Pierre Raufast

Alma Editeur, janv. 2017, 2018 p., 18,50 €

baleine thébaïde

4e de couv. :

Fraîchement diplômé, Richeville, jeune homme timide et idéaliste embarque au nord de l’Alaska, sur un bateau. Objectif : retrouver la fameuse « baleine 52 », qui chante à une fréquence unique au monde. Mais l’équipage affrété par le sinistre Samaritano Institute a d’autres desseins.

Au menu : l’inquiétant Dr Alvarez, un hacker moscovite, une start-up californienne, une jolie libraire et des cétacés solitaires, mutants ou électroniques qui entraînent Richeville dans un tourbillon d’aventures extraordinaires.

 

Mon billet :

J’ai découvert l’écriture de Pierre Raufast avec  « La fractale des raviolis ». J’avais adoré son travail d’écriture que j’ai eu le plaisir de retrouver dans « la Baleine Thébaïde ».

Ce roman est pour moi l’équivalent d’un drame en quatre actes qui nous est proposé.

Le premier chapitre donne des informations et il faudra attendre pratiquement la fin pour vraiment comprendre la portée de cette première histoire.

Chaque partie débute par un poème de pètes très connus.

*René François Sully Prudhomme : La mère… ce qui nous renvoie à la famille.

Richelieu parle

*Théophile Gautier : le roi solitaire… cela rappelle le savant seul avec les recherches.

Eduardo parle

*Alfred de Musset : la nuit de décembre…  représente l’homme seul.

Dimitri parle

*Alphonse Lamartine : dernière solitude… on approche de la fin.

Récits à la troisième personne où l’on découvre de nouveaux personnages qui vont interagir avec les personnages déjà connus.

Ces poèmes ne sont pas choisis au hasard puisque le sujet du poème est en lien avec le thème abordé dans la partie concernée.

La solitude et ce qui en découle forment la trame de fond qui lie le personnage de Richeville à la Baleine Thébaïde, trouver son âme sœur, sa compagne, trouver sa place dans la société, trouver sa voie professionnelle. Richeville est conscient de sa nature profonde et il espère que ce voyage scientifique allait débloquer la situation.

Richeville répond à une étrange annonce qui l’a attiré par son côté littéraire, c’est curieux pour un emploi « scientifique ».

Richeville est un idéaliste, un naïf qui se fait manipuler par un laboratoire. On va suivre son initiation et voir comment on l’a trompé sur l’objet réel de ce voyage. Trompé, trahi lui et ses convictions et ses idéaux. Il va avoir du mal à vivre avec ce secret et ce poids sur sa conscience.

Les quelques références à la Bible sont-ils là pour nous rappeler que l’enfer est pavé de bonnes intentions ? j’ai noté : Le bateau qui rappelle étrangement l’arche de Noé, La baleine et Jonas, Gabriel l’ange annonciateur etc…

On retrouve aussi des références aux deux précédents romans, ces petits clins d’œil m'ont fait sourire, cela fait penser à un private joke entre l’auteur et le lecteur.

On retrouve un peu cette impression d’histoires qui ressemblent à ces photos qu’on assemble pour créer un grand tableau… on dirait que plus on croit s’éloigner plus on revient sur l’histoire centrale.

J’aurais bien d’autres choses à dire mais cela dévoilerait trop l’histoire !

Je remercie Alma Editeur pour leur confiance.

alma éditeur

 

NB : Que le Bip Bip annonciateur se nomme Gabriel comme l’ange annonciateur de la bible cela m’a fait sourire car j’ai même mon Gabriel qui aime les sons !

 Chroniqué sur ce blog :

fractale des raviolis

 

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