John Grisham

2001, 215 p.

Club de lecture d'auf

 

Cette année, Luther et Nora Krank ne fêteront pas Noël. À la place, ils s'offriront une croisière aux Caraïbes. Mais les voisins s'opposent fermement à cette décision. Tous les ans, ils se donnent beaucoup de mal pour emporter le prix des plus belles décorations du quartier, et il n'est pas question pour eux d'être privés de ce moment de gloire sous prétexte que Nora et Luther refusent d'illuminer leur jardin et d'accrocher un bonhomme de neige en plastique sur leur toit ! La résistance s'organise pour les obliger à rentrer dans le rang. Peu à peu, la vie des Krank devient un enfer. Les catastrophes se succèdent, toutes plus absurdes les unes que les autres. L'affaire frôle le drame... avant de tourner à la farce.

Rompant avec le roman à suspense, John Grisham, dans cette satire jubilatoire de l'American way of life, nous livre une comédie burlesque digne d'Hollywood.

J'ai adoré le sujet. Je serais presque du même avis que le personnage principal. Noël est devenu bien trop commercial à mon goût. C'est l'escalade !

Le pauvre Luther se retrouve à lutter contre cette institution et ses dérives, il entraîne sa femme dans son aventure.

Luther voilà un prénom bien choisi, retrouver un peu d'austérité dans cette débauche, en plus le voilà affublé d'un métier où la rigueur règne en maître, expert comptable. Nora, la lumière, va devoir affronter le regard de ses congénères, les dames patronnesses coincées dans leurs carcans. On se dit, elle va craquer, elle va pas tenir, que nenni elle va affronter dignement cette épreuve.

Luther saura affronter les scouts et leurs sapins, les policiers et leur calendrier, les pompiers et leurs cakes ... il trouvera les mots justes pour chaque situation.

Puis, les voisins fanatiques se mettent à comploter et on attend le moment où on va voir arriver des scènes dignes de films d'horreur.

Juste quand on commence à trouver le temps long à force d'attendre qu'arrive le 25 décembre (date du départ en croisière), on a un coup de fil qui nous fait basculer. C'est le climax du roman... les deux personnages parlent au téléphone et on a une accélération dans l'autre sens...

J'ai bien rit dans les scènes cocasses, délirantes, rocambolesques... j'ai imaginé l'écrivain en train d'être il a dû jubiler !

Bon c'est Noël, on est aux USA et on ne plaisante pas avec avec cette digne institution, un happy end est de rigueur afin de sortir de cette farce pour ne pas tomber dans le chaos. Non mais ! 

Joyeux Noël !