… Au fil de ces réflexions, le personnage regarde en arrière, et retrouve des moments de son enfance… L’autobiographie la plus juste n’est-elle pas celle de la vie qu’on aurait dû mener ?

« Un homme se penche sur son passé…
Le passé ne lui renvoie que les reflets d’une mauvaise vie, bien différente de celle qu’évoque sa notoriété.
Autrefois on aurait dit qu’il s’agissait de la divulgation de sa part d’ombre ; aujourd’hui on parlerait de “coming out”.
Il ne se reconnaît pas dans ce genre de définitions.

La mauvaise vie dont il évoque le déroulement est la seule qu’il ait connue. Il l’a gardée secrète en croyant pouvoir la maîtriser. Il l’a racontée autrement à travers des histoires ou des films qui masquaient la vérité. Certains ont pu croire qu’il était content de son existence puisqu’il parvenait à évoquer la nostalgie du bonheur. Mais les instants de joie, les succès, les rencontres n’ont été que des tentatives pour conjurer la peine que sa mauvaise vie lui a procurée.

Maintenant cet homme est fatigué et il pense qu’il ne doit plus se mentir à lui-même pour tenter d’obtenir que la vie qui lui reste ne soit pas aussi mauvaise. Mais il ne sait pas ce qu’il résultera de cet effort. »

  

Treize petites enveloppes bleues

Maureen Johnson

2007

JEUNESSE !

Règle n° 1 : Tu ne peux emporter que ce qui tiendra dans ton sac à dos. Règle n° 2 : Tu ne dois emporter ni guides de voyage ou de conversation, ni aucune aide pour les langues étrangères. Règle n° 3 : Tu ne peux pas prendre d'argent en plus, ni de carte de crédit, de chèques de voyage, etc. Règle n° 4 : Pas d'expédients électroniques. Ce qui signifie pas d'ordinateur portable, de téléphone portable, de musique, d'appareil photo. C'est tout ce que tu as besoin de savoir pour l'instant. Rendez-vous à la Quatrième Nouille. Lorsqu'elle découvre ce message de Peg, sa tante adorée qui vient de mourir, Ginny est loin d'imaginer qu'elle en recevra treize au total et que ces petites enveloppes bleues l'emmèneront loin, bien loin, pour un incroyable voyage à travers l'Europe. Et transformeront à jamais sa vie de jeune fille rangée, timide et sage... Comme une course au trésor, ce roman nous happe et nous entraîne de rencontres en découvertes, de mésaventures en petites victoires, pour une folle virée pleine d'humour et de charme.

 

El corazón helado

Almudenas Grandes

2008

J’ai la version française …

Le jour de sa mort, Julio Carrión, prestigieux homme d’affaires qui a acquis son pouvoir durant la dictature de Franco, lègue une fortune considérable à ses enfants. Il leur laisse également un passé incertain, caché, chargé de culpabilité, qui remonte à ses années dans la division azul, durant la guerre civile espagnole. À son enterrement, en mars 2005, son fils Álvaro, le seul à ne pas avoir voulu travailler dans les affaires familiales, est étonné par la présence d’une belle jeune femme que personne ne reconnaît et qui fut peut-être la dernière maîtresse de son père. En revanche, Raquel Fernandez Perea, fille et petite-fille de républicains exilés en France, n’a jamais oublié le mystérieux épisode de son enfance, quand, après la mort de Franco, elle avait accompagné son grand-père chez des inconnus qui lui semblaient étrangement liés à l’histoire de sa famille. Aujourd’hui, le hasard réunit Álvaro Carrión et Raquel Fernández, irrésistiblement attirés l’un par l’autre. Dans une quête passionnante et douloureuse, ils vont découvrir l’influence dramatique d’anciennes histoires familiales sur leurs propres vies. Le Coeur glacé est un roman magistral qui entraîne le lecteur dans son histoire comme un fleuve déchaîné.

 

Ensayo sobre la ceguera

José Saramago

2000

Qu’est-ce qu’il m’a pris d’acheter ce roman en espagnol ? L’auteur est portugais !!!

Un homme, assis au volant de sa voiture, attend devant un feu rouge. Il devient soudain aveugle. C'est le début d'une épidémie qui se propage à une vitesse fulgurante à travers tout le pays. En quarantaine dans un hôpital ou livrés à eux-mêmes dans la ville, privés de tout repère, les hordes d'aveugles devront faire face à ce qui, en l'homme, est le plus primitif : la volonté de survivre à n'importe quel prix. Guidés par une femme, le seul être qui n'a pas été frappé par la " blancheur lumineuse ", les personnages de ce magnifique et insolite roman connaîtront mille aventures. L'amour, la haine, la cruauté, l'indifférence, la peur, autant de passions qui nous aveuglent et à partir desquelles José Saramago bâtit une inquiétante allégorie des temps que nous vivons.

