François Bott

Editions de la Table Ronde, 6 fév 2020, 120 p, 14 €

 

Mes lectures de La Table Ronde

Nouvelles

 

amour waterloo

4e de couv :

René, professeur d’histoire mélancolique qui sent la vieillesse approcher, revient à Paris après un colloque sur Napoléon à New York. Il y retrouve Marianne, son assistante, jeune femme pleine de vie avec qui il partage sa passion pour l’Empereur et pour les écrivains qui l’ont raconté. Stendhal, Chateaubriand, Bloy, Zweig, Dumas ou Burgess, tous alimentent la fascination de Marianne et l’antipathie de René pour cette «star de l’Histoire», alibi parfait des deux personnages pour ne pas nommer l’amour qui naît entre eux, au fil de leurs discussions jusqu’à l’aube.
Un amour à Waterloo est suivi de six autres nouvelles, où François Bott fait rimer amour et littérature.

Anecdote de lectrice :

Hier j’ai publié une chronique d’une autre lecture et lorsque j’ai voulu dire que les hasards  de mes lectures m’avaient une nouvelle fois emmené vers Napoléon Bonaparte, à Waterloo et à un duo de protagonistes chercheurs, j’ai réalisé que je ne vous avais pas encore parlé de ces nouvelles. Aujourd’hui, j’ai commencé un roman où Stendhal est cité.

Ironie du sort j’ai perdu mes notes sur cette lecture ! j’ai donc relire les nouvelles. Alors si ce n’est la première sensation que je  retranscrirai ici, je peux vous dire que mon plaisir de lectrice à été comblé.

Ma chronique :

Je n’ai jamais lu de nouvelles de François Bott, je me suis senti bien dans sa façon d’écrire alors je pense bien renouveler l’expérience.

Ces nouvelles regorgent de références littéraires et historiques qui vont ravir les lecteurs qui apprécient cela. J’ai appris bien des choses. Je n’avais jamais réalisé que Napoléon Bonaparte faisait partie de tant de romans, non pas que je ne connaissais pas les œuvres citées mais je ne les avais jamais liés à l’Empereur. J’ai adoré lire leurs dialogues qui faisaient surgir tous ces noms de héros de la littérature. Chaque lecteur porte en lui des noms d’écrivains, j’ai souris en lisant la citation de Joseph Deltheil grand écrivain audois que j’ai découvert en venant habiter dans l’Aude.

La deuxième nouvelle nous emporte avec le neveu de Bonaparte, non pas Napoléon III mais son cousin germain…

François Bott et les femmes, ce recueil met en avant la gente féminine, est-ce un hommage à Napoléon I où parce qu’elles lui inspirent de histoires ? Depuis Marianne la première héroïne jusqu’au portraits des femmes qui forment la dernière partie de ce recueil. Des prénoms Classiques : Elise, Laurence, Sophie, Olga, Natacha, Tatiana, Simone…

J’ai beaucoup aimé la façon de conter, le rythme de l’écriture, un ton posé. L’imparfait temps de narration par excellence est omniprésent, cela contribue à cet aspect mélancolique qui accompagne parfois l’évocation du passé révolu. François Bott prend des mots et comme pour mieux les savourer il les mets en avant. Par exemple : «[…] j’avais de mauvaises mœurs et tous les défauts, j’étais un mauvais sujet. Le mot incartade, on l’avait sûrement inventé pour moi ».

Les saisons semblent aussi tenir une place importante dans les nouvelles de François Bott. Elles portent en elle toute une symbolique. Dans la nouvelles éponyme par exemple cela se termine au début de l’automne et l’on y voit la maturité de la relation de ce couple. Il y a même une nouvelle qui s’intitule « Aimez-vous la Normandie en hiver ? »…

Les personnages des nouvelles s’interrogent beaucoup sur leur vie, sur leur devenir, les buts de l’existence.

J’ai peur de vous en dire trop alors si vous aimez les nouvelles où les mots ont autant d’importance que les histoires, ce recueil est pour vous.

Je remercie les Éditions de la Table Ronde de leur confiance

table ronde

 

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Maeva