Nathalie Stragier

Edtions Syros, avril 2017, 501 p., 17,90 €

Mes lectures Syros

ne dites jamais4e de couv. :

Ne dites jamais jamais ... parce qu'à force de voyager dans le temps, vous savez que rien ne se passe jamais comme prévu. ... parce que dans le futur on fait des trucs dingues, comme se baigner nue dans la Seine. ... parce qu'il vous reste encore pas mal de boulot pour sauver les hommes !

Mon billet :

Ce qui fait le charme de cette série, c’est que toute nouvelle rencontre est due au fait que rien ne se déroule comme prévu. De là découlent des catastrophes et des et des situations cocasses.

C’est un roman polyphonique. Parfois pour avoir un regard du point de vue de certains personnages d’autres fois c’est parce qu’ils sont séparés. Nous sommes à chaque fois à la première personne, mais on suit sans problème. Il y a un personnage masculin qui apparaît en italique. Il y a un beau travail de structure et d’écriture. Ce n’est  pas une simple histoire linéaire.

Un exemple où l’on voit l’utilité de la polyphonie.

Il y a un chapitre où Pénélope et sa mère parlent de relations entre membres d’une même famille, des non-dits qui planent. C’est à travers le regard extérieur d’Andréa  que nous avons cette amorce de « confession » du coup ce point de vue et la mise à distance avec les émotions de Jane et Pénélope  on les devine sans que cela parasite l’échange verbal. Au chapitre suivant Pénélope continue sur le sujet qui la touche et se sont ses pensées et ses souvenirs qui viennent étoffer le sujet. Le lecteur par ses jeux d’écriture a une vision plus complète qu’une narration réalisée par une seule conteuse.

Au cœur de cette trilogie ce sont les relations familiales qui ont une grande importance. Nous avions vu Andrea avec ses frères et leur père. Une famille monoparentale depuis la disparition de la mère. Maintenant, dans ce dernier volet, on a une vision de la famille du futur. La monoparentalité est volontaire puisqu’on est dans un monde sans homme ou presque.

On retrouve les préoccupations de toute famille. Protéger les plus jeunes, les aimer et les accompagner dans leurs épreuves. Ce qui n’est bien pas évident que ce soit au Moyen Age ou à l’ Age moderne. Surtout si les enfants n’en font qu’à leur tête… des ados !

Il y a beaucoup d’émotion  dans toutes retrouvailles, affrontements et rencontres. Amour, amitié, haine et remords…

Dans ce dernier volet, il est surtout questions de choix. Au cours des épisodes précédents nous avons vu évoluer les différents personnages. Ils ont vu leur certitude  s’effondrer au fur et à mesure qu’ils ont affrontés les épreuves. On s’attend donc à tout…

Avec ses retours dans le passé on s’interroge sur les influences sur le futur. Nous avions déjà eu des théories mais les personnages vont avoir quelques surprises.

On est toujours dans le registre de la comédie on assiste donc aussi à des hilarantes. Andrea va expérimenter ce qu’est être d’une autre époque et ne pas pouvoir le dire, éviter les gaffes… la confrontation avec les idées transmises sur le « Moyen Age » donnent lieu à scènes ou pénélope nous surprend.

Nathalie Stragier nous a concocté quelques rebondissements surprenants. Elle répond aussi à beaucoup de questions restées en suspend. On continue à s’interroger sur les influences de notre comportement sur la planète et sur le futur possible…

Je suis triste de quitter tous ses personnages maintenant que la trilogie « la fille du futur » est terminée. Nathalie Stragier a créé un triptyque très abouti.

Je vous laisse découvrir les différentes aventures et les conclusions des diverses questions.

syros

 

ne dites jaamis chro

les deux premiers tomes :

fille du futur        fille du passe

 

 Qui en parle ?

JANGELIS

https://livresjeunessejangelis.blogspot.fr/2017/05/ne-dites-jamais-jamais-nathalie.html?showComment=1498337674993&m=1#c8507856657174085979