Valérie Lyard

Ill. Laure Phelipon

Editions Alexandra de Saint-Prix, 2014, 36 p. , 12,90 €

 

Mes lectures Alexandra Saint-Prix

 

maelle4e de couv. :

Ouvre vite et par découvrir la vie extraordinaire et mouvementée de Maëlle. Retrouve sa poupée Julie !

Mon billet :

Je découvre la maison d’édition d’Alexandra de Saint-Prix  qui se situe dans les Pyrénées Orientales. Leur catalogue très varié. J’ai tout de suite plongé dans leur collection jeunesse.

La couverture de cet  album m’a tout de suite plu. Les illustrations sont réalisées sur ordinateur. Les formes rondes inspirent la tendresse, les couleurs intenses accrochent le regard des lecteurs. Les arrières  fond qui reprennent les dessins  en filigrane accompagnent le texte. Je connaissais le travail de Laure Phelipon, car je lis « Timeo et Soléa » en kamishibaï. A la médiathèque.

« Maëlle et sa poupée » montre que l’on peut parler de sujets graves et actuels aux enfants afin de les sensibiliser aux problèmes  des autres enfants de leur âge. