Maxime Fermine

Editions Michel Lafon, 7 nov 2019,  237 p., 16,95 €

Mes lectures Michel Lafon

 

 

probabilité du bonheur4e de couv. :

À trente-neuf ans et des poussières, Noah, éternel adolescent, a de plus en plus le sentiment d'un vide essentiel qui le fait passer à côté de sa vie telle qu'il l'avait rêvée enfant. Alors un soir, il décide de poser son mal-être pour trouver la clef du bonheur. D'expérience en découverte, Noah traque le bonheur dans chaque aspect de sa vie, guidé par cette seule question : y a-t-il une recette, une formule pour y parvenir ? Une rencontre va changer la donne au-delà de toutes ses espérances...

Ma chronique :

Emportée par l’intrigue et par les chapitres courts (2-3 pages)  j’ai lu ce roman dans le week-end. Et là je pense à l’auteur qui a cogité et écrit son roman pendant plusieurs mois et moi qui l’ai lu en quelques heures…

C’est le genre de livre qu’on prend pour le lire au calme et d’où on ressort apaisée. C’est un feel good avec un homme pour héros, cela change un peu. Mettre en équation le bonheur c’est aussi une démarche peu courante, mais cela existe… Des noms vont être cités…

On découvre un homme de presque quarante ans et au lieu d’une histoire du démon du midi, c’est un questionnement sur ce qu’il vit. Cette vie bien réglée ne lui convient plus mais que faire…

Noah est un personnage qui va se découvrir je ne vous dis pas comment… il est comme tout un chacun fait de paradoxes. Il travaille devant son écran pour un magazine de reportages de grands voyageurs. Lui est immobile.

A travers les différentes tentatives d’accomplissement de soi, on se rend bien compte qu’il y a autant de façon de trouver son bonheur qu’il y a d’individus et que la panacée universelle n’existe pas.

Ses différentes expériences vont nous faire sourire car elles ne lui correspondent pas alors il n’arrive pas y  « entrer ». Cela fonctionne pour d’autres.

Il n’existe pas une formule magique pour que vous trouviez votre voie. Ce roman est très positif car le protagoniste réagit avant d’être complètement dépressif, il a le déclic à temps. Il fait appel à beaucoup de bon sens et à l’aide de son entourage.

Ce roman traite de la paternité. Notre héros nous dit d’entrée qu’il n’a jamais voulu s’engager avec une femme et fonder une famille. L’homme n’a pas la fameuse horloge biologique qui met la pression aux femmes mais ce n’est pas pour autant qu’il voudra engendrer un enfant. Cela ne va plus de soit de nos jours.

Nous découvrirons ses relations avec son propre père. Sans remonter aux grands parents. La famille s’arrête à parents-enfants. Il va se rendre compte qu’il ne connaît pas bien ses parents contrairement à ce qu’il croit…  c’était très drôle !

Puis nous découvrirons que pour d’autres les relations père-fils sont terribles et destructrices.

Alors non fonder une famille n’est pas forcément la solution idéale pour être heureux comme on lui dit au début du roman.

Ce que j’ai aimé chez ce personnage c’est sa capacité à écouter les autres. On lui dit essaye et tu verras et il tente, tâtonne, découvre… Dans ce roman le romancier ne nous donne pas de leçon…  il n’y a pas d’âge pour faire un voyage initiatique et grandir.

J’ai pris grand plaisir à vivre les aventures de cet homme ne quête de bonheur, Maxime Fermine nous emporte par sa sensibilité et la finesse de son écriture à la découvertes d’hommes d’aujourd’hui.

Je disais que ce roman je l’ai rapidement lu mais  il ne sera pas vite oublié car il est touchant et il y a des scènes fortes.

Je remercie les Editions Michel Lafon de leur confiance.

lafon

 

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