Benoît Séverac

Editions Syros, 16 janvier 2020, 237 p., 15,95 €

Mes lectures Syros

Chronique jeunesse du mercredi

 

le jour où

4e de couv :

Un homme s'évade de prison. Et soudain un ado voit sa vie bouleversée.

Aussi loin que remonte la mémoire d’Étienne, ses parents et lui ont toujours été considérés comme des parias au village. Étienne n’a jamais pu participer aux matchs de foot, aux fêtes, avoir une bande de copains… Le plus difficile pour lui, c’est de ne pas connaître les raisons de cette mise à l’écart. Bien sûr, il sait que ses parents ont milité au sein du Front de libération occitan, mais ils ont toujours défendu la tolérance et l’ouverture d’esprit. Le jour où un ancien membre du mouvement s’évade de prison, le père d’Étienne disparaît. Étienne n’a alors plus d’autre choix que de partir en quête de la vérité.

 

Ma chronique :

Je ne connais que les romans jeunesses de cet auteur. Il faudra que je passe le pas… mercredi 26 février  l’auteur est à la Grande Librairie,  je regarderai en replay après publication de ma chronique.

Ce roman fait partie des « feuilletons des incos ». J’aime l’idée de l’interaction des jeunes lecteurs pendant la création. Pendant douze semaines il va y avoir des échanges entre l’auteur et ses lecteurs pour enfin avoir un roman nourri de ces « confrontations des idées ». Le prix des incorruptibles est un prix qui est décerné par les lecteurs en milieu scolaire.

A chaque roman de Benoît Séverac on retrouve des idées fortes de gens qui ont des idées « politiques » assez tranchées et dont le héros/héroïne n’a pas la portée mais subit un peu les conséquences. La faute de l’un retombe sur l’autre. La fratrie a aussi un rôle important, on réalise que deux êtres élevés dans la même famille ne vont pas forcément suivre les mêmes idées.

Notre narrateur Etienne 15 ans va découvrir des facettes de ses parents qu’il ne connaissait pas. Jusqu’au bout les mauvaises surprises vont lui tomber dessus alors qu’il n’a rien fait. Le lecteur va entrer en empathie avec ce personnage qui va aller de Charybde en Scylla. Il ne va pas rester les bras croisés, il va provoquer le destin et pousser les adultes dans leurs derniers retranchements. Il est arrivé à un moment de sa vie où il va tout faire pour avoir des réponses, il ne veut plus subir quitte à se mettre en danger. Il ne peut plus se contenter de ce qu’on a bien voulu lui dire depuis qu’il a sept ans. Ne plus être dans la position de victime, de bouc émissaire à cause d’histoires d’adultes.

Dans ce roman on réalise aussi que l’amitié est plus forte que les relations de sang. Etienne a plus de liens avec Yannis qu’avec ses cousins du même âge. Yannis lui c’est Etienne qu’il connaît et non pas le fils de son père, alors que les cousins ne voient en Etienne que le fils du traitre.

Grâce aux liens avec Yannis, on va découvrir d’autres sujets touchant l’adolescence. Ce qui donne au récit des moments plus légers, plus jeunesse…

Lorsque je lis des romans où l’auteur nous parle de lieux réels je me dis que pour les lecteurs qui connaissent ces lieux cela doit donner un plus. Cette fois-ci c’est moi qui suis dans cette position puisque les événements se passent à une demi-heure (voire moins) de chez moi. Du coup on a l’impression que le scooter d’Etienne c’est celui que l’on a vu sur la route.

Les réactions en chaîne de actes passés vont avoir des conséquences inattendues des années après et à plus de 400 km de distance.

C’est un roman qui nous tient en haleine, il y a de fortes tensions narratives, on a un côté « roman à suspens » avec des montées dramatiques assez fortes pour qu’on craigne le pire. Il y a de l’électricité dans l’air qui est palpable comme avant un orage, Benoît Séverac nous fait vivre ça de l’intérieur avec son narrateur à la première personne. La violence est sous-jacente, elle est à fleur de peau on attend le drame… qui va finir par arriver… Ce qui m’a plu c’est qu’on va avoir un avant-après.

J’ai beaucoup aimé la thématique du secret de famille et surtout de le fait qu’il soit mis à jour pour que tout le monde puisse avancer et ne reste plus figé dans des querelles intestines.

Je vous laisse découvrir les rebondissements que Benoît Séverac a réservés à ces lecteurs !

Je remercie les Editions Syros de leur confiance.

 

syros

 

Qui en parle ?

