Ariane Bois

Editions Belfond, mars 2017, 448 p., 20 €

Masse Critique Babelio / Belfond

 

dakota song

4e de couv. :

New York, 1970. Shawn Pepperdine, jeune de Harlem, assiste, horrifié, au meurtre de son meilleur ami. Pour échapper aux assassins, il trouve refuge dans les sous-sols du Dakota, l'immeuble le plus mythique de Manhattan.
Au coeur d'une ville en pleine ébullition, le Dakota reste, lui, immuable : un club très fermé, un château médiéval sur Central Park, un havre de paix des " rich and famous ".

Mon billet :

J’ai découvert  l’écriture d’Ariane Bois dans « les gardiens de nos frères » que j’avais beaucoup aimée et j’y avais appris des choses sur la période après-guerre en France. J’avais hâte de découvrir un autre roman d’Ariane Bois, me voilà exhaussée. Partons à la découverte d’un autre un autre univers et une autre époque.

Cette fois-ci, Ariane Bois nous transporte dans les années 70 à New-York, ce qui signifie de nouvelles découvertes.

Cela débute à Harlem et se poursuit à Manhattan.

La première histoire  joue avec les codes du roman noir (sans jeu de mot) Harlem, les gangs, en arrière plan la menace du Vietnam. La ruelle noir, les bas fond, sortie d’un bar de nuit, course poursuite, règlement de compte et vie qui bascule.

Notre héros va passer de Harlem à Manhattan et pour mieux montrer l’ascension on passe du métro aux étages d’un immeuble.

Mais ne vous y trompez pas le vrai personnage principal c’est l’immeuble « Dakota » où Shawn  va avoir une seconde chance. Va-t-il la saisir ? Jusqu’où peut-il espérer arriver ? Va-t-on lui laisser une place ?

On va découvrir à travers le fonctionnement de cet immeuble une image des USA.  L’argent ne fait pas tout il faut une notoriété et la bonne couleur de peau. Tout y est hiérarchisé depuis le plus petit employé jusqu’au plus célèbre habitant. Ariane Bois nous décrit une société où tout se déroule en fonction des origines ethniques.

Ariane Bois met en scène des personnages réels et mondialement connus et des scènes « historiques » tel l’assassinat de Lenon. Elle va y mêler les personnages fictifs qui s’intègrent  si bien qu’on finit par douter s’ils sont vraiment fictifs  ou simplement des êtres romancés.

Chapitre après chapitre on les voit apparaître comme si un projecteur éclairait un appartement après l’autre au gré des rencontres on découvre des vies qui viennent grossir la légende de l’immeuble.

La thématique de la famille bien développée grâce à la variété de vies qui nous sont exposées.

Que va devenir la haine, la violence et la soif de justice de  Shawn ?

Ce roman nous raconte une ville, une société à une époque donnée. Un période de l'histoire de changement de mode de fonctionnement de la société mais où il y a des institutions qui ont plus de mal à changer.

Je remercie Masse Critique Babelio et les Editions Belfond pour cette lecture.

 

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