Les Mystères d'Honneychurch (4)

Hannah Dennison

Trad. Karine Forestier

City Editions, nov 2019, 329 p., 16,50€

Mes lectures City Editions

les morts ont du souci à se faire

4e de couv. :

Branle-bas de combat à Honeychurch ! Le domaine, en pleine ébullition, s’apprête à accueillir la reconstitution d’une célèbre bataille. Mais la fête a du plomb dans l’aile quand on découvre le squelette d’une femme, une dague plantée dans un os... Kat Stanford, enquêtrice à ses heures perdues, n’a pas d’autre choix que de reprendre du service. Et elle a fort à faire pour ramener le calme dans le village qui doit également faire face à une étrange épidémie de vols et de chantages. Tout va de mal en pis quand la mère de Kat, qui écrit en secret des romans érotiques, se voit dérober son dernier manuscrit. Quelqu’un chercherait-il à la faire chanter ? À moins qu’un mystérieux manipulateur agisse dans l’ombre, tentant de réveiller de vieilles rivalités pour de bien sombres raisons…

 

Ma chronique :

Quelle joie de retrouver Kat et sa mère Iris dans le Devon. Dès les premiers chapitres  j’ai eu une drôle de sensation. Il est fait références aux épisodes précédents, juste des petites touches histoire de savoir où en sont les personnages. Certains je les avais encore en tête mais pour d’autres je me suis dit « j’ai la mémoire qui flanche ». Puis en feuilletant le livre j’ai découvert en fin de volume que j’avais oublié de lire le troisième volet sorti à la rentrée et dont je n’ai pas du tout entendu parler.

Je peux donc répondre à la question : peut-on lire la série dans le désordre. La réponse est oui mais avec un risque de passer à côté de certaines allusions sur la trame transversale et d’être un peu spoilé sur les résolutions de crimes précédents. Les enquêtes se déroulent à quelques semaines ou mois de distance donc on a une suite sur certaines histoires personnelles. Dans cette série  l’intrigue principale, les crimes en tout genre, n’est que la partie émergée du iceberg.

La narratrice Kat Stanford, « je »,  est une ancienne vedette de la TV. Elle a quitté Londres entre autre pour suivre sa mère dans le Devon, parce qu’elle avait promis à son père mourant qu’elle s’en occuperait. Elle va donc découvrir que sa mère n’est pas la pauvre petite femme qu’elle croyait, et elle va aussi découvrir que le Devon a beaucoup de qualités. Ce que j’aime c’est que Kat respecte les codes implicites qui régissent le coin pas comme certaines « étrangères » venues de la capitale.

L’une des particularités de cette série c’est l’histoire locale et en particulier celle de la famille Honeychurch. On apprend donc des choses très intéressantes. De plus la spécialité de Kat ce sont les jouets anciens. Elle réalise des expertises et en vend à l’occasion. Le monde des Antiquités est assez présent.

Les crimes et donc les enquêtes s’y rapportant donnent l’impression que Kat et sa mère ont le chic  pour retrouver mêlées comme si elles attiraient les problèmes comme un aimant. Elles ne maîtrisent rien. On les croirait prises dans une avalanche. Elles ne jouent pas aux détectives elles essaient juste de se sortir du pétrin ainsi que leur entourage.

Dans cet épisode on a une impression de pagaille. Le domaine est sans dessus-dessous à cause des préparatifs de la reconstitution historique en taille réelle d’une célèbre bataille, « l’échauffourée ». Il y a des travaux à l’intérieur et à l’extérieur, ici et là, des festivals de musique, des routes barrées, des bourbiers … Cela bouleverse tout le monde, cela fait venir du monde de l’extérieur, c’est bouillonnant d’activité, on n’a pas le temps de s’ennuyer !

L’un des fils rouges de la série c’est celui de l’identité, du mystérieux client au mystérieux squelette en passant par les spectres et autres fantômes, des faux semblants, des usurpations d’identités, on ne sait plus qui est qui ! Cela engendre des quiproquos, des tensions,  des scènes cocasses…

Il ne faut pas oublier la présence de l’humour … Souvent au dépend de Kat …

C’est difficile de parler de cette série sans raconter des scènes pour rire ensemble. Je vais mettre une muselière virtuelle !

C’est un roman qui se dévore en quelques heures car on se laisse emporter par cette avalanche d’aventures avec toutes ces fausses pistes et autres chausses trappes.

J’ai hâte de lire d’autres mésaventures de Kat…

Je remercie City Editions de leur confiance.

city éd

 

Chroniques sur ce blog :

 

petits meurtres en héritage     un meurtre peut en cacher un autre