Kelly d’Ossen

Amazon, déc 2019, 48 p., 3,50 € (kindle) et 11,50 € (papier)

 

et si c'était vrai

4e de couv. :

Le vieux banc de bois reçoit les postérieurs du monde entier. Il se souvient des couples légitimes ou non, qui ont vécu leurs premiers émois et leurs derniers sourires. Comment se résigner à le couper en morceaux, lui, qui connait tant d'histoires? Lady Granny Smith possède le secret des hommes. Elle les croque jusqu'à la mort et renaît de nouveau dans une épopée fantastique. Anita Crott et le chat des Maurin garderont-ils l'existence d'être artistes et de se fondre dans la toile du Maître? Quant à Marie Legrand, son mur est si haut de souffrance qu'elle prend le risque de le franchir, afin peut-être d'y trouver la liberté? Là où les Mitounes Audoises gardent le secret, Milèna et Haripost sortis tout droit d'une légende, vont-ils réussir à concilier les idées et ainsi conserver notre monde d'humains en harmonie? "Et si c'était pour de vrai..."est un recueil de Cinq nouvelles égratignées par la vie, dans un décor semi-réel, semi-fantastique. L'auteure joue entre la pudeur des émotions, les déchirures, la cruauté du réel, la douceur d'un songe et l’hypothèse du peut-être.

 

Ma chronique :

J’étais tentée de dire que l’humain était au centre de ces cinq nouvelles mais la nature et les couleurs sont omniprésentes. Alors tantôt le lecteur se fixera sur les aspects qui mettent le focus sur l’œil artistique l’autrice tantôt ce sera sur l’œil observateur de l’âme humaine. Je dis âme mais ce sont surtout des corps que l’on voit, des corps meurtris, des femmes blessées par la vie et les hommes.

Les nouvelles entre elles semblent ne pas avoir de lien et pourtant si vous les lisez à la suite vous vous rendrez compte que dans les différentes trames se sont glissés des détails… ici un mur qui se dresse là une rivière qui coule, plus loin des blessures qui viennent en écho parler de vie et de mort.

Les sujets sont durs et même si l’humour parfois vient se glisser dans les différentes narrations c’est surtout la petite pirouette « fantastique » qui vient alléger les peines. On part du réel pour mieux faire apparaître des légendes et l’ombre des sorcières.

Il y est question de frontière entre la vie et la mort, la réalité et l’imagination.

Chaque nouvelle est précédée par une notre de l’autrice qui explique le point de départ de l’histoire, ainsi que de son humeur au moment de l’écrire. C’est un petit détail qui me plaît bien en tant que lectrice.

La version papier est agréable à lire car les caractères sont de belle taille ainsi que le format (15x23).

Nous devions recevoir Kelly d’Ossen à la Médiathèque le 3 avril, cela ne sera pas possible à cause du COVID-19 mais ce n’est partie remise.