Guy Rechenmann

Cairn Editions, février 2019, 240 p., 9,50 €

 

fausse note

4e de couv. :

Anselme Viloc sévit à Castéja, le célèbre commissariat de Bordeaux. Un jour, il reçoit le témoignage loufoque d’un père déboussolé concernant la disparition de sa fille. Les indices sont rares et étrangement l’histoire d’un jeune violoniste virtuose va interférer dans ses recherches, convoquant une période dramatique de l’Histoire. Notion de bien, notion de mal ? La frontière est bien mince...Entre morts et disparitions l’enquête s’avère sinueuse pour Anselme Viloc , le « flic de papier ».
Heureusement sa capacité hors norme d’écoute et d’attention aux petits détails va lui être précieuse. Tout au long du roman, le bassin n’est jamais loin, magnétique et apaisant, bien en vue depuis la cabane de pêcheurs qu’il occupe, face à l’Île aux oiseaux. Ce texte est un devoir de mémoire.

Ma chronique :

J’ai découvert les aventures d’Anselme Viloc en désordre. Ce roman est en fait une réédition en version poche et il correspond à la deuxième enquête de la série… bientôt la cinquième sera publiée dans cette même maison d’édition « une étoile en enfer ». Autant que faire se peut je vous conseille de les lire dans l’ordre d’écriture puisque la part de faits personnels est assez importante.

Dans ce roman on a déjà la fine équipe autour de notre Anselme. Solange, Sylvia, Noémie et Lily sont présentes mais pas autant que dans les autres épisodes. L’intervention des femmes viendra d’un cercle extérieur sans qu’il le réalise avant la fin.

Dans ce roman la part « surnaturelle » viendra du monde des rêves et des messages qu’il délivre… d’autres éléments interviendront je n’en dis pas plus.

Le lecteur aura accès à des informations que Viloc n’a pas, il y a des chapitres qui font surgir des anecdotes du passé. Le lecteur comprendra beaucoup de choses avant les intervenants. Guy Rechenmann mets le lecteur dans une position qui l’énerve. On a envie de dire à Anselme arrête toi là écoute, regarde, réfléchis… Mais le policier à les faiblesses des hommes (humains) il se laisse parasiter par des événements et passe à côté des détails. La maladie aussi viendra le retarder dans la recherche de la vérité.

Cette série a pour particularité de faire ressortir les secrets de famille, il y a des résurgences du passé. On croit qu’il est révolu mais en fait c’est comme pour le iceberg il est juste sous nos pieds.

On retrouve l’humour et les jeux de mots décalés c’est d’ailleurs par une note d’humour que se termine l’histoire. On sent que l’auteur prend plaisir à jouer avec le lecteur, au chat et la souris, il le balade.

Les pièces du puzzle ont retrouvé leur place à la fin de l’histoire et une partie des personnages aussi.

Je lisais un autre livre en parallèle et il se trouve qu’il y avait un personnage dans chacun qui avait presque le même problème de paternité… Oui la thématique de la paternité est la base de cette série, je ne vous dévoile rien puisque cela fait partie de l’essence même du  narrateur, Anselme Viloc.

Comme le laisse supposer le titre,  la thématique de la musique est évidemment importante. Cependant les couleurs ont aussi un rôle à jouer donc très développées, que ce soit dans la nature, la toponymie, ou en se qui concerne la pilosité…

Vous parler de tout ce que j’ai noté dévoilerait trop l’énigme.

J’ai encore pris grand plaisir à suivre Anselme Viloc dans ses spécialités à savoir les disparitions et les dissimulations (notamment du passé). Ainsi qu’à retrouver le triangle Bordeaux, Arcachon, et les Landes. Beaucoup de sable et d’eau.

J’adore terminer les enquêtes d’Anselme mais ensuite les personnages me manquent jusqu’au prochain épisode. C'est souvent le cas lorsqu'on suit un personnage récurrent, on finit par avoir l'impression de le connaître.

A bientôt pour une prochaine aventure...