Kent Haruf

Trad. Anouk  Neuhoff

Editions Robert Laffont, 2016, 168 p., 18 €

coll. Pavillon poche, 2018,  192 p., 8 €

Cercles de lectures

Auteur et œuvres traduites :

Kent Haruf : Ecrivain américain,  1943-2014

Le Chant des plaines

Colorado blues

Les Gens de Holt County

Nos âmes la nuit

 

nos âmes

4e de couv. :

Dans la petite ville de Holt, Colorado, Addie, une septuagénaire veuve depuis des décennies, fait une étrange proposition à son voisin, Louis, également veuf : voudrait-il bien passer de temps à autre la nuit avec elle, simplement pour parler, se tenir compagnie ? La solitude est parfois si dure... Bravant les commérages, Louis se rend donc régulièrement chez Addie. Ainsi commence une très belle histoire d'amour, lente et paisible, faite de confidences chuchotées dans la nuit, de mots de réconfort et d'encouragement. Une nouvelle vie apaisée, toute teintée du bonheur de vieillir à deux.
Hymne à la tendresse et à la liberté parcouru d'un grand vent d'humour, Nos âmes la nuit est l'œuvre qui a fait connaître Kent Haruf au grand public, quelques mois après sa mort.

 

Ma chronique :

J’ai découvert ce roman grâce à des libraires enthousiastes. C’était à la rentrée littéraire 2016. J’avais gardé dans un coin de ma tête  ce titre. Je ne connaissais pas cet auteur américain décédé en 2014. Il aura fallu attendre qu’une copine m’en reparle pour son adaptation au cinéma (2017) et le passage dans Netflix pour qu’enfin je le lise. Les acteurs qui jouent les rôles principaux Robert Redford et Jane Fonda, c’est tout dire !

C’est un roman tendre et dur à la fois. Dès qu’on le commence on n’a qu’une hâte c’est de savoir ce qui va arriver à ces deux personnages très attachants.

Depuis quelques temps, il est souvent question de deuxième chance, de vivre pour soi etc. C’est aussi un des propos de ce livre. On peut peut-être s’affranchir du regard de l’autre, du qu’en dira t-on,  mais que faire du  chantage affectif de nos proches ? Peut-on couper tous les liens avec sa famille quand on un être innocent est en souffrance ?

CE roman assez bref traite de ce sujet et bien d’autres. Tout part de l’idée d’une veuve de 70 ans qui demande à son voisin lui-même veuf de conjuguer leur solitude pour retrouver un peu de tendresse et de compagnie surtout la nuit.

Ce qui commence presque comme une boutade va donner une belle histoire. Ensemble ils vont dépasser le qu’en dira t on et les rumeurs. On est dans les années 2000, on se dit que les mœurs ont évoluées, mais en fin de compte pas tant que cela.

Contrairement à ce qu’on  pourrait croire les réticences face à cette aventure ne viennent pas des personnes âgées bien au contraire cela émane des adultes « dans la force de l’âge ». Ils sont plus critiques et rétrograde.

On va découvrir petit à petit qui ils sont puisqu’ils se racontent l’un l’autre. Ils étaient voisins sans plus. Le passé s’invite parfois pour leur jouer des tours et ternis ces moments de bonheur inespéré. Doit-on payer toute sa vie des choix passés ?

Pendant un temps ils vont même reformer une petite famille et transmettre de l’amour et des connaissances. Mais le bonheur semble leur échapper, il aura été de courte durée. Un triste sire vient faire payer l’addition d’un passé mal vécu. Il a une arme pour se venger. Les gens malheureux ne supportent  pas le bonheur des autres.

Lorsqu’on ferme le livre, on espère qu’ils vivront assez longtemps pour que le bonheur mis entre parenthèse puisse s’épanouir.

Ce roman nous fait découvrir quelques facettes de la vie dans le Colorado. Les personnages découvrent qu’ils ont en eux beaucoup de trésors à partager. Il suffit de provoquer les choses ou de les saisir lorsqu’elles se présentent.

En tout cas en tant que lectrice cela ne laisse pas indifférent.

Faut-il être égoïste pour être heureux ? En tour cas je dis qu’il faut être égoïste pour faire du mal aux gens…

La vie est si courte pourquoi l’être humain a t il besoin de détruire les moments de bonheur simple.

 

 Bonne lecture et à bientôt !