Crimes gourmands 1

Noël Balen & Vanessa Barrot

Editions, Points, 2016 (Fayard 2014), 193 p., 6,40 €

 

petits meurtres à l'étouffée4e de couv. :

Stupeur dans le Vieux Lyon : plusieurs restaurateurs sont retrouvés assassinés selon le même procédé. Laure Grenadier, éminente critique gastronomique en reportage dans la capitale des gourmets, connaissait bien les victimes. Bouchons populaires, tables étoilées, marchés historiques et producteurs régionaux, elle se lance dans une enquête qui, loin de lui couper l’appétit, va mettre en éveil tous ses sens.

 

Anecdote  autour du livre :

Jusqu’à l’été dernier, je ne connaissais pas cet auteur. C’est une voisine qui m’en a parlé car elle et son mari sont fan de la série « Le sang de la vigne » (version papier). J’avais rangé cette petite info dans un coin de ma tête, en me disant que si l’occasion se présentait j’en lirai un.

Au mois de mai 2017 (voir article Le salon du livre du Grand Narbonne) je me suis retrouvé à une table ronde autour des polars avec d’un côté Noël Balen et Victor del  Arbol. Deux pros de la communication qui ont tellement bien parlé de leur dernière  parution respectives que j’ai acheté un de leurs romans. Noël Balen nous présentait sa nouvelle série (4 enquêtes publiées) « Crimes gourmands », comme j’aime se qui touche à la cuisine je me suis lancée dans la lecture du premier tome. Tiens maintenant que j’y pense dans ce même salon l’année dernière j’ai rencontré « Michèle Barrière » ces romans policiers historiques aussi ont comme base la cuisine !

J’ai proposé la lecture de « Petits meurtres à l’étouffée » pour le club de lecture d’au féminin et il fut choisi… Je suis curieuse de voir se qu’en pensent les copines.

Au cours de ma lecture le nom de Bocuse a fait son apparition comme de bien entendu et du coup j’ai ressorti « cuisine du marché de Paul Bocuse qui prenait la poussière sur mes étagères. Mon dieu que je suis loin de cette cuisine là !

Ma chronique :

Nous voilà donc partis à Lyon, ville que je n’ai pas encore visitée ! A nous les bouchons et les traboules, les canuts,  la Vieille ville, Croix Rousse et Fourvière…  Je connaissais déjà quelques petites histoires…

Les personnages principaux de la série sont d’une part Laure Grenadier (joli nom !) critique Gastronomique pour son célèbre magazine « Plaisirs de table » et Ermenegildo dit Paco Alvarez un espagnol. Ils font des reportages, ce qui permettra de faire varier les plaisirs au cours des différentes enquêtes. Il y a Daphnée, la secrétaire de rédaction du magazine qui elle assure la permanence au journal à Paris, musicienne à ses heures, look assez punk. Les autres personnages sont des « locaux », journalistes, chefs cuisiniers, policiers etc…

Il n’y a pas de concurrence avec la police pas de jeu de police/amateur. Les deux personnages ne vont pas au contact avec la police. Laure connaissait les victimes alors elle s’interroge est c’est par le biais d’un journaliste que les infos vont circuler. En fin de compte c’est tout l’environnement autour de la cuisine qui prend le dessus.

Il n’y a pas non plus de d’enjeux sexuels entre les deux. Quoi que… On verra dans les prochains épisodes.

Ce qui m’a plu dans la thématique culinaire ce sont  les comparaisons entre les recettes d’antan, celles d’avant la nouvelle cuisine et l’évolution des considérations diététiques.

Il  bien sûr une dose d’humour. Les deux personnages principaux ont leurs caractéristiques propres. Paco le madrilène, trublion,  il joue le rôle du novice à qui on fait découvrir le patrimoine culturel et culinaire. Laure, la parisienne élégante, séduisante et femme de tête, c’est elle qui mène le tandem tambour battant.  Lui commence à avoir un petit ventre, elle est toute mince. Elle est mère d’une fille de 15 ans, il est célibataire et baroudeur. Ces contrastes font qu’ils se complètent. Il y a aussi quelques jeux de mots et quelques scènes drôles au milieu des drames.

Lors de la présentation de sa série, Noël Balen nous avait expliqué que lui et sa femme se complétaient dans les sujets abordés. Il y a un gros travail de documentation et de dégustation, donc il y a beaucoup de détails. Je m’interrogeais tout de même sur le résultat d’un travail à quatre mains et finalement ça ne se voit pas. Ils ont su créer un texte homogène avec un équilibre entre intrigue policière, intrigues personnelles, travail journalistique et rencontres professionnelles, scènes drôles, scènes de séduction ratées. Bien sûr on y goûte beaucoup de mets accompagnés de bons vins de la région.

C’est un roman « détente »  que j’ai lu tranquillement sur le week-end entre deux petits plats. Cela nous donne envie d’escapades culinaires et envie de découvrir les lieux. Les offices du tourisme devraient le proposer…  cela pimenterait les séjours…

Bon les autres tomes sont dans ma wish list pour mes petites récréations littéraires.

meurtres à l'étouffée chro