Marie Leymarie

Editions Syros, 5 sept 2019, 448 p., 17,95 €

 

Mes lectures Syros

Challenge 1% rentrée littéraire 2019

never ever

4e de couv. :

Il y a Natacha, blonde décolorée à la Marylin, qui tombe amoureuse comme elle respire.  Et puis il y a Franck, atypique, à l’humour décalé irrésistible, qui s’invente un monde, et peut-être un amour. Il y a des amis, des histoires de fesses, des rires. Des ados qui  se cherchent et d’autres qui se trouvent. La vie, quoi.

 

Ma chronique :

Lire sur le site de Syros 5 questions à Marie Leymarie

Je vous ai parlé il y a plus d’un an de « Mock Boys ». Un roman jeunesse « réaliste et actuel » et j’avais été troublée  par un des personnages principaux Raoul son discours autour de la gente féminine. Ce roman qui m’a marqué alors lorsqu’on ma proposé ce nouveau roman de Marie Leymarie, je n’ai pu résister histoire de voir si tous ses romans étaient de la même trempe.

Quelle ne fut pas surprise de retrouver la même bande de jeune des « Orgues de Flandres » avec entre autre le fameux Raoul qui m’horripilait tant. Ici il n’est plus trop le personnage central, mais il joue le rôle de pivot et son côté « Mock Boy » est moins le sujet d’étude. Ce qui m’a un peu troublé c’est que les deux romans se déroulent pendant leur seconde…

Vous allez vous demander si on peut lire « Never Ever » seul. La réponse est oui car dans ce roman mets le focus sur le quartier des « Orgues de Flandres » et sur d’autres personnages, ça évitera d’être un peu troublé… en même temps si vous les enchaînez vous aurez une grande fresque amicale.

Marie Leymarie  me fait sortir de ma zone de confort en mettant en scène des jeunes avec leur façon d’aborder la vie avec leur franc parlé et leur rapport à la sexualité. L’autre jour Florence Hinckel disait sur les réseaux sociaux, qu’elle avait dans un premier temps la réaction d’adultes prescripteurs avant d’avoir celle des jeunes pendant les salons et les interventions scolaires. C’est vrai qu’en écrivant mes chroniques jeunesse je me positionne beaucoup en tant que maman. « Never Ever » je ne le conseillerai pas avant 15 ans, après cela dépend de la maturité  de l’enfant et dans ce cas là c’est lui qui le demandera.

Nous allons donc suivre des jeunes de 16-17 ans plus ou moins livrés à eux même. Des ados qui se cherchent, qui provoquent, qui cherchent leurs limites et expérimentent un peu tout. On va surtout suivre Natacha et Franck , les autres histoires qui viennent se greffer sont liées.

Natacha c’est l’image opposée de Raoul. Raoul (celui dont je ne supportais pas le comportement) prend le plaisir immédiat, ne pas donner son cœur pour ne pas souffrir. Natacha, elle se donne sans filtre, sans barrière et on lui brise le cœur. On retrouve la différence (féminin masculin) elle donne et se s’offre. Elle a donc une image de fille facile alors qu’elle se donne par amour et pour avoir de l’amour en retour. Elle m’a fait beaucoup de peine.

Je ne sais pas si c’est parce que j’ai lu les romans de Christiane Rochefort, notamment « les enfants du siècle » mais j’avais tracé un avenir plus sombre à cette pauvre gamine. Du coup « Never Ever » je l’ai trouvé plus gentillet.

Franck lui a une famille, ça carapace à lui c’est de tout enrober d’une douce folie. Et quand à bout, il dit la vérité crue on ne le croit. Par contre ça éclaire le lecteur sur ce qu’il vit à la maison.

Derrière tous ces enfants, il y a les géniteurs les parents, plus ou moins présents et impliqués. Le clivage ado/parents donne un panorama assez vaste.

Le théâtre va permettre une ouverture sur le monde extérieur. On va voir que quelque soit le milieu d’où viennent les élèves ils peuvent avoir des fêlures.

Ce roman fort nous montre les liens qui se tissent petit à petit avec comme socle de base la petite enfance puisqu’il y a beaucoup qui se connaissent depuis la crèche. Chacun détient une parcelle du secret de l’autre.

Elle aborde des sujets comme l’argent, l’alcool, le sexe et la violence mais depuis le point de vue des ados. Les parents sont en arrière plan.

C’est un roman sur l’amitié à la vie à la mort. Ils ont compris qu’il faut s’entraider pour ne pas être seul avec ses problèmes. Je vous laisse découvrir tous ces personnages avec leur vécu et leur façon de réagir à la vie et à l’amour. Les émotions à fleur de peau et les stratégies de protection sont multiples et variées.

Vous l’aurez compris cette fois-ci je n’ai pas eu la même réaction (ok Raoul est plus en nuances ici). C'est un roman qu'on ne peut pas lâcher comme si le poser c'était lâcher la main de ces adolescents en souffrance.

Ce roman convient aux lecteurs qui aiment le concret et réalisme, les sentiments ne sont pas en demi-teinte.

Ma conclusion sera l’adolescence est une période terrible est je suis contente  d’en être sortie… oups il me reste un jeune ado à la maison !

Marie Leymarie est dont dans la catégorie autrice à suivre !

Je remercie les Editions Syros de leur confiance.

 

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