Alexander Key

Trad. : Arnaud Guillemette

Aux Forges de Vulcain, 2012, 177 p., 13,90 €

Mes Lectures Aux Forges de Vulcain

après vague4e de couv. :

Après de longues années de guerre et un cataclysme, le monde occidental est détruit. A 17 ans, Conan est un rescapé qui vit sur un îlot depuis cinq ans lorsque l’arrivée d’un bateau arborant le pavillon ennemi vient rompre sa solitude. Emmené contre son gré, Conan découvre la ville de l’Ordre nouveau, Industria, dans laquelle sa force physique et son intelligence le destinent à la condition d’ouvrier. Cependant, Conan refuse de se soumettre à la hiérarchie sociale d’une cité dont il exècre le fonctionnement totalitaire. Mû par son esprit d’indépendance et son désir de retrouver les siens à High Harbor, une petite cité qui résiste tant bien que mal à la suprématie de l’Ordre nouveau, il trouve l’aide nécessaire pour planifier sa fuite.

 

Mon billet :

J’ai enfin lu un roman que j’ai envie de lire depuis longtemps, grâce à un partenariat avec les Editions Aux Forges de Vulcain c’est fait. C’est drôle de retrouver la couverture blanche avec la petite photo est des accolades !

Décidemment, je suis dans ne série de lectures post-apo où le climat joue le rôle primordial. Faisons table rase sur le monde qui existe et que renaisse un monde nouveau plus beau et plus juste ! Mais en fait ceux qui s’accrochent au pouvoir semblent les plus tenaces et le monde nouveau semble devenir leur terrain de jeu.

L’histoire débute cinq après la catastrophe,  Conan est devenu un adolescent de  17 ans. Il s’est retrouvé piégé sur une sorte d’île pas très accueillante. Nous n’avons que quelques récits de ses années de survie, ce que j’ai apprécié. On a un jeune homme qui s’est forgé un corps et un esprit affutés. C’est un résistant. Il a un rôle à jouer dans ce nouveau monde.

Son chemin initiatique va prendre une autre tournure. Une nouvelle étape qui commence par une nouvelle prison. Il n’est pas qu’un pion dans un jeu d’échec c’est un cavalier il attaque. Le disciple va retrouver son maître.

On va jongler entre trois lieux : le rocher de Conan, Industria qui centralise le pouvoir mondial, et l’île de High Harbor où vit une communauté de jeunes.

High Harbor est très organisé de manière paternaliste, mais tous ces gamins sont devenus grands sans trop de cadre et ses adolescents vivant en vase clos veulent prendre le pouvoir. Il reste cependant une partie du groupe qui pense à l’entraide et à la solidarité pour que le groupe survive.

Industria c’est « Le Nouvel  Ordre » une dictature, un monde organisé et hiérarchisé avec chacun à sa place et une place pour chacun mais pas forcément celle qu’il voudrait, ils passent par la case esclave. Endoctrinement et propagande. On ne sait pas qui est à la tête de ce monde. Il n’y a que des adultes. Il faut qu’ils soient productifs, opérationnels. Pas de place pour les faibles. Tous pour l’Etat.

Les vieux instincts ressortent. Ils jouent sur la délation et l’égocentrisme.

Bien sûr il y a quelques grains de sable qui vont résister.

Dans les deux façons de voir le monde, on a le discours « nous œuvrons pour la meilleure société possible » deux approches différentes. L’homme n’a pas la même place dans ces deux façons de mettre en place ce nouveau monde.

On retrouve aussi l’idée que celui qui détient le pouvoir, c’est celui qui détient le savoir faire.

Les notions de liberté sont diamétralement opposées.

C’est un roman qui se lit avec facilité car on attend la suite des aventures de Conan et de Lanna qui sont chacun sous la pression des émissaires du nouvel Ordre.

Il a une certaine violence qui donne une tension aux récits.

Alexander Key n’est pas dans la thématique du bon sauvage face à la civilisation. Conan a su se discipliner grâce au but qu’il s’est fixé et une voix qu’il entend dans sa tête. On aborde un peu aussi l’idée d’un Dieu, car que représente cette voix ?

A la base Conan avait une éducation morale, il était adolescent au moment du changement. Il avait été un peu formé pendant des temps de guerre. Les plus jeunes eux sont plus difficiles à diriger et à former.

Le fait que le roman soit sur deux voix on a l’histoire de Conan et celle de Lanna. On a donc deux focus sur des problèmes différents et complémentaires.

Et puis, il y a les thématiques qui me sont chères les quatre éléments avec une prédominance de l’eau.

Ce roman est un coup de cœur car il n’y a pas de avant et pas d’après, je m’explique. On est dans l’action on est au moment où Conan doit prendre la place qui lui est destinée. On va le suivre dans son combat. Et cela se termine quand il accepte son destin. Et le lecteur ne peut qu’envisager se qui va se produire. On finit avec tous les possibles…

Ce roman est un coup de cœur car il m’a emporté avec les personnages et leur destin.

C’est une lecture qui convient aux adolescents et aux adultes. Pas besoin d’être un lecteur de SF pour réfléchir aux diverses façon d’aborder la façon de diriger le monde.

Je m’arrête  là pour vous laisser découvrir et réfléchir sur plusieurs sujets de société…Ce texte de 1970 (en VO) n’a pas vieilli !

J’ai eu le plaisir de retrouver les Editions Aux Forges de Vulcain et leur univers qui me gâtent.

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