Spartacus

Romain Ternaux

Aux Forges de Vulcain, 5 oct. 2017, 219 p., 18 €

Mes Lectures aux Forges de Vulcain

Spartacus

4e de couv. :

Un roman qui montre Spartacus comme vous ne l'avez jamais vu.
Racontées à la première personne, les aventures de l'esclave révolté deviennent le journal intime et hilarant d'un pauvre type qui, se trouvant au bon endroit au bon moment, finit par incarner l'espoir des dominés et se trouve sans cesse, bien malgré lui, débordé par la violence des hommes.
Provocant, volontairement bête et méchant, ce roman est une fable grinçante et noire sur la passion des peuples pour les hommes providentiels.

Mon Billet :

J’ai découvert l’écriture de romain Ternaux avec son précédent roman « L’histoire du loser devenu gourou », je savais donc plus ou moins à quoi m’attendre. Je dis plus ou moins car avec ce trublion je crois qu’il faut s’attendre à tout !

Me voici partie pour une nouvelle aventure politiquement incorrecte. S’attaquer à une icône comme Spartacus, il ne faut vraiment pas avoir peur. Oui je parle de la version cinématographique avec Kirk Douglas ! A chacun ses références et sa génération.

Ce qui m’a tout de suite sauté aux yeux c’est la thématique animale que ce soit le bestiaire qui sert à combattre dans les arènes ou les comparaisons entre humains et animaux on a un large éventail. C’est une mise en avant de la violence bestiale des humains. Les femmes ne sont pas en reste avec la prêtresse Varinia qui incarne le serpent.

Alors amis de la ligue de la protection des animaux passez votre chemin. Cette époque n’était pas propice au bien être ni des humains ni des animaux.

Les historiens risquent de trouver des anachronismes notamment au niveau de langage, mais on est dans un roman avec un travail sur l’écriture qui fait la part belle à notre époque au niveau du langage.

Spartacus est le narrateur, on a donc son point de vue. On a droit aussi à toutes ses pensées les plus intimes, ses cogitations, ce qui donne lieu à des digressions et des monologues intérieurs pas piqué des vers. Il s’adresse aux lecteurs avec des « vous ». Il les prend à témoin lorsqu’il partage ses déboires en tous genres.

Le pauvre gars il a des problèmes au boulot avec un patron qui l’exploite, le harcèle, l’humilie et qui l’incite à la débauche. Et il n’y a pas de syndicat chez les gladiateurs. Il va devoir se défendre seul ou en créer un. Et oui il va se révolter  contre son oppresseur.

Il a des problèmes avec se relations avec ses « copains » et collègues qui semblent avoir pris quelques pètes au casque.

Il a aussi des problèmes matrimoniaux. Il est marié à une prêtresse de Bacchus empoisonneuse (dans tous les sens du terme) et nymphomane. Un tantinet jalouse qui ne le laisse pas aller se détendre dans les orgies et les bordels. Elle le veut pour elle seule. Elle fait peur aux hommes.

La bestialité se retrouve aussi dans la débauche. Le sexe à l’état brut avec une certaine obsession, il craint d’être pris pour un efféminé et/ou être sodomisé. Il en fait des cauchemars. Alors je ne vous dis pas la tête qu’il fait en voyant arriver tous les acteurs pour le seconder ! Un vrai péplum avec des gags ! Ça m’a fait le même effet que certains  films avec Jean Yanne.

Pour soulever les troupes, son ami/ennemi (on ne sait pas trop) soutien qu’il faut changer les choses pour avoir encore plus de belles prostituées. (Vous allez dire que je suis tordue moi aussi mais j’y vois une référence à certains martyrs qui sont prêts à mourir pour avoir des vierges. Je ferme la parenthèse).

Je tiens à préciser que toute cette histoire réécrite du point de vue de Spartacus est truffée de petites phrases ironiques, de sarcasmes et d’un humour caustique. Des dialogues frôlant parfois l’absurde tant les personnages sont chacun dans leur monde.

J’ai ri de le voir perdre le contrôle de tout. L’avenir appartient aux ambitieux et Spartacus n’est pas le seul à prendre la grosse tête. J’ai adoré les rebondissements et comment Spartacus a su retourner la situation en sa faveur à plusieurs reprises. C’était aussi très drôle de le voir poursuivi par sa femme ou ses hallucinations.

Je trouve ce roman moins trash que le précédent et pourtant il y est question de massacres, de sang et de sexe mais le contexte s’y prête. Les délires sont plus contrôlés.

Je vous laisse découvrir les mésaventures de Spartacus.

Je remercie Aux Forges de Vulcain pour leur confiance.

 

spatacus couv ouverte

Je voulais vous montrer la couverture du livre avec rabats ouverts. Elle donne une représentation de l'ambiance.

illustration de la couverture Helkarava. Couverture : Elena Veillard

 

vulcain

 

 

(carte postale littéraire en cours de construction)

RL 2017

 

histoire du loser napoléon