Nom de code : Déluge

Laura Martin

Trad. (usa) Eric Betsch

Éditions Michel Lafon, juin 2018, 361 p., 14,95 €

Mes lectures Michel Lafon

sky Mundy 2

4e de couv. :

La semaine dernière : Sky a trouvé les indices laissés par son père, disparu depuis cinq ans, et a quitté le bunker souterrain qui protège les derniers humains des dinosaures régnant à la surface. Guidée par la carte de son père, et accompagnée de son meilleur ami Shaun, elle a pris la route du lac Michigan, dans l’espoir de sauver l’humanité.

Aujourd’hui : Après avoir échappé de justesse aux dinosaures qui veulent la dévorer et aux soldats qui la poursuivent pour s’emparer de sa carte, Sky s’est fait de nouveaux alliés et arrive enfin au lac. Elle y découvre un secret enfoui sous les eaux depuis des années… Peu à peu, la jeune fille apprend la teneur de la véritable mission de son père, et comprend pourquoi et contre qui il s’est battu.

Demain : Connaissant désormais l’effroyable vérité, Sky et ses amis pourront-ils sauver la planète de ceux-là mêmes qui avaient juré de la préserver ?

 

Mon Billet :

J’ai découvert le tome 1 de Sky Mundy et je suis tout de suite entré dans cet univers, avec ces adolescents qui découvrent que les adultes mentent et manipulent les gens. Ils vont chercher une autre vérité.

On reprend dans le tome deux l’histoire où on l’avait laissée. Je vous conseille donc de lire les deux tomes à la suite parce que le cliffhanger du tome 1 laisse le lecteur  dans l’attente de la suite.

C’est un diptyque, le tome 2 est vraiment une conclusion de cette histoire. La fin laisse entrevoir un avenir, mais je ne pense pas que cela pourrait devenir une série.

La narratrice « je » est Sky Mundy une gamine de douze ans. C’est elle qui est à l’origine de cette quête. On va vivre avec elle les émotions les pus intimes. Par des dialogues on va découvrir les aventures des autres lorsqu’elle n’est pas présente, mais on effleurera simplement les émotions. Il y a une certaine pudeur, pas de commentaires sur des larmes qui coulent, des tremblements etc. pas besoin.

Dans le tome 1, nous étions partis du bunker, où les habitants vivaient sous terre, puis on a découvert des habitants de l’air entre autre dans les arbres. Dans ce tome 2, comme le laisse présager le titre,  on va rejoindre un nouvel élément : l’eau. Le lac Michigan, au fond… qui dit "eau" dit aussi d'autres animaux (je n’en dis pas plus !). Le feu on le trouvera au milieu des explosions et des tirs en tous genres.

Le lecteur va aller d’un rebondissement à un autre. D’une émotion forte à une autre émotion forte, l’adrénaline ne descendra pas avant la fin ! ça va plaire au jeune public, en tout cas moi cela ma plu (ok ado je lisais les « six compagnons »). Les amateurs de dinosaures ne vont pas s’ennuyer !

Les adolescents vont montrer leur vaillance, leur ingéniosité et leur amitié.

On découvrira aussi les utopies de chaque groupe d’adultes. Les trahisons, les guerres de pouvoir. Des idées opposées, ou complémentaires, des compromis possibles pour un avenir possible pour les générations futures.

C’est un roman d’aventure palpitante où l’action et l’émotion viendront s’associer aux découvertes sur l’équilibre de l’écosystème.  Les adolescents vont devoir se poser des questions sur le monde qu’ils veulent pour demain. C’est dynamique dans l’écriture et dans les rebondissements.

A la fin du Diptyque tout n’est pas résolu car seul le temps pourra dire ce qu’il adviendra mais tous les adultes et enfants vont devoir apprendre à vivre autrement lorsqu’on leur aura ouvert les yeux. Il faudra qu’ils fassent  la part des choses entre la réalité et ce qu’on leur a inculqué.

Ma chronique pourrait laisser supposer que c’est un roman noir. Oui les sujets traités sont lourds mais il y a pas mal d’humour et de situations rocambolesques pour ne pas complètement plomber le moral du lecteur. Il y a des petites piques, des réparties acérées, des taquineries…

Le titre (en français) et les sujets nous rappellent le côté Dieu créateur (ancien testament) et l'Homme qui veut devenir créateur (eugénisme)

Je remercie les Éditions Michel Lafon qui m’ont fait découvrir ces deux romans.

lafon

 

sky mundi