Roland  Fuentès

Editions Syros, 11 janv. 2018, 187 p., 14,95 €

Mes lectures Syros

ATTENTION PARUTION EN JANVIER 2018 !!!

vivant4e de couv. :

Sept étudiants passent leurs vacances ensemble. L’un d’eux invite un nouvel ami, inconnu du groupe, Elias, qui cristallise aussitôt tous les regards. Nul n’aurait pu prévoir que le séjour entre potes qui s’annonçait si bien — sport, révisions, détente – tournerait en un combat à la vie, à la mort. À moins que la haine de « l’autre » n’ait été là, en germe, dès le premier instant.

Mon Billet :

J’ai découvert l’écriture de Roland Fuentès avec « la citadelle de glace » qui m’avait plu car il jouait sur la confiance en soi, les peurs et les doutes d’un adolescent qui devait les dépasser et accepter l’autre… si je vous dis cela c’est parce qu’on a à  nouveau des adolescents qui expérimentent leurs limites. Certains doivent surmonter leurs peurs  et les réactions du groupe ont leur  importance. D’autre au contraire vont dépasser les limites et risquer leur vie et celle des autres.

J’ai aimé la construction de ce roman. En fil rouge nous avons la course poursuite à la vie à la mort. Ce n’est ni le début ni la fin de l’aventure. L’auteur laisse souffler le lecteur en revenant  sur les origines du drame qui se joue, puis on reprend cette folle poursuite qui nous laisse sans souffle jusqu’à la fin, une fin qui s’annonce de plus en plus sombre au fur et à mesure que se déroule l’action.

C’est un roman polyphonique, six témoins essaient de se remémorer ce qui s’est passé avant la crise. En début de chapitre on a le nom du narrateur, le lecteur n’aura aucun problème d’identification. Les chapitres sont assez courts car c’est un scène, un épisode survenu avant…

C’est 8 jeunes gens (16-19 ans) ont chacun leur univers et donc sont plus ou moins complémentaire. Tout est organisé pour que tout le monde puisse réviser et s’entraîner. Ils sembleraient trop sages s'il n'y avait quelques détails...

Les témoins cherchent à identifier  l’élément déclencheur. Le détonateur c’est un être positif et solaire  qui va éblouir ou aveugler … Qu’est-ce qui  en lui a provoqué ce déchaînement de violence.

L’alternance touche à  l’espace temps : présent  (course poursuite) et  passé les jours précédents,  ainsi que le programme  avec la succession d’activités (révisions, cuisine, sorties et entrainement course et natation)  mais cela concerne aussi  les narrateurs comme un passage de relais.

On joue avec les équilibres fragiles. Courir sur les éboulis, sur les chemins côtiers qui mènent ou longent les calanques, dans la garrigue et les collines, avec en fond les falaises qui rappellent le danger imminent. Le risque de chute est quasi permanent.

On retrouve aussi dans l’idée d’alternance l’effet miroir avec les profondeurs de la méditerranée. Une des étudiantes en géologie  rappelle que la hauteur des alpes et autres reliefs ont leur équivalent sous l’eau.

L’équilibre, c’est aussi dans les effets miroirs l’autre, c’est nous, mais si on a un miroir déformant (à cause de notre culture) l’autre n’est plus reconnaissable, n’est pas l’ami qu’on accueil.

Dans ce roman il y est question d’abus et de quête des limites, pour aller au bout de l’expérience et qui sait se mesurer à la mort (alcool, tabac, sports extrêmes…).

Il y a toute la thématique sur  la méditerranée, l’ouverture vers les autres pays qui font partie de cette mer fermée.  Le fait que l’histoire se déroule aux alentours de Marseille la cosmopolite tient un rôle important.

Je vous laisse découvrir  les relations entre les membres du groupe. Et toute la fougue et la passion qui caractérise la jeunesse.

Tout ce qui concerne les relations avec les étrangers je préfère vous laisser découvrir quel rôle cela joue dans cette intrigue...

Je remercie les Éditions Syros pour leur confiance.

syros

citadelle

 

RL 2017

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