suivi de "l'horizon chimérique, Autres poèmes et contes

Jean de la Ville de Mirmont

Éditions de la Table Ronde, La Petite Vermillon, juin 2019, 232 p., 7,30 €

Mes lectures de la Table Ronde

dimanche jean dézert

4e de couv. :

«La fantaisie, ça va bien en dehors des heures de bureau et principalement le dimanche. Le dimanche, c'est toute la vie de Jean Dézert. Il apprécie ce jour que si peu de personnes comprennent. Il ne se fatigue point de parcourir et d'errer le long des grands boulevards.»

Ma chronique :

« la Petite Vermillon » a décidé de nous offrir un agréable et élégant été littéraire. J’ai passé de délicieux moments avec  les nouvelles du recueil « une simple journée d’été » de Frédéric Berthet, ainsi qu’avec ce petit bond dans le temps avec « le dimanche de Jean Dézert » de Jean de La Ville de Mirmont. Le voyage dans le temps nous entraîne plus loin vers 1900.

Ce recueil se compose d’un roman court, de contes et de poèmes, de quoi avoir un large aperçu du talent de  Jean de La Ville de Mirmont.

Si vous me suivez sur les réseaux sociaux vous savez que j’ai eu le bonheur de découvrir les poèmes au bord de l’eau au calme relatif de la campagne. Ils s’accordaient avec mon humeur du moment.

J’ai aussi beaucoup aimé « les dimanches de Jean Dézert » qui nous montre un être un peu lunaire qui travaille comme clerc de notaire alors qu’il a l’âme d’un poète. Son esprit vagabonde dès qu’il n’a aucune obligation, son talent « savoir attendre »… mais attendre quoi ? Lui-même  ne le sait pas. On le voit dans sa vie quotidienne et routinière, ses rencontres, ses  promenades à travers Paris, on a une image de Paris qui par certains côtés n’a pas changé. On va découvrir ses petits plaisirs simple du dimanche aller aux bains d’orient, chez le coiffeur, sur les quais, aller au « restaurant végétarien, antialcoolique, spécialités hygiéniques -appareils et ustensiles pour l’économie culinaire- sous-vêtements poreux »  prendre son temps…

La couverture de ce livre représente bien Jean Dézert, le regard tourné vers son ce monde de publicité (avant que ce mot existe)...

Jean Dézert écrit de la poésie comme notre écrivain, mais on va aussi avoir l’écriture d’un journal de bord (qui est un reflet de la vie ordinaire), on a aussi des retranscriptions de prospectus, d’affichages, de chansons, de citations, dialogues tout cela contribue à créer une image de l’univers d’un parisien. L’humour est sous-jacent, subtil. J’ai bien rit avec la scène de Jean Dézert chez son coiffeur et d'autres scènes.

Tout le recueil nous parle de choix qu’il est parfois difficile de faire et qui nous conduisent à des décisions par nécessité, par qu’il faut bien se décider. On n’est pas dans la violence.

La météo, les saisons, le temps sont omniprésent dans ce recueil. La nature a une grande importance. Il a le regard sur ce qui l’entoure.

Une autre thématique est très présente celle des transports, on découvre les lieux en fonction des moyens de locomotions utilisés, à pied, en impérial… de cette thématique découle celle des progrès de la technologie.

On a toute une thématique sur les lieux fermés qui semblent vouloir enfermer les esprits qui s’oppose à l’extérieur à l’idée de voyage, d’ailleurs.

L'introduction de François Mauriac est très intéressante car elle permet de mettre en lumières certains aspects de la vie de Jean de la Ville de Mirmont qu'il a connu.

Vous l’aurez compris je vous invite à découvrir ou à redécouvrir l’écriture de Jean de La Ville de Mirmont (1886-1914).

C'est le genre de livre qui donne envie de noter des citations, car il y a des petites phrases piquantes, drôles (pince sans rire) ou qui donnent à réfléchir sur la nature humaine.

Je remercie les Éditions de la Table ronde et La Petite Vermillon de cette délicieuse lecture.

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