 

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14 janvier 2012

Les nouvelles du samedi 2 ...

Je continue tranquillement à lire une nouvelle par jour... Jeudi j'ai terminé "Les vitamines du Bonheur" et je passe à "Tais-toi je t'en prie" qui se trouvent dans le même recueil... Mais je continue avec Raymond Carver...

 

vitamines

 

"Là d'où je t'appelle"

On est dans un centre de désintoxication. Séparation des couples à cause de l'alcool. Des hommes au bord du gouffre. Travail sur soi. Téléphone et communication.

 

"Le train"

Une femme violentée, une femme qui a pris le dessus. Un vieux couple étrange dans une salle d'attente vide, cela donne quelque chose de surréaliste. Thème de la communication.

"Fièvre"

Un homme abandonné avec ses enfants. Un homme fragilisé toujours sous l'emprise de son ex. Travail sur soi. Téléphone et communication.

"La bride"

Le démon du jeu. Un homme accro à son cheval de course. Une femme qui essais d'aller de l'avant. On y retrouve ce côté américain de la nomadisassions vers une terre promise.

"Cathédrale"

Un homme qui semble frustre mais qui fini par entrer en communication avec un aveugle ami de sa femme. L'alcool permet d'abaisser les barrières et les blocages du voyant. 

J'ai bien aimé cette nouvelle, elle a quelque chose de touchant et de positif.

 

"Tais-toi, je t'en prie"

"Obèse"

Deux femmes parlent. Les hommes n'ont toujours pas le beau rôle. Nourriture. Une narratrice frustrée. Sexe sans plaisir.

"En voilà une idée"

Sexe, cigarette et nourriture ! Trois choses pour combler un vide. Une narratrice frustrée.

 

NB :

Plus que des avis, j'ai noté des choses qui m'ont sauté aux yeux soit en lisant soit en regardant globalement. 

Dans l'ensemble on a toujours des couples pas spécialement heureux... Dans ce recueil on semble passer d'un abus d'alcool et un abus de nourriture et de tabac... Mais c'est peut-être moi qui n'y voit que cela.

Parfois on l'impression d'observer un terrarium, cette idée m'est venue en lisant "En voilà une idée" où on voit un couple obervant un voyeur, puis l'arrivée des fourmis dans leur cuisine...

Ces nouvelles se lisent bien et on est pas frustré comme parfois on l'ai avec ce genre littéraire.

A la semaine prochaine pour ma chronique hebdomadaire...

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13 janvier 2012

Le goût des pépins de pomme

Kathrina Hagena

2008, trad 2010, 268 p.

Lu dans le cadre d'une lecture Commune organisée par Yukarie

et du club Auf

Le goût des pépins de pomme

4 e de couv :

A la mort de Bertha, ses trois filles, Inga. Harriet et Christa, et sa petite-fille, Iris, la narratrice, se retrouvent dans leur maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l'Allemagne, pour la lecture du testament. A sa grande surprise, Iris hérite de la maison et doit décider en quelques jours de ce qu'elle va en faire. Bibliothécaire à Fribourg, elle n'envisage pas, dans un premier temps, de la conserver. Mais, à mesure qu'elle redécouvre chaque pièce, chaque parcelle du merveilleux jardin qui l'entoure, ses souvenirs se réveillent, reconstituant l'histoire émouvante, parfois rocambolesque, mais essentiellement tragique, de trois générations de femmes. Katharina Hagena nous livre ici un grand roman sur le thème du souvenir et de l'oubli.

 

Ma chronique :

Arrêtons nous un instant sur le titre. Il nous laisse rêveur et nous renvoi à l’enfance, quand nous sentions ce petit grain lisse sur la langue avance de croquer et d’avoir ce petit goût amer. C’est de cela qu’il s’agit si on gratte sous l’enveloppe protectrice on se retrouve avec une vérité parfois douce-amère. La narratrice nous renvoi à un personnage… je vous laisse découvrir… Ces pépins de pommes nous renvoient en quelque sorte au jardin d’eden, d’ailleurs il est fait allusion à l’arbre de la connaissance.

Justement, la narratrice est au cœur de l’univers de l’enfance, là où prennent racines les émotions fondatrices.

