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L'Atelier de Ramettes
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15 octobre 2012

Bel-Ami

Guy de Maupassant

1885

Pocket n°6025, 470 p., 2001.

 Lu dans le cadre  « d’un mot, des titres »

15 octobre 2012

"Beau"

 

bel-ami

4e de couv :

Georges Duroy, dit Bel-Ami, est un jeune homme au physique avantageux. Le hasard d'une rencontre le met sur la voie de l'ascension sociale. Malgré sa vulgarité et son ignorance, cet arriviste parvient au sommet par l'intermédiaire de ses maîtresses et du journalisme. Cinq héroïnes vont tour à tour l'initier aux mystères du métier, aux secrets de la mondanité et lui assurer la réussite qu'il espère. Dans cette société parisienne en pleine expansion capitaliste et coloniale, que Maupassant dénonce avec force parce qu'il la connaît bien, les femmes éduquent, conseillent, œuvrent dans l'ombre. La presse, la politique, la finance s'entremêlent. Mais derrière les combines politiques et financières, l'érotisme intéressé, la mort est là qui veille, et avec elle, l'angoisse que chacun porte au fond de lui-même.

 

Mon billet :

Est-ce que j’ai lu ce roman parce qu’un film vient de sortir au cinéma ? Oui et non… La sortie d’un film est un encouragement à lire le livre qui est souvent plus riche. Mais j’aime l’œuvre de Maupassant et au fil des ans j’essais de compléter mes lectures.

 

C’est avec plaisir que j’ai retrouvé l’univers  et l’écriture de Guy de Maupassant.

L’auteur nous décrit un certain Paris, celui des journalistes, des hommes politiques en coulisse, des hommes et la vie nocturne...

On retrouve l'univers de Guy de Maupassant. Cet un auteur qui me fait toujours une drôle d'impression car il parle du XIX e siècle et on se dit que c'était hier ou mais on se croirait presque aujourd'hui. On y retrouve son monde d'angoisses, des femmes du monde et de demi-mondaines. On fait un bond dans le Paris des années 1880. Ces personnages ne sont pas foncièrement mauvais mais des insatisfaits. On a des magouilles politiques et financières, une satyre du monde journalistique... un journaliste qui fait des articles sans allez interviewer personne, des journaux à la solde de tel ou tel politique, des délits d'initiés, des femmes qui tirent les ficelles dans l'ombre.

J’ai trouvé la scène de l’héritage terrible. Madeleine est sensée hériter mais elle ne peut obtenir ce don sans l’accord du mari. Mari qui ne perd pas le nord et qui va empocher la moitié. La scène du flagrant délit d’adultère est aussi révoltante quand on sait la vie que le mari trompe sa femme depuis toujours. Madeleine est un personnage qui me plaît beaucoup car elle a bien compris que son époque ne laisserait pas une femme s'exprimer, alors elle joue de l'hypocrisie masculine pour exercer son art de l'écriture et intrigues politiques. Personne n'est dupe puisqu'on reconnait sa patte dans les articles quelque soit le nom qui signe.

Ne connaissant pas de quoi parlait le roman, j'ai cru que "Bel-Ami" deviendrait un "gigolo mondain" un peu à la Maximo Gargia, donc c'est avec intérêt que j'ai vu le personnage intégrer le monde journalistique. Le narrateur ne cesse pas de mettre en avant la beauté du personnage et de l'attraction qu'il exerce sur le gente féminine.

j'ai bien aimé les crescendos que fait Guy de Maupassant pour montrer l'évolutions des sentiments de Georges Durois. Que ce soit dans ses relations avec Forestier, sa femme, ses maîtresses... Par exemple avec Madeleine on a l'admiration quand elle est la femme de Forestier, puis il l'a désire quand elle est veuve, puis il l'aime quand il l'épouse, puis petit à petit la jalousie s'installe, jusqu'à la rejeter.

Il ya des scènes d'une modernité sidérantes comme par exemple le journaliste qui écrit des interviews sans aller voir les gens et qui retravaille un ancien article et ça passe commeune lettre à la poste. En parlant de poste, les moyens de communications à Paris intra-muros étaient rapides avec "les petits bleus".

Le magasin où l'on achète tout pour quelques sous, genre "tout à 1€", ça existait déjà. La mode des carpe Koï faisait aussi fureur à l'époque au moint d'avoir des jardins d'hiver dans les grands apparetements avec des bassins.

Je suis bien contente d'avoir lu ce roman de Guy de Maupassant... dans quelques mois je pense lire "Pierre et Jean"...

A bientôt pour un autre challenge "un mot, des titres" ou pour une autre découverte.

Un-mot-des-titres

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Commentaires
C
Grand classique... que je n'ai jamais lu ! Un jour !<br /> <br /> Merci pour ton billet.
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