Jangelis

Ado accro aux livres

Eternel ado

Mycoton

little sister

caravane en hiver

 

 

Le jour où mon père a disparu

Benoît Séverac

Editions Syros, 16 janvier 2020, 237 p., 15,95 €

Mes lectures Syros

 

4e de couv :

Un homme s'évade de prison. Et soudain un ado voit sa vie bouleversée.

Aussi loin que remonte la mémoire d’Étienne, ses parents et lui ont toujours été considérés comme des parias au village. Étienne n’a jamais pu participer aux matchs de foot, aux fêtes, avoir une bande de copains… Le plus difficile pour lui, c’est de ne pas connaître les raisons de cette mise à l’écart. Bien sûr, il sait que ses parents ont milité au sein du Front de libération occitan, mais ils ont toujours défendu la tolérance et l’ouverture d’esprit. Le jour où un ancien membre du mouvement s’évade de prison, le père d’Étienne disparaît. Étienne n’a alors plus d’autre choix que de partir en quête de la vérité.

 

Ma chronique :

Je ne connais que les romans jeunesses de cet auteur. Il faudra que je passe le pas… mercredi 26 février  l’auteur est à la Grande Librairie,  je regarderai en replay après publication de ma chronique.

Ce roman fait partie des « feuilletons des incos ». J’aime l’idée de l’interaction des jeunes lecteurs pendant la création. Pendant douze semaines il va y avoir des échanges entre l’auteur et ses lecteurs pour enfin avoir un roman nourri de ces « confrontations des idées ». Le prix des incorruptibles est un prix qui est décerné par les lecteurs en milieu scolaire.

A chaque roman de Benoît Séverac on retrouve des idées fortes de gens qui ont des idées « politiques » assez tranchées et dont le héros/héroïne n’a pas la portée mais subit un peu les conséquences. La faute de l’un retombe sur l’autre. La fratrie a aussi un rôle important, on réalise que deux êtres élevés dans la même famille ne vont pas forcément suivre les mêmes idées.

Notre narrateur Etienne 15 ans va découvrir des facettes de ses parents qu’il ne connaissait pas. Jusqu’au bout les mauvaises surprises vont lui tomber dessus alors qu’il n’a rien fait. Le lecteur va entrer en empathie avec ce personnage qui va aller de Charybde en Scylla. Il ne va pas rester les bras croisés, il va provoquer le destin et pousser les adultes dans leurs derniers retranchements. Il est arrivé à un moment de sa vie où il va tout faire pour avoir des réponses, il ne veut plus subir quitte à se mettre en danger. Il ne peut plus se contenter de ce qu’on a bien voulu lui dire depuis qu’il a sept ans. Ne plus être dans la position de victime, de bouc émissaire à cause d’histoires d’adultes.

Dans ce roman on réalise aussi que l’amitié est plus forte que les relations de sang. Etienne a plus de liens avec Yannis qu’avec ses cousins du même âge. Yannis lui c’est Etienne qu’il connaît et non pas le fils de son père, alors que les cousins ne voient en Etienne que le fils du traitre.

Grâce à Yannis, on va découvrir d’autres sujets touchant l’adolescence. Ce qui donne au récit des moments plus légers, plus jeunesse…

Lorsque je lis des romans où l’auteur nous parle de lieux réels je me dis que pour les lecteurs qui connaissent ces lieux cela doit donner un plus. Cette fois-ci c’est moi qui suis dans cette position puisque les événements se passent à une demi-heure (voire moins) de chez moi. Du coup on a l’impression que le scooter d’Etienne c’est celui que l’on a vu sur la route.

Les réactions en chaîne de actes passés vont avoir des conséquences inattendues des années après et à plus de 400 km de distance.

C’est un roman qui nous tient en haleine, il y a de fortes tensions narratives, on a un côté « roman à suspens » avec des montées dramatiques assez fortes pour qu’on craigne le pire. Il y a de l’électricité dans l’air qui est palpable comme avant un orage, Benoît Séverac nous fait vivre ça de l’intérieur avec son narrateur à la première personne. La violence est sous-jacente, elle est à fleur de peau on attend le drame… qui va finir par arriver… Ce qui m’a plu c’est qu’on va avoir un avant-après.

J’ai beaucoup aimé la thématique du secret de famille et surtout de le fait qu’il soit mis à jour pour que tout le monde puisse avancer et ne reste plus figé dans des querelles intestines.

Je vous laisse découvrir les rebondissements que Benoît Séverac a réservés à ces lecteurs !

Je remercie les Editions Syros de leur confiance.