Rhys Bowen

Trad. Blandine Longre

Editions Robert Laffont, La bête noire, janvier 2020, 345 p., 14,90 €

Mes lectures La bête noire

son espionne royale 3

4e de couv. :

Londres, 1932.
Les affaires de Georgie sont loin d’être au beau fixe. Afin de se faire un peu d’argent, elle a alors l’idée du siècle (selon elle) : tenir compagnie à des gentlemen de passage dans la capitale. Une pièce de théâtre, un bon dîner, un brin de conversation et le tour est joué ! Sauf que son premier client attend visiblement une conclusion bien différente à cette soirée…
Pour éviter un scandale, Georgie est renvoyée fissa en Écosse. Mais il ne s’agit pas seulement d’une punition. En effet, Scotland Yard lui confie une tâche de la plus haute importance : surveiller la partie de chasse royale qui se tient au château de Balmoral. Quelqu’un vise les héritiers du trône britannique, et qui d’autre que Georgie, avec son flair légendaire, pourrait démasquer le coupable ?

 

Ma chronique :

J’ai dévoré ce nouvel épisode le week-end dernier. Bien que les enquêtes soient résolues à la fin de chaque tome je vous encourage à les lire dans l’ordre pour tout l’arrière plan à savoir la vie des personnages récurrents dont Georgie et ses déboires…

Ce fut un plaisir de retrouver ce personnage  de gaffeuse, de noble vierge héritière de la lignée royale. Ainsi que les personnages qui gravitent autour d’elle, ils ont chacun un rôle particulier et viennent la seconder voire la sauver !

On va la voir se mettre dans le pétrin toute seule avec une certaine « fraicheur » dans la façon d’engendrer des situations embarrassante. Je ris encore de sa petite annonce dans le journal !!!

Bien malgré elle, elle va résoudre des énigmes.

J’aime toujours autant les débuts de chapitres avec le lieu et la date indiqués et une indication non dénué d’humour. C’est Georgina la narratrice, on déduit des choses à partir de ce qu’elle nous raconte et c’est encore plus drôle qu’elle ne les comprend pas !

Dans cet épisode on va découvrir le château de Rannoch en Ecosse et une partie de sa famille. Des alliances étonnantes vont se créer, de drôles de phénomènes vont avoir lieu dans le loch voisin du château.

Dans cet épisode, en dehors du contexte politique, on va surtout découvrir deux « technologies » en pleine évolution : avion/ hydravion et bateau et record de vitesse sur le loch. L’air et l’eau. On a quitté la ville avec le métro et le train, la moto et les voitures très terre à terre.

Ce roman joue avec les changements qui ont lieu à cette époque, la jeunesse en quête de sensation et la royauté avec son rythme propre. La cour se déplace à Balmoral et on voit le contraste entre deux mondes. On a d’un côté la chasse royale et de l’autre la tentative de record de vitesse sur l’eau.

On retrouve des valeurs comme la loyauté et la fidélité face à l’arrivisme et la modernité. Cela va au-delà du contraste entre la ville et la campagne, on a l’antagonisme entre les américains et les anglais.

J’ai adoré voir Elisabeth II à 6 ans, ce qui donne un repère plus concret dans le temps. Ce qui est cocasse c’est qu’il y a des remous dans la famille royale à cause d’une américaine que ceux qui font la une des journaux people !  D’ailleurs il est question de presse à scandale…

Mais quand est-il des enquêtes auxquelles Georgie est mêlée ? Il va y avoir des morts, du danger, des fausses pistes et des rebondissements inattendus.

J’ai hâte de retrouver tout ce petit monde.

Je remercie les Editions de la Bête noire de leur confiance.

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