Henning Mankell

Editions Sixtrid, mars 2013, 18h50, 25,90 €

Existe chez POINTS, 2001, 608 p., 8,70€

 

Dans ma Médiathèque il y a …

cinquième femme    cinquième femme audio

4e de couv. :

Septembre 1994. Tandis que les oiseaux migrateurs quittent la Scanie, l’inspecteur Wallander rentre de vacances et espère un automne calme. C’est hors de question ! Il lui faut bientôt éclaircir une série de meurtres à donner froid dans le dos aux policiers les plus endurcis. Un vieil homme a été retrouvé empalé dans un fossé, un autre ligoté à un arbre et étranglé, le dernier noyé dans un sac lesté de pierres. Le premier était ornithologue et poète amateur, le deuxième passionné d’orchidées, le troisième chercheur à l’université. Pourquoi tant de férocité à l’égard de citoyens apparemment paisibles ? Et pourquoi ces mises en scène sadique ? Parce que ? selon la devise de Wallander ? les êtres sont rarement ce que l’on croit qu’ils sont. Et ces trois hommes ne font pas exception à la règle. Et si le crime était la vengeance d’une autre victime contre ses bourreaux ? Dans ce cas, l’inspecteur Wallander n’a plus qu’à se hâter pour empêcher un nouveau meurtre tout aussi barbare.

 

Ma chronique :

Je continue sur ma lancée Henning Mankell en livre audio, je crois que je deviens accro… ma source commence à s’épuiser !

Lire (écouter) les enquêtes l’une à la suite de l’autre donne une vue d’ensemble et on repère des lignes directrices dans l’ensemble des enquêtes de ce personnage récurrent : Kurt Wallander.

Dans cette enquête le passé tient une place importante, il refait surface de plusieurs façons. Les souvenirs d’enfance, bons ou mauvais selon les personnages. Voir grandir son enfant c’est aussi faire un retour sur les événements marquants. Il y a des souvenirs plus récents, comme le dernier voyage de Wallander et son père en Italie. Dans plusieurs cas il y a ce besoin de voir les relations aux autres évoluer et ne pas rester sur des souvenirs pesants.

Qui dit souvenirs, dit mémoire…et qui dit mémoire dit l’ Alzheimer du père.

Les dates, les lieux et les personnages, sont bien indiqués, on se repère bien entre Algérie, la Scanie et l’Italie…

On a des passages sur des points politiques, pour bien ancrer l’histoire sur une période. Ce n’est pas en trop car je n’ai pas de grandes connaissances sur l’histoire récente de la Suède et il y a des interférences avec le travail policier.

La mort est un sujet important dans un roman policier, mais il y a aussi des morts « naturelles » et le travail du deuil qui ont des répercussions sur les actions et sur le mental des personnages. Vieillesse, poids de l’âge, fatigue, maladie, mort…

Ce roman traite de la violence faite aux femmes. Un sujet qui malheureusement est toujours d’actualité quelque soit le pays. Violence homme / femme il va y avoir un changement.

Qui dit « crime » dit justice, ici on parle de se faire justice soit même, de vouloir se substituer aux instances judiciaires… vengeance, milice et autres dérives.

J’ai aussi noté la thématique de la voiture… tomber en panne, avoir une conduite dangereuse, course poursuite… voiture comme élément d’enquête… elle joue un rôle dans les tensions émotionnelles… vont-ils retrouver la voiture, vont-ils la rattraper, et Wallander joue de malchance avec les véhicules !

Les animaux jouent un rôle dans cette histoire. Nous avons les oiseaux, avec la mort de l’ornithologue, mais aussi de façon indirecte les oiseaux et leurs déplacements qui renvoient à l’étranger et les flux migratoires.

Dans les animaux, on a le chien qui a une place importante dans toutes les enquêtes que j’écoute depuis le début de l’été. On est dans un rural et les chiens jouent un rôle dans les fermes par exemple. Ils font parti du paysage, alors quand le silence se fait cela interpelle Wallander, autant que les aboiements… Et puis on a Wallander qui pense à avoir son propre chien.

Une des thématiques que j’ai remarquée, c’est celle de la « vue », d’une part la baisse de la vue et Wallander qui doit aller chez l’opticien, il va revenir sur le sujet pendant un moment… est-ce aussi une façon de nous dire qu’il ne voit pas clair dans l’enquête.

Je crois pris goût à la voix de Marc-Henri Boisse et aux romans de Henning Mankell, les deux vont être liés dans ma tête.

Lecture audio en cours : L’Homme inquiet

A bientôt