Georges-Patrick Gleize 

Libra diffusio, 2017, 495 p., 23,90€

Existe chez Calmann-Levy

Cercle littéraire de la médiathèque

 

qulques pas

4e de couv. :

Annie, serveuse dans un café d’une haute vallée des Pyrénées ariégeoises, disparaît mystérieusement un soir de neige. Les gendarmes soupçonnent Antoine, un médecin récemment installé. Mais quelques semaines plus tard, la jeune femme est retrouvée, errant dans la montagne et amnésique. Que lui est-il arrivé ? Un suspense palpitant dans la France des années 60 !

 

Ma chronique :

Je cherchais un livre « policier » avec une couverture hivernal pour  une lecture commune @ilestbiencelivre sur facebook.

J’en ai profité pour découvrir un auteur qui  sort bien en bibliothèque, comme je voulais le présenter au cercle littéraire de la médiathèque, autant découvrir ce qu’aiment les lecteurs… après lecture je me pose des questions.

L’intrigue est intéressante et tiens la route. Une disparition sur un chemin enneigé. Le dernier à l’avoir vu s’est le médecin qui l’a raccompagné en voiture et qui l’a posée au bout du chemin.

Ce qui m’a plu c’est que c’est ce médecin qui va enquêter,  il cherche à comprendre et à sauver son honneur, entre autre, on découvrira d’autres motivations au cours de ses recherches. Les « gentils » lui font confiance et lui livrent des histoires du passé.

La gendarmerie n’est pas très efficace,  on n’a pas une image très reluisante de ces hommes. Les gens se ferment, ne font pas vraiment confiance, ils ont tous une petite histoire avec les gendarmes. Et puis, la jeune femme a une réputation de fille pas farouche…

Nous sommes en 1969.

On a en décor de fond : Pyrénées Ariègeoises et les Couserans. Avec la désertification rurale, les jeunes du pays sont partis ailleurs pour gagner leur vie. Les hippies sont venus s’installer mais vivent  à part et ne sont pas trop bien regardés.

La victime est une jeune femme considérée comme libérée et aguicheuses aux formes avantageuses, trop sexy pour le village.

Il ya tout un contexte politique qui contribue à un climat de guerre des clans. Le référendum de de Gaulle divise les gens. Ajoutez à cela les réminiscences de la seconde guerre mondiale, la guerre d’Algérie et mai 68.

Le texte est émaillé de vocabulaire et de régionalismes qui donnent un côté terroir qui plait bien, sans parler des spécialités culinaires.

Cependant ce roman a un aspect qui m’a fortement dérangé. Ce sont toutes les marques citées pour faire bien dans l’époque, un peu ça fait mais là c’est trop. De plus on sent que l’auteur c’est bien documenté alors on a beaucoup de digressions pour caser les infos glanées. On apprend beaucoup de choses mais ce n'est pas ce que je recherchais. Cela fait peut-être parti du charme pour certains lecteurs mais moi j’avais envie de biffer.

Conclusion, après en avoir discuté au cercle il semble que ce soit sa façon de procéder donc je ne renouvellerais pas l’expérience.