Marion Cheney Beaton

Trad . Esther Ménévis

Editions Albin Michel, juin 2016, 320 p., 14 €

Club de lecture Auf et Cercle de lecture Médiathèque

9782226317322-j

4e de couv. :

Sur un coup de tête, Agatha Raisin décide de quitter Londres pour goûter aux délices d'une retraite anticipée dans un paisible village des Costwolds, où elle ne tarde pas à s'ennuyer ferme.
Afficher ses talents de cordon-bleu au concours de cuisine de la paroisse devrait forcément la rendre populaire. Mais à la première bouchée de sa superbe quiche, l'arbitre de la compétition s'effondre et Agatha doit révéler l'amère vérité : elle a acheté la quiche fatale chez un traiteur.
Pour se disculper, une seule solution : mettre la main à la pâte et démasquer elle-même l'assassin.

Mon billet :

J’ai tout de suite été attirée par le titre de cette série. Evidemment le nom me fait penser) Agatha Christie, d’une part avec le prénom de l’auteure, le personnage d’Hercule Poirot et d’autre part le personnage de dame à la retraite dans un village anglais, Miss Marple.

De plus , en français « Quiche fatale » : quiche renvoi aux deux sens : la nourriture et la gourde.  Et fatale on à aussi de sens mortelle et séductrice. Quelque soit le sens que l’on retienne une fois qu’on est avec Agatha Raisin tous ses références nous font sourire.

Lorsqu’on débute l’histoire, on se demande tout de suite : mais qu’est-ce qui lui a pris de prendre sa retraite à 50 ans ? Elle une citadine carriériste aller s’enterrer dans un petit village perdu. Londres n’est pas bien loin mais ses contacts eux continuent à avoir une vie active.

Elle  est dynamique, organisée et aime diriger et  gagner. Elle est plus ou moins célibataire. Elle est ni belle ni élégante son seul charme réside dans son charisme et sa détermination.

Elle prend conscience qu’elle n’a pas de véritables amis et au village c’est une étrangère. Toutes ces prises de conscience seront vite reléguées au second degré plan lorsqu’elle décide de participer à un concours de quiches, dans le but de gagner et de se faire remarquer puis intégrée.

A partir de là tout va aller de travers et plus on lui dit d’arrêter, plus elle met les pieds dans le plat et se met en danger puisqu’elle remue le linge sale. S’en suivent de nombreuses questions : qui lui en veut ? Comment un accident pareil peut arriver, Elle va sans le faire exprès faire ressortir des cadavres des placards car il semble que chacun ait quelque chose à cacher ou à se reprocher. Cela donne lieu à des quiproquos et des scènes cocasses et rocambolesques, plus ou moins grotesques.

M.C. Beaton s’amuse à mettre en scène une belle brochette de personnages pittoresques.

Agatha va-t-elle survivre ? Va-t-elle jeter l’éponge ? Va-t-elle avoir le fin mot de l’histoire ?

J’ai bien aimé comment ce termine l’épisode.

On est dans l’exagération, ce côté parodique m’a bien plu et je compte bien découvrir comment ce personnage va évoluer maintenant que les bases sont en place. D’autant plus qu’il y a de nouveaux personnages qui font leur entrée vers la fin des mésaventures d’Agatha Raisin.

Je ne vais pas dire que j’ai éclaté de rire tout le long mais en tout cas j’ai beaucoup  souri. Mais il y a quelques  situations hilarantes.

Elle soulève aussi des questions sur son changement d’environnement à un tournant de sa vie. Il y a des moments plus émouvants et tendres.

J'ai cru voir qu'il existe une série, mais je n'ai pas approfondi le sujet ! ici

Une belle lecture détente...

Bonne lecture

 

Agatha raisin chro