Eric Dussert

Editions de la Table Ronde, 2018, 575 p., 22 €

Mes lectures de la Table Ronde

cachées par la forêt

Ma chronique :

Je vous parle aujourd’hui d’un ouvrage que je lis depuis deux mois. C’est le genre de livre que je suis incapable de lire d’une traite. Je lis pour le plaisir et je chronique pour partager mon ressenti. Je ne vais pas faire une étude ! C’est un livre que l’on garde à portée de la main pour savourer petit à petit chaque vie. On a un panorama mondial, alors on voyage un peu dans l’espace et dans le temps.

J’ai commencé à le lire sagement dans l’ordre chronologique qui nous est proposé, un ordre logique. Mais, j’ai fini par piocher au gré de mes envies. Ce livre va rester à portée de la main.

Ce livre est un piège à lecteur, car on veut aller plus loin, pour découvrir les œuvres  en tout genre de chaque femme. Je l’ai fait pour certaines. Ce livre est un déclencheur de curiosité. Dans l’absolu je voudrai lire certaines œuvres, mais dans la pratique je ne sais pas si je prendrais le temps. J’ai par exemple été voir  pour me procurer « le dit du Genji » mais lorsque j’ai vu le nombre de pages (et le prix)  j’ai renoncé. Il restera des traces et qui sait je croiserais des textes de certaines.

Ce livre est une somme de travail considérable et le résultat est agréable à lire, car il n’y a rien de pompeux, on sent la passion derrière chaque article. J’ai beaucoup aimé le côté court des articles et le fait que leur œuvres soient mises en avant et pas juste des infos sur leur vie privée.

« Cachées par la forêt »  a été écrit suite à « la forêt cachée »,  qui parle des hommes, je ne l’ai pas lu mais à l’occasion je pense le lire. Il nous en parle dans son préambule.

On remarque que derrière le travail d’écrire, ces femmes étaient surtout des créatrices, elles ne se sont pas contentées des mots. Certaines ont enseigné, d’autres on touché à tous les arts. Pour beaucoup leurs œuvres ne sont pas confidentielles, mais injustement mises en arrière plan de la culture.  Je suis toujours très surprises de voir qu’elles ont voyagé, ont été au cœur des actions culturelles et politique. Car souvent ce sont des femmes aux convictions profondes.

Derrière chaque histoire de femme il y a des pans de l’histoire des femmes à travers les siècles.

A chaque fin d’articles nous avons les références des livres qu’elles ont publié, et malheureusement parfois on a « aucun livre de … n’est disponible).

J’ai aimé aussi la richesse du vocabulaire. C’est un livre qui s’adresse à tous les lecteurs curieux qui veulent découvrir d’autres horizons. Pas besoin d’être érudit pour le lire, mais on apprend bien des choses.

Moi qui suis lectrice de fiction, je lisais ces parcours de vie et j’y voyais des héroïnes de romans tant leur vie semble riche et passionnante.

C’est un joli cadeau pour les lecteurs de biographies, de documentaires par exemple.

Je remercie l’auteur pour sa dédicace et les Éditions de la Table Ronde pour leur confiance.

4e de couv :

«Dès que les presses entamèrent l'impression d'Une forêt cachée, il m'apparut que sur ses 156 portraits seuls 17 étaient consacrés à des femmes de lettres...
Aurais-je été misogyne sans le savoir?
Avec ce nouveau recueil, j'ai souhaité montrer comment de très nombreuses créatrices ont été "cachées par la forêt" de la littérature, comment elles ont œuvré avec beaucoup d'imagination, de sensibilité, d'érudition, d'astuce et d'humour durant plus d'un millénaire.
De quoi se convaincre que le seul XXe siècle a vu d'autres grandes romancières que Marguerite Duras, Marguerite Yourcenar, Colette et Annie Emaux. Il suffit de lire les livres délectables de Myriam Harry, de Fanny Clar, de Rose Celli, de Marie-Louise Haumont, et de beaucoup d'autres, pour se convaincre de leur talent inestimable.
Cachées par la forêt, 138 femmes de lettres nous contemplent...»
Éric Dussert.

 

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