Dominique Forma

Editions Robert Laffont, La Bête noire, 22 août 2019, 384 p., 20 €

 

Mes lectures La bête noire

 

coup de vieux

4e de couv :

Ils ont passé l’âge… Si ce n'est de faire justice eux-mêmes. Clovis le facho et André le gaucho. Deux frères ennemis à la longue histoire de coups tordus.
Le soir tombe sur Le Cap d’Agde. André, la soixantaine, s’aventure dans les dunes des échangistes. Bientôt, il aperçoit l’objet de ses fantasmes : une belle femme nue allongée sur le sable. Il s’approche. Son désir s’éteint aussitôt : la belle est morte, assassinée.
Craignant de devenir le suspect n° 1, André appelle Clovis à la rescousse. Avec l’aide d’Alexe, une libertine craquante, le duo improbable Algérie française et Gauche prolétarienne débute une sulfureuse enquête parsemée de sang, de sexe et de sales magouilles…
Un roman noir jubilatoire qui transgresse avec brio et impertinence les codes du genre.

 

Ma chronique :

Je connaissais l’écriture de Dominique Forma version jeunesse et j’avais aimé sont côté « action » et le mouvement dans sa narration. C’est donc la curiosité qui m’a poussé à découvrir un polar adulte qui venait de paraître et donc l’intrigue se déroule à un peu plus d’une heure de chez moi, c’est assez troublant. Ajoutez à cela que je vais peut être le rencontré vendredi 11 octobre à Toulouse Polar Sud.

C’est un roman adulte et un polar, alors âmes prudes passez votre chemin car le sexe est assez présent. En effet on a trois fils rouges : le sexe, l’argent et le passé militant. Dominique Forma a formé une belle tresse où tous les brins s’entremêlent.

Le lecteur comprendra certaines choses avant certains protagonistes (voire plus qu’eux) car il a une vue sur tous et tout.

Les enquêteurs amateurs forment un duo improbable, du type frère ennemis, nous avons André un journaliste gauchiste pur et dur et Clovis un pied noir ancien OAS qui vendait des journaux. Et dès le début ils ont conscience qu’ils ont pris un coup de vieux mais ils ne savent pas ce qui les attend…

Ce que Dominique Forma est arrivé à créer c’est une toile d’araignée tissée autour du domaine de Garens. On finit par ce dire que le monde est petit car le cercle des personnes concernées est assez restreint et elles sont liées entre elles.

L’histoire débute fort par d’un côté  la découverte du corps d’une femme et de l’autre un incendie d’une partie du domaine où elle habite. On se doute bien que ces deux crimes sont liés, la concomitance de ces deux affaires va engendrer bien des questions… la gendarmerie enquête de son côté… mais l’invité de la maison qui a découvert le corps de l’épouse de son ami ne peux rester les bras croisés.

Le mari est dans un état second il ne sera d’aucun secours…

Alors André Milke se tourne vers son ami-ennemi de toujours Clovis qui vit dans la région et connait du monde. Oubliez les héros, tempes grisonnantes et en pleine forme, car c’est une équipe de bras cassés qui va passé la moitié de leur temps à se disputer et s’insultés tout en se mettant dans de beaux draps.

Il y a des personnages qui vont passer à côté des coups et d’autres qui vont en prendre à leur place. Coups de vieux et vieux qui prennent les coups c’est au choix !

On va découvrir aussi les montages financiers autour du blanchiment d’argent via la spéculation immobilière. On va explorer de sombres histoires.

Et les femmes me direz-vous ? Nous avons trois spécimens assez haut en couleur. Fragiles et fortes à la fois. Elles retournent leurs points faibles  pour mieux s’en sortir… enfin sauf la morte !

Lorsque le roman se termine on se rend compte de qui elles sont vraiment. Il y a un décalage entre ce qu’on voit d’elles et ce qu’elles sont. Elles ont toutes les trois un but dans la vie et elles foncent quitte à perdre la vie.

Les hommes eux sont moins reluisants. Ils ont un petit sursaut, mais là je ne parle pas des méchants. Car il y a de vrais méchants sans sentiments ni scrupules.

Ce que j’ai aimé dans ce roman c’est le portrait des personnages qui se dessine petit à petit et dont on garde une image assez claire à la fin. J’ai aussi trouvé intéressant de ne m’attacher à aucun personnage, on dirait qu’ils font tout pour cela. Il y a une petit côté cynique et ironique qui m’a plu. J’ai souris de les voir en fâcheuse posture.

C’était intéressant de retrouver des éléments de ma région qui collent bien à la réalité. Et Dominique Forma brosse un tableau assez réaliste des vestiges du passé dans notre présent, de l’influence de certaines idées actuellement.

Je remercie les Editions Robert Laffont et La Bête noire de leur confiance.

Je reviendrai vous raconter si j’ai rencontré l’auteur en chair et en os à Toulouse Polar Sud.

robert laffont

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