Eric Simard

Editions Syros, coll. Mini Syros, 2008, 40 p., 3€

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on a volé mon vélo4e de couv. :

Kévin s’est encore fait vole son vélo ! pour que ses parents, qui n’ont pas beaucoup d’économies, touchent l’assurance, il décide de faire croire que le vol a eu lieu à son domicile… et ne tarde pas à s’enferrer dans le mensonge, au risque de faire accuser un innocent.

Ma chronique :

Il y a quelques mois, j’ai découvert l’écriture d’Eric Simard avec la série des « Humanimaux » (voir fin d’article) j’avais été conquise par les sujets abordés comme la confiance en soi, l’amitié, la confiance etc…

L’autre jour j’ai eu la surprise de le voir au Salon du Livre du Grand Narbonne (article à venir !), j’ai donc acheté ce roman pour mon fils qui n’est pas un grand lecteur et qui aime son vélo !

J’aime beaucoup cette collection, à lire à partir de 7 ans , pour le format et les sujets abordés et j’ai pris grand plaisir à le lire seule, puis mon fils me l’a lu !

Lire ce livre avec mon fils a permis de parler du racisme. Il n’y a jamais été confronté, pour mon fils un enfant c’est un enfant, et les adultes des adultes. Mais les préjugés, l’exclusion et le rejet de la différence oui…

Ce court roman est très intéressant, car il montre les conséquences d’un mensonge. Et à cet âge là les enfants ne mesurent pas la portée de certains de leurs actes.  Même si au départ ce mensonge partait d’un bon sentiment il va mettre en évidence des façons de penser très négatives dans l’entourage de Kevin. Cette histoire est encrée dans la réalité et les enfants peuvent facilement s’identifier aux personnages.

Kévin n’a pas de mauvaises intentions, il veut juste que l’assurance rembourse. La perversité du système veut que le vélo ne soit remboursé que s’il est volé dans l’enceinte du  HLM. Alors Kevin va modifier le lieu du vol. Il n’en parle à personne et il va devoir vivre avec le poids de son mensonge.

Qui dit vol dans un lieu clos dit apparition de la suspicion. Et bien sûr qui va-t-on accuser ? Quelqu’un issu de la minorité. Kévin va découvrir que derrière les sourires et l’amabilité des voisines il existe le racisme.

Heureusement, il va  y avoir un policier du quartier qui va rester neutre et chercher le vélo.

Le fait que Kevin n’avait pas de mauvaise intention va le conduire à se lier d’amitié avec Sélim, le petit algérien que l’on montre du doigt à tord. Sélim, le réfugié,  va lui donner une leçon de vie et d’amitié.

Ce roman est un excellent roman pour aborder des questions actuelles comme le racisme et le déracinement auprès du jeune public. Dans notre village et aux alentours nous ne connaissons pas de réfugiés alors c’est aussi une notion qui reste abstraite.

La fin de ce roman est juste magnifique.

on a volé mon vélo chro

enfaon    enbeille    enbaleine

encygne     enlouve     engourou