Guy Rechenman

Editions Cair, 2018, 230 p., 16 €

 Challenge The Black November 2018

scorpion pleure

4e de couv. :

Il est des sourires qui camouflent la peine. D'autres cachent la malice, voire le vice, tel celui qu'Anselme Viloc voit se dessiner sur les lèvres de l'une des personnes présentes à l'enterrement de son ami Augustin. Augustin, le colosse, l'indestructible, pourtant mort subitement.
Un viager, une mort inattendue, et ce sourire... Un sourire qui le dérange, le hante même… Anselme, le flic de papier, doit comprendre, mener l'enquête pour chasser cette peine qui l’étreint.

Ma chronique :

On m’a offert ce roman car j’avais l’intention d’aller voir l’auteur et son attachée de presse/épouse au festival du livre de Collioure en septembre. Non seulement, je n’ai  eu   le temps de  lire ce roman à ce moment-là, mais je n’ai pu y  aller.

The Black November organisé  par Severine Lenté sur Facebook a été le petit déclencheur pour sortir ce livre de ma PAL. Dans la catégorie -300 p.

J’avais découvert le personnage Anselme Viloc dans « A la place de l’autre »,  j’ai bien aimé cet inspecteur de police assez original qui aime suivre ses intuitions ainsi que d’autres personnages récurrents qui forment une sorte de clan.

Avec les enquêtes d’Anselme Viloc, on fait un petit bond au début des années 90… pas de portable, pas d’internet… on se sert de sont réseaux social, on cherche dans les livres, on demande conseil au libraire du coin…

Dans cette série, on a plusieurs trames : la vie de famille et les amis, la vie intime, l’enquête. Parfois tout se mêle et des interactions inattendues vont permettre de résoudre l’une ou l’autre des quêtes. Dans l’histoire précédente il restait en suspend une étape dans sa quête intime.

Les vacances de cet inspecteur ne vont pas être de tout repos.  Il va mettre en évidence la possibilité d’une escroquerie au viager. Son sens du détail et d’observation va lue mettre sur cette piste insoupçonnable.

D’autre part il continue ses recherches sur ses parents, il est né sous X le 13 novembre 1952 du côté de Lilles mais il ne retrouve aucun dossier à son nom… Cette particularité le rend attachant car il semble émotionnellement fragile et hypersensible.

On va le suivre dans ses découvertes concernant son thème astral, ses séances psy et ce qui touche à la sourcellerie…  Bien que septique il va devoir accepter ses façons peut orthodoxe de résoudre des énigmes. Enfin de volume on a même le thème astral du personnage comme s’il s’agissait d’une personne réelle !

Quand enfin il croit avoir résolu les différentes énigmes il va devoir encore surmonter une nouvelle épreuve. Il y a plusieurs strates de passé et de mémoire.

Anselme vit plusieurs types de deuils (ami, enfance, parents…) toutes ses interrogations vont lui faire vivre des émotions assez fortes qu’il doit surmonter. Sera-t-il assez fort pour tenir le coup ?

C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai retrouvé la baie d’Arcachon et le Cap Ferret qui sont le théâtre des opérations des aventures d’Anselme Viloc. Cela donne envie d’y aller malgré les mésaventures …

C’est un roman policier qui se lit tranquillement il a un rythme qui me convient avec des digressions et les différentes interactions entre les personnages.

Il faudra que je me procure « Flic de papier » et « Fausse note » pour découvrir les deux premières enquêtes.

Le challenge continue... du 05 au 11 novembre Un thriller avec un seul mot dans le titre...

cairn