Rachel Abbott

Editions Belfond, nov 2017, 460 p., 21,90 €

Cercle Belfond

disparue de noel4e de couv. :

Une route de campagne verglacée. Une voiture qui perd le contrôle : la conductrice est tuée sur le coup ; Natasha, sa fille de six ans assise à l'arrière, se volatilise sans explication.

Quelques années plus tard, David fait de son mieux pour se reconstruire après le drame qui a emporté sa femme et sa fille. Il forme désormais un couple heureux avec la douce Emma et le petit Ollie, adorable bambin de dix-huit mois qui comble leur foyer.
Mais un jour, une inconnue débarque dans leur cuisine. Natasha.
Où était-elle toutes ces années ? Comment a-t-elle retrouvé le chemin de la maison ? Si David est fou de joie, Emma, elle, se sent vulnérable devant cette adolescente silencieuse.

Cadeau ou malédiction ? Que cache le retour de la disparue de Noël ?

Anecdotes de lectrice :

J’ai eu envie de lire ce roman d’une part car il y avait un book club Belfond à la clé. En effet j’aime beaucoup parler d’un roman sans avoir peur de spoiler puisque les autres participants l’on lu. En effet c’est toujours frustrant de ne pas dire ce que telle ou telle scène à provoqué, surtout dans un roman à suspens.

De plus Rachel Abbot nous est présentée comme une autrice dans la lignée de P.D. James, une grande dame qui m’a accompagné avec ses intrigues pendant une partie de ma vie. Après lecture je vois pourquoi on dit cela… J’ai retrouvé en elle quelque chose que j’avais ressentie en lisant les romans de Frances Fyfield elle aussi héritière de P.D. James. Ce côté sombre que les gens comme vous ou moi (ou presque) ont enfouie au fond d’eux. On a tous une boîte à chaussure avec des traces du passé.

 

Mon Billet :

Le titre est dans l'air du temps !

J’ai adoré la couverture dès que je l’ai vu, tout ce blanc avec des touches de rouge. On se dit qu’on risque de ne pas retrouver sa route. Le côté glacial de la neige ne laisse pas présager beaucoup de chaleur.

C’est un roman addictif et on a bien besoin des 460 pages pour bien prendre la mesure de l’étendue des dégâts des actes de certains. Les personnages vont m’accompagner encore quelques temps, surtout avec la fin que nous a concoctée Rachel Abbot.

J’ai beaucoup aimé l’intrigue qui se complexifie au fur et à mesure que des secrets bien enfouis refont surface et que des liens inattendus se tissent entre les personnages.

Le passé n’est jamais enterré. Et les réactions d’aujourd’hui sont les conséquences d’hier.

Le caractère des personnages se modifie au fur et à mesure que des révélations se font jour.

Les relations entre les personnages sont modifiés à tout jamais et qu’elle que soit l’issu de ces tragédies leur vie sera complètement chamboulé.

J’ai beaucoup aimé Emma. D’abord par ce que je me suis identifiée à son rôle de mère, puis pour son  comportement face aux événements, elle reste fidèle à elle-même.

C’est un roman où les personnages féminins sont très forts, même la douce Caroline est encore présente après sa mort avec une aura de mystère. Je ne peux parler des autres personnages féminins qui vont faire leur apparition jusqu’à la fin, mais chaque femme apporte sa contribution.

Les hommes ont peut-être le pouvoir décisionnaire entre les mains mais leurs failles ne font pas leur force contrairement aux femmes. C’est dur de ne pas spoiler !

Un thème qui m'interesse beaucoup était au coeur de l'intrigue : la famille. Les relations, les interactions, les secrets, les mensonges... il reste encore des questions en fermant le roman. C'est un sujet où le lecteur projette son propre vécu ce qui l'enrichi et le rend plus complexe parfois, selon qui lit.

C’est un roman qui nous parle de Manchester et de sa délinquance des bas fonds comme ceux des hautes sphères, mais c’est comme un « esfumato ». Les premiers plans nous montrent des portraits d’une personne, soit d’un duo soit d’un trio qui s’entre déchirent. Et tout ça pourquoi ? Pour l’argent, pour la vengeance… rien de nouveau !

Ce que j’ai aimé c’est le thème de la vérité. Ce n’est pas forcément du côté de ceux qui vivent dans  la légalité  que la vérité triomphe. C’est comme si du côté des bandits la vérité était leur seule façon de ne pas se perdre. Elle est crue, violente mais le fait de dire la vérité sur les sentiments permettait de se consacrer à d’autres choses. Cela n’empêche pas de dissimuler des plans et des faits.

Je voudrai encore vous dire des choses mais cela dévoilerait trop de choses.

Un livre que je conseille fortement si vous aimez les romans psychologiques et les histoires de femmes.

Rachel Abbott une autrice que je vais m'empresser de suivre !

Je remercie les éditions Belfond pour leur confiance.

belfond

 

RL 2017