Nous sommes dans un monde de femmes où les hommes sont en marge. Finalement seule Christa s’éloigner pour vivre sa vie et encore… Nous sommes à trois générations de femmes : celle en voie de disparition de Bertha qu’on vient d’enterrer, celle de ses trois filles et celles de la nouvelle génération, celle de la narratrice… avant la rupture du cycle. Un futur est possible à partir de ce moment là.

Nous avons des histoires tronquées. La narratrice n’obtient pas toutes les réponses. En partie parce que les personnes concernées ont disparu.

J’ai été surprise lorsque la narratrice décrit les scènes amoureuses alors qu’il n’en reste pas de trace. On touche là au thème de la reconstruction littéraire de la mémoire.

La narratrice nous dirige vers la maison et sa dernière occupante, mais très vite on a l’introduction d’une autre absente… un décès renvoi à un autre, à des blessure plus profondes, qui renvoi à un décès encore plus ancien (effet de miroir entre celui d’Anna et celui de Rose-Marie et entre Carsten et Peter).

Nous avons donc toute la thématique du deuil, de la mémoire et du passé. Mais c’est à ce demander si la narratrice n’avait pas déjà amorcé le travail du deuil au fur et à mesure que sa grand-mère perdait pied avec la réalité. Je l’ai trouvée plus affectée par le deuil plus ancien de sa cousine. Qui a laissé des séquelles.

Nous avons toute la thématique de la famille, avec ses ramifications, sa hiérarchie émotionnelle. Surtout la place des hommes et en particulier celle du grand-père. Il y a aussi le sujet de la vieillesse et du rôle des filles.

La narratrice s’interroge sur la mémoire et l’oubli… sur le besoin de reconstruire, celui de révéler les secrets. Mettre des mots sur une tragédie. Nous avons la présence du lac noir et de l’écluse qui vient renforcer cette idée.

L’idée de la mémoire, du secret et de l’oubli qui est mise en évidence par la maison. Les pièces imbriquées, les portes fermées/ouvertes, les armoires et les tiroirs…

J’ai été bien sûr interpellée par toutes les réflexions autour de la lecture, l’écriture. Ainsi que sur l’Histoire, qui vient pointer son nez par une inscription sur le mur.

Ce roman m’a beaucoup plu car il aborde des sujets qui me tiennent à cœur. Toutefois il manque un petit petit quelque chose pour qu’il soit un coup de cœur. Mais, peut-être est-ce que je cherche la petite bête.

Je le conseille à celles et ceux qui aiment les écrits sur l’intime.

Un grand merci à Micki de me l'avoir offert ! 

 

NB :

J’ai été troublée puisqu’un  personnage porte le même que moi. Mais là s’arrêtent les coïncidences.

Et voilà encore une belle découverte pour bien démarrer 2012...

A bientôt pour une autre histoire...

LC : Frankie , Liv@ddictpetit_speculoos

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09 janvier 2012

C'est lundi que lisez-vous ? S. 02

Cette petite rubrique que l'on retrouve chez plusieurs bloggeurs et bloggeuses dont Delcyfaro. Cela me permet d'assouvir ma manie des listes de choses à faire et d'éviter de trop m'éparpiller... Ben oui, je suis si curieuse que bien que lisant un super livre,  mes yeux vont vers les autres qui attendent leur tour !

La semaine dernière j'ai lu :

collectionneur

J'ai même écrit ma chronique !

C'était bien...

 

Cette semaine je lis : 

un monde sans fin

Encore ??? me direz-vous ? Bon là j'en suis à 1059 p /1337 p. 

Je vais y arriver !!!

 

 

et ensuite ???

pépins de pomme

J'ai décidé de lire les livres qu'on m'a offert !

A la mort de Bertha, ses trois filles, Inga. Harriet et Christa, et sa petite-fille, Iris, la narratrice, se retrouvent dans leur maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l'Allemagne, pour la lecture du testament. A sa grande surprise, Iris hérite de la maison et doit décider en quelques jours de ce qu'elle va en faire. Bibliothécaire à Fribourg, elle n'envisage pas, dans un premier temps, de la conserver. Mais, à mesure qu'elle redécouvre chaque pièce, chaque parcelle du merveilleux jardin qui l'entoure, ses souvenirs se réveillent, reconstituant l'histoire émouvante, parfois rocambolesque, mais essentiellement tragique, de trois générations de femmes. Katharina Hagena nous livre ici un grand roman sur le thème du souvenir et de l'oubli.


Ma lecture au long cours :

L'année dernière je lisais une chronique par jour ... Cette année j'ai décidé de lire une nouvelle par jour et le samedi faire un petit topo... Pour l'instant je lis :

vitamines

Et vous ????

Posté par ramettes à 14:48 - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
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