Guylaine Kasza

ill. Krzysztof Sukiennik

Éditions Syros, sept 2018, 79 p., 6,95 €

Mes lectures Syros

 

plus courageux peureux4e de couv. :

Une histoire pour prendre son courage à deux mains et dépasser ses peurs.  

Abdul est si peureux que le plus léger battement d’ailes d’un papillon le fait sursauter. Même les voyageurs qui viennent de loin ont entendu parler d’Abdul-le-peureux. Alors sa femme décide de tenter le tout pour le tout pour le guérir de sa frousse légendaire. Le pauvre Abdul est poussé hors de chez lui en pleine nuit… mais cette nuit-là, le redoutable géant Barzangui est de sortie !

 

Ma Chronique :

Cela faisait un petit moment que je n’avais pas lu un livre de la collection Kilim, alors je l’ai savouré.

Ce conte est basé sur un conte Afghan. Ce qu’il ya d’intéressant dans les contes, c’est leur côté universel, cette impression de déjà connu. Ensuite viennent les différentes variantes qui en font une histoire singulière. Puis, le contexte dans lequel se situent les aventures ou mésaventures des héros, ou anti-héros.

Ici on retrouve les images des femmes qui se retrouvent sous un arbre pour partager un moment de partage, on se confie, on demande conseil aux plus expérimentées, on écoute. Une parenthèse dans les tâches quotidiennes. Ne croyait que c’est du passé, ne l’avons-nous pas transformé en pause café ?  Ici ce sont des femmes, mais dans d’autres histoires ce sont des hommes.

La voix de la conteuse vient colorer l’intrigue. Je ne connaissais pas les termes vestimentaires, culinaires et autres coutumes dont la conteuse émaille le texte, mais c’est suffisamment explicite pour que quiconque le lit puisse comprendre et s’imprégner de l’ambiance.

Lorsque les épreuves d’Abdul commencent, on a vraiment l’impression de déjà vu, on retrouve une scène du vaillant petit tailleur, puis les autres scènes rappelleront peut-être aux grands lecteurs d’autres contes. Ce qui compte ici ce sont les enchaînements, l’introduction de termes afghans.

La ruse et l’intelligence face à la force brute. C’est ainsi que celui qui semble vulnérable va déstabiliser le plus fort. Quand l’instinct de survie fait déplacer des montagnes. Il y a aussi le côté « tel est pris qui croyait prendre », avec le rusé renard pris à son propre jeu.

Ce que j’aime dans les contes, qui ont cela en commun, c’est l’humour. Cela pourrait être une leçon de vie avec une morale, mais cela n’a rien de sentencieux.

Les femmes n’ont pas toujours un beau rôle, mais ici l’amour est plus fort que tous les défauts qu’on leur attribue souvent. Est-ce parce que la conteuse est une femme ?

En fin de volume l’autrice, nous donne quelques explications sur se choix de vie qui l’on conduit à chercher à connaître l’Afghanistan et sa tradition orale.

Je remercie les Editions Usborne pour leur confiance.

syros

 

Qui en parle ?

Jangélis

 

 

1% rentrée 18

 

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