Jørn Lier Horst

Folio, Folio Policier 903, 2020 (VO 2013), 445 p., 8,50 €

Mes Lectures Folio

 

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4e de couv. :

Dans la petite ville de Larvik, à deux pas de la maison de l’inspecteur Wisting, un homme mort depuis quatre mois est retrouvé chez lui, devant sa télé allumée. La fille de l’enquêteur, Line, décide d’écrire un article sur ce voisin disparu dans l’indifférence générale en pleine période des fêtes. Pendant ce temps, Wisting apprend la découverte d’un autre cadavre dans une forêt de sapins avec, dans la poche, un papier portant les empreintes d’un tueur en série recherché par le FBI. À quelques jours de Noël, par moins quinze et sous la neige, s’engage une des plus incroyables chasses à l’homme que la Norvège ait connues...

Voici une petite carte pour se répérer. Larvik c'est le point vert !

larvik

 

Ma chronique :

Je découvre une enquête qui met en scène  William Wisting un policier norvégien d’une cinquantaine d’années. Série qu’il a commencé à publier en 2004. Cette enquête est la dernière traduite à ce jour.

L’enquête ou plutôt les enquêtes se déroulent en 2011 en Norvège près de Larvik (voir carte). Nous allons débuter une enquête qui tourne court, un homme seul est trouvé mort chez lui. Cette enquête close pour la police va intéresser Line Wisting jeune journaliste fille de notre enquêteur. En parallèle on va suivre une nouvelle enquête, celle d’un homme trouvé mort sous un sapin, dans une forêt, mais là pas de doute c’est un meurtre, c’est donc la police qui va mener les investigations.

Les deux « enquêteurs » ne vont pratiquement pas communiquer entre eux. Le lecteur va donc suivre ces deux affaires en parallèle et en tirer ses propres hypothèses et conclusions. C’est parfois un supplice pour le lecteur car il a envie de dire à l’un ou à l’autre « parle lui ».

Les deux affaires vont se développer à un rythme relativement lent, des détails vont venir petit former ce grand puzzle bien plus vaste que prévu.

On a le temps de découvrir des habitudes des gens. Le temps voilà qui va être omniprésent, que ce soit la météo avec les chutes de neige, le froid qui s’installe en ce mois de décembre, ou que ce soit l’espace temps.

Ces intrigues vont explorer le passé, aller aux sources du drame, que ce soit les années 60 ou années 80, on va avoir des liens qui vont se tisser. Mais c’est surtout quatre mois avant les découvertes, mois juillet-août, qu’il faut trouver le fait déclencheur des cet enchaînement.

Petit à petit le rythme va s’accélérer. Des découvertes vont venir augmenter la pression. Les petites questions touchant au passé vont déclencher des avalanches inattendues. La tension va en s'intensifiant jusqu'au moment crucial. Ce crescendo sur la dernière partie mets les nerfs en pelote !

La solitude tient une place importante dans les drames. C’est d’ailleurs ce qui a motivé l’article de Line Wisting.

La famille est aussi une thématique qui va jouer un rôle. La généalogie et les liens qui se tissent au niveau mondial, les névroses que cela peut engendrer ou au contraires les liens forts qui unissent, tout aura son importance.

J’ai découvert l’expression « l’homme des cavernes » qui n’a rien à voir avec les hommes préhistoriques… je vous laisse le découvrir dans cette enquête.

Il est beaucoup question de cavités dans cette histoire, c’est lieux profonds où l’on cache des secrets plus ou moins intimes, mais je ne peux vous en dire plus.

J’ai beaucoup aimé voir nos deux enquêteur aborder leurs investigations avec chacun une façon de faire, le policier et la journaliste ne vont pas suivre les mêmes méthodes. Il y aussi les relations police et journalistes que dire et que faire... le droit à l'information la course au scoops... mais pas entre père et fille. Respect mutuel.

C’est une jolie découverte, quoique macabre, et je pense lire d’autres romans de cette série.

Je remercie Folio de leur confiance.

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