Sophie Nicholls

Editions Préludes,oct 2017, 333 p., 15,90 €

 

Mes lectures Préludes

robe de vent

4e de couv. :

Fabia Moreno vient de s’installer avec sa fille, Ella, dans la petite ville de York, où elle a ouvert un magasin de vêtements vintage. Une boutique de rêve, comme les femmes de York n’en ont encore jamais vu. Car Fabia possède un don pour dénicher la robe idéale et l’ajuster à chaque cliente. Autour de son commerce, bientôt, les destins se croisent, les identités se révèlent et les amours s’épanouissent… mais naissent aussi la méfi ance et la jalousie.
L’exubérance de Fabia dérange, et la jeune Ella, à la peau cuivrée, est une adolescente bien mystérieuse.
Parviendront-elles à s’intégrer dans la communauté ?
Quel sombre secret cache Fabia derrière ses tenues flamboyantes et son accent chantant ? Sa fille elle-même sait-elle tout de l’histoire familiale ?

 

Mon Billet :

Le titre a tout de suite titillé mon imagination, peut-être un souvenir d’enfance avec la fameuse robe du temps de peau d’âne. Cela fait aussi penser à d’autres contrées.

Besoin d’un peu de douceur aussi.   C’est  un roman « froufroutant » on a l’impression d’entendre le bruit des tissus au milieu du silence.

Silence bien bruyant fait de cris étouffés de souvenirs du passé, de souffrances que l’on cache derrière de beaux atours.

Société des apparences devoir cacher ses origines pour avoir droit à la paix. Derrière les apparences sociales et la bien séance se cache parfois la détresse. Avoir peur du bonheur si fragile qui peut basculer en malheur.

Fabia essai de raccommoder sa vie et celle des autres femmes mais c’est comme si on lui refusait à elle d’être heureuse.

Il y a pourtant de belles rencontres et des sourires retrouvés, des corps en accord, des corps ré-appropriés.  Il y a une petite touche de magie qui fait des étincelles et briller les yeux et  les âmes.

Ce sont surtout des histoires de femmes de milieux différents qui vont faire des choix. Certaines vont parler et d’autres se taire, certaines vont faire du bien, d’autres vont combattre leur démons  et affronter la vie, alors que d’autres vont vouloir entraîner les autres dans leur chute.

La famille est très importante pour la transmission et la protection. Les uns doivent pouvoir compter les uns sur les autres.

Ce roman est un concentré de couleurs qu’il s’agisse de peau, de tissus ou d’atmosphère. C’est une histoire qui fait la part belle aux couleurs étincelantes et lumineuses.

Le seul bémol, c’est la fin, la coupure entre la confession et l’épilogue. Il y a un petit trou … un petit quelque chose qui m’a manqué.

Il y est question de Grand Amour, d’amour maternel, d’amour filial, de bienveillance. La malveillance, la méchanceté et la jalousie ne font que mettre en valeur les bonnes ondes et donnent encore plus de consistance au sujet de fond, vivre en accord avec ses principes.

C’est un roman très visuel avec toutes les petites notes sur les différents vêtements, chaussures et accessoires. Ces petites touches en début de chaque chapitres son un beau fil rouge et une jolie entrée en matière.

J’ai beaucoup aimé les textes dans le texte, les étiquettes, les lettres, les contes etc… ils donnent une touche supplémentaire. Sophie Nicholls a une façon de conter par petites touches et allusions qui donne envie de tourner les pages pour avoir le fin mot de l'histoire.

Le temps est très important il y a le temps présent et les temps plus lointains, souvenirs de Fabia ou souvenirs d’Eustacia (de façon indirecte), il y a le temps des contes aussi, cela donne un petit côté poétique.

C'est annoncé comme un premier tome et je suis bien curieuse de savoir qu'elle sera le propos du tome 2. Peut-être que le côté magique sera développé.... Patience !

Je remercie les Éditions préludes pour leur confiance.

préludes

 

RL 2017