Maud Tabachnik

Editions City, sept.  2019, 320 p. , 19,50 €

Mes Lectures City

jours de glace

4e de couv. :

Des trombes d’eau. Un vent infernal. En quelques minutes, la petite ville de Woodfoll dans le grand Nord canadien est balayée par une tempête d’une violence inouïe. Plus d’électricité, plus de téléphone, un paysage de fin du monde. Comme le reste de la région, la prison de haute sécurité n’a pas résisté à l’ouragan. La panne électrique a ouvert les portes, libérant quatre tueurs, parmi les pires de leur espèce, des violeurs, pédophiles et meurtriers récidivistes qui se retrouvent dans la nature. Quand des cadavres sont retrouvés, sauvagement mutilés, les soupçons se portent forcément sur les évadés. Mais sont-ils les vrais coupables de ces atrocités ? Lou Grynspan, ancienne profileuse de la police du Québec, mène une enquête aux frontières de la raison. Un voyage au bout de l’enfer qui va hanter ses jours et ses nuits…

 

Ma chronique :

J’ai découvert les romans de cette autrice il y a une vingtaine d’année lorsqu’elle vint faire la présentation d’un de ses romans à Perpignan. Je m’étais attaché à deux de ses personnages Sam Goodman et Sandra Khan, j’ai lu d’autres romans en dehors cette série. Puis, j’ai ralenti mes lectures policières et thriller.  Lorsque je vis qu’elle était éditée chez City Editions l’un de mes partenaires. Je me suis tiens elle a changé d’éditeur ! C’est donc avec beaucoup de curiosité que je voulais découvrir ce nouveau roman avec un synopsis intrigant. Et quel plaisir de retrouver une intrigue toujours aussi prenante.

Maud Tabachnik plante un décor assez angoissant au Canada, dans le Manitoba. Une contrée isolée où s’est implanté une prison ultra moderne avec des prisonniers extrêmement dangereux. Déjà là le lecteur se dit que ça va être une source d’ennuis. Mais Maud Tabachnik distrait le lecteur avec d’autres intrigues aussi intéressantes, tout en faisant monter les tensions… jusqu’au moment où les éléments se déchaînent ainsi que certains humains.

Il y a un contraste entre la modernité de la prison et les camps indiens et leur wigwam. Contraste entre le cartésianisme des uns  et les  croyances ancestrales des autres. Dérèglement climatique (ou autre explication scientifique) vs phénomène surnaturel.

On va découvrir différents groupes de personnages au fur et à mesure que progressent les intrigues. J’ai trouvé cela intéressant car je ne connaissais pas toutes ses institutions et leur organisation dans la société canadienne et leurs compétences juridiques. Lou Grynspan va devoir s’adapter à tous les « clans »  et aux différents interlocuteurs, on sent parfois que c’est limite.

Des contrastes on en voit tout au long de cette histoire. On a d’entrée la femme chérif, pragmatique qui doit être très diplomate avec le chef indien avec ses croyances et ses positions très arrêtées.

En ce qui concerne la violence autant la nature que les humains peuvent être extrêmes.

On va suivre deux enquêtes avec leurs ramifications, et le chérif Lou Grynspan va devoir jongler avec les deux. Dans les deux intrigues les « blancs » et les « autochtones » sont impliqués.

Selon les chapitres nous avons une narration à la première personne (Lou) ou à la troisième personne mais pas toujours la même. Du coup le lecteur en sait parfois plus que le Chérif, cela donne au lecteur un petit plus positif et en même temps une certaine frustration de ne pouvoir agir.

En ce qui concerne le langage, Maud Tabachnik a émaillé son texte de mots ou d’expression pour bien ancrer son histoire au Canada. Ce n’est pas systématique et c’est très compréhensif du lecteur français, on a parfois une traduction entre parenthèse.

On retrouve un personnage homosexuel et d’origine juive, ce qui ne m’étonne pas, c’est la touche Maud Tabachnik.

C’est un roman qu’on a du mal à lâcher avant de l’avoir fini car elle nous réserve bien des rebondissements et des émotions fortes.

Conclusion Maud Tabachnik ne fait toujours pas dans la dentelle ou alors dans la dentelle en kevlar !

Bon il ne  faut vraiment pas que je laisse passer autant de temps avant de lire un autre roman de Maud Tabachnik !  Une bonne résolution pour cette nouvelle année !

Je remercie City Editions de leur confiance.

 

city éd

 

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