Julia Chapman

Robert Laffont, La Bête Noire, nov 2019, 437 p., 14,90 €

Mes Lectures La Bête Noire

rendez-vous avec le danger

4e de couv. :

À la suite d’un accident mortel survenu à la foire aux bestiaux de Bruncliffe, le commissaire-priseur Harry Furness engage Samson et Delilah pour mener l’enquête. Mais ce qui semblait n’être qu’une simple vérification de routine prend vite un tour plus sombre quand les détectives découvrent que cet accident a probablement été provoqué…
Ajoutez à cela des vols de moutons, un dangereux chantage et un fermier amoureux, et vous aurez la recette parfaite pour une enquête explosive !

Ma chronique :

Ce que j’adore dans cette série Cosy mystery c’est qu’elle évolue d’un épisode à l’autre. Par exemple le comique de situation n’est plus tout à fait le même. Les relations entre les personnages se modifient au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire générale. On voit apparaître de nouveaux personnages d’autres vont se retrouver très en arrière plan. Je m’amuse de ma propre réaction de lectrice, j'attends que tel ou tel personnage vienne mettre son grain de sel.

Ce roman est le cinquième volet de la série, il est construit de façon à pouvoir être lu en solo mais les résumés des épisodes précédents et autres allusions ne les remplacent pas. Alors je vous conseille de les lire dans l’ordre pour savourer pleinement le travail de narration.

Ce roman inclus plusieurs intrigues :

La principale et une secondaire, qui donnent le nom à l’épisode. Ici elles tournent autour de la mort de Ron et le vol de moutons.

Puis viennent s’ajouter les autres intrigues en suspens conséquences des épisodes précédents et autres énigmes pas encore résolues qui tissent une trame plus générale sur toute la série. A chaque épisode des réponses sont données ou parfois ce sont de nouvelles questions qui apparaissent…

Ensuite il y a les différentes intrigues autour des relations affectives voir amoureuses. Car il ne faut pas oublier que Delilah dirige aussi une agence de rencontres… Et comme on sait le cordonnier est souvent le plus mal chaussé.

Je ris encore de l’aventure de Clive Knowles dans un certain magasin où il n’a jamais mis les pieds et bien sûr il se fait repérer par la commère du coin ! je ne suis pas gentille de rire de ce pauvre homme mais c’est raconté de telle façon qu’on ne peut que rire. Il y a bien d’autres scènes cocasses mais je vous laisse les découvrir. Je ris d'autant plus que j'ai en tête le regard espiègle et le rire de Julia Chapman que j'ai eu le plaisir de la rencontrer en octobre à "Toulouse Polars du Sud".

Il y a des personnages qui ne font que passer qui ont leur place que dans un seul épisode  mais qui peuvent laisser des traces dans le cœur de certains habitants.

Sans parler de la grande place des animaux qui font parti du paysage et du mode de vie. Surtout les chiens et les moutons.

Une des particularités de cette série c’est que Julia Chapman joue avec la vie d’un village, sans l’interférence de gens de la grande ville, la gentrification n’a pas encore touché ce milieu rural du moins jusqu’à maintenant. Même si on ne vit pas dans le Yorkshire, il y a des choses que l’on comprend bien comme des « offcumdens ». Si vous n’êtes pas né dans un village et que votre famille ne remonte pas à je ne sais combien de générations, vous resterez un étranger.

Ce fut un épisode entre très prenant et c’est avec impatience que j’attends les prochaines aventures de Bruncliffe.

Je remercie les Editions Robert Laffont, La Bête Noire de leur confiance

 

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