Keigo Higashino

Trad. Yutaka Makino

Editions Actes Sud, 2010, 254 p.

 

maison où je suis mort

4e de couv. :

Sayaka Kurahashi va mal. Mariée à un homme d'affaires absent, mère d'une fillette de trois ans qu'elle maltraite, elle a déjà tenté de mettre fin à ses jours. Et puis il y a cette étonnante amnésie : elle n'a aucun souvenir avant l'âge de cinq ans. Plus étrange encore, les albums de famille ne renferment aucune photo d'elle au berceau, faisant ses premiers pas... Quand, à la mort de son père, elle reçoit une enveloppe contenant une énigmatique clef à tête de lion et un plan sommaire conduisant à une bâtisse isolée dans les montagnes, elle se dit que la maison recèle peut-être le secret de son mal-être. Elle demande à son ancien petit ami de l'y accompagner. Ils découvrent une construction apparemment abandonnée. L'entrée a été condamnée. Toutes les horloges sont arrêtées à la même heure. Dans une chambre d'enfant, ils trouvent le journal intime d'un petit garçon et comprennent peu à peu que cette inquiétante demeure a été le théâtre d'événements tragiques... Keigo Higashino compose avec La Maison où je suis mort autrefois un roman étrange et obsédant. D'une écriture froide, sereine et lugubre comme la mort, il explore calmement les lancinantes lacunes de notre mémoire, la matière noire de nos vies, la part de mort déjà en nous.

Ma chronique :

Lorsque j’ai acheté ce roman japonais, c’est le titre qui m’a attiré et le fait qu’il soit édité chez « Actes Sud ». C’est la première fois que je voyais un auteur japonais chez cette maison d’édition. Le médaillon sur la couverture est glauque… après lecture je ne vois pas le lien !

Le prologue intrigue déjà et l’entrée en matière du roman.

La thématique des « maisons » est une de mes préférées depuis longtemps. Thématique souvent liée à celle de la famille. Et qui dit famille dit souvent secrets, non-dits… Cette maison est très particulière et renferme des secrets…

Ce roman parle de certains sujets très peu développés dans les romans, les relations mère-fille (dès la naissance) conflictuelles, le désamour est un sujet tabou. Cela peut s’accompagner de maltraitance lorsqu’il y a d’autres raisons plus profondes.

Qui dit famille dit aussi transmission, héritage… et parfois on donne les clés pour dévoiler le passé ainsi pouvoir envisager l’avenir…

Le duo est particulier ils vont se rendre compte qu’ils ne se connaissent pas autant qu’ils auraient dû. La Pudeur a aidé à préserver leur passé. Ils ont finalement plus d’affinités qu’ils ne pensaient. Ils vont réaliser qu’ils ont une confiance à toute épreuve et ils vont mettre à nu leur âme.

Cette enquête qui commence par une clé mystérieuse va se transformé est une quête de la mémoire et de la vérité.

La météo joue aussi un rôle dans cette aventure. La chaleur, l’orage, la pluie etc… tout cela mets les nerfs à fleur de peau.

C’est un roman qui se lit rapidement tant on est pris par l’intrigue. On veut absolument découvrir le fin mot de l’histoire.

« La Maison où je suis mort autrefois » est un roman singulier qui frôle le fantastique que j’ai beaucoup aimé et qui m’a donné envie de lire d’autres romans de cet auteur.

 Je remercie le groupe Hanbo(o)k de m’avoir incité à me replonger dans la littérature asiatique et donc sortir ce roman de ma Pal.