Franck Thomas

Éditions Aux Forges de Vulcain, janv. 2020, 217 p, 18 €

 

amour page

4e de couv. :

Franck Thomas est le plus grand écrivain vivant… sauf que personne ne s’en rend compte ! A commencer par son éditeur, qui refuse son nouveau manuscrit, celui qui devait lui apporter (enfin !) le succès tant mérité. Débute alors pour le romancier une quête à travers la jungle éditoriale, où la rencontre forcée avec une illustratrice jeunesse va réveiller les fantômes du passé, mettre son égo à l’épreuve et le pousser à découvrir le véritable sens de l’écriture.

 

Anecdote de lectrice :

Voilà plus d’un mois que j’essai de me procurer ce roman. Après maintes péripéties, il est arrivé pile poil pour le confinement. Je voyais le moment où une fois de plus je ne le recevais pas. .. Comme d’autres qui sont restés en stand bye je ne sais où…

L’esprit saturé par le déferlement d’infos négatives de l'actualité je me suis plongé dans ce roman au bord du surréalisme pour oublier le présent.

Ma chronique :

Je voulais lire ce roman avant le Salon du Livre de Paris car je savais que l’éditeur allait en parler … Finalement je l’ai commencé à la date du SLP qui a été annulé à cause du Covid-19.

Voici pourtant un roman parfait pour nous changer les idées en cette étrange période. Une comédie sarcastique sur le monde de l’édition. J’ai bien rit en le lisant, parfois un rire nerveux. J’ai d’autant plus rit que j’ai vu des références à d’autres auteurs ou œuvres publiés aux Forges de Vulcain, mais c’est peut-être une impression personnelle. J’ai rit aussi parce que le narrateur est face à son éditeur et s’en suivent des dialogues assez acerbes entre les deux, et je n’ai pu m’empêcher de visualiser le vrai éditeur en train de lire le manuscrit.

Attention ! Bien que le titre joue avec les mots il ne faut pas s’attendre à  une comédie romantique, pour la petite anecdote j’ai eu la chanson de Niagara dans la tête tout le long de ma lecture alors qu’il n’y a aucun rapport. L’ironie de certaines situations et le ton caustique à d’autres moments créent une comédie satirique grinçante sur la chaîne du livre…

Nous allons suivre les folles tribulations d’un auteur maudit ou un maudit auteur au choix. Notre héros ou plutôt l’anti-héros par excellence qui a l’art de se mettre dans des situations délirantes.

J’ai bien aimé les mises en abîmes notamment les textes délirants que notre narrateur doit écrire pour une illustratrice jeunesse. Mais aussi lorsque le fameux écrivain se met à modifier la réalité comme si c’était une fiction et qu’il plonge le lecteur dans un univers surréaliste ou encore lorsqu’il joue avec le lecteur.

Je ne vous ai pas dit que le narrateur n’est autre que Franck Thomas, il va donc jouer aussi avec le genre littéraire de l’autofiction. J’ai souri lorsqu’il est question de son premier roman « La fin du monde est plus compliqué que prévu » car je me suis rendu compte en commandant « L’amour à la page » que j’avais raté le premier roman de Franck Thomas, alors je l’ai acheté aussi. J’espère le lire très bientôt.

Notre loser va finir par se retrouver embarqué dans des histoires d’amour rocambolesques. J’ai dit comédie satirique, je n’ai pas dit qu’il y avait un satyre ! On aura droit à des scènes de sexe où on se demande s’il est victime ou consentant, ce n’est pas très politiquement correct. Ce n’est pas du tout trash.

C’est un roman singulier qui m’a fait penser à des exercices de styles tant il y a de jeux avec les genres, ce qui peut dérouter certains lecteurs et en ravir d’autres.

Décidemment, je suis sur la même longueur d’onde que la maison d’Edition Aux Forges de Vulcain que je suis depuis sept ans.

 

 Prochainement sur ce blog (enfin j'espère !)

fin du monde compliqué

 

"La fin du monde est plus compliquée que prévu" Franck Thomas

Editions Aux Forges de Vulcain

4e de couv. :

A la mort de Kim Jong-un, le monde entier espère que la perspective d’une guerre totale s’éloigne. Hélas, lors d’une conférence de presse, son fils de treize ans annonce qu’il a fait placer des bombes nucléaires dans toutes les grandes capitales, et l’Occident n’a que quelques jours pour se repentir. D’abord dubitatifs, la population et les dirigeants commencent à prendre peur. L’occasion pour un fan de petits trains électriques, une lieutenante de gendarmerie portée sur la boisson et un fonctionnaire de l’ONU un peu trop pépère d’être emportés dans une farce surréaliste.