Philippe Djian

Gallimard, Folio, 2017, 216 p., 6,80 €

Mes lectures Folio

G00337

4e de couv. :

Tout commence alors que Myriam est encore adolescente. Extrêmement introvertie, elle vit chez son père qui l’a élevée seul. La mort de leur voisine fait débarquer dans le quartier un homme d’une quarantaine d’années, Yann, qui très vite devient son premier amant.
Chronique d’une émancipation borderline, ce roman raconte une vie hors des codes, entièrement construite à la faveur de rencontres et de situations. On croit tout savoir de Myriam, mais peut-être nous a-t-on caché l’essentiel?

Ma chronique :

Cela fait quelques temps que je n’ai lu un roman de Philippe Djian, un auteur qui tient une place importante dans mon parcours de lectrice.

J’ai retrouvé certains éléments qui le caractérisent avec une évolution qui fait de plus en plus la part belle aux ellipses. On va voir défiler une quinzaine d’années dans ce roman, en mettant en lumière des moments clés dans la vie du personnage principal et de son entourage. On voit évoluer ou pas les personnages.

Dans les éléments qui font qu’on reconnait qu’on est dans un roman de Philippe Djian, nous avons entre autre les rôles féminins forts et des hommes toujours à la traine. C’est toujours elles qui prennent les décisions et qui font avancer les choses. Les hommes se font des films, croient en ce qu’ils se racontent.

Il y a toujours ce côté provoquant dans le fait de banaliser le sexe, la drogue, l’alcool et la violence dans un monde policé.

J’ai souris quand j’ai lu dès la première page que la femme avait le sexe épilé, c’est un élément récurrent dans les romans de Philippe Djian, c’est presque un jeu de lectrice que de trouver qu’elles femmes sont épilées !

Ce roman met en scène des familles dysfonctionnelles dont les membres ont des relations assez ambiguës, conflictuelles et complices à la fois.

On retrouve la maison près d’une forêt où les gens qui y vivent ne savent pas vivre heureux et en paix. Puis vient la ville non identifiée avec un changement de décor, de milieu, de mode de vie… une vie en perdition et là non plus point de salut. Il y a bien entendu le passage obligé par l’eau, ici on aura la présence de la piscine.

La présence du zoo comme point de repère, je ne sais pas comment l’interpréter…  est-ce un parallèle entre l’homme et l’animal ? Espèces en danger ? Est-ce l’idée de lieu clos (protection et prison à la fois).

J’ai pris plaisir à retrouver l’univers assez particulier de Philippe Djian avec toujours cette sensation d’assister à une chute sans rien pouvoir faire pour l’éviter. Le lecteur est spectateur, pas du tout acteur.

« A l’aube » un roman de Philippe Djian va sortir chez folio d’ici quelques jours, il va être dans ma wish list, je reste une inconditionnelle mais je me demande à chaque fois ce que ressent un lecteur d’aujourd’hui qui n’a jamais lu de roman de Philippe Djian.

Je remercie Folio de leur confiance.

folio bleu

 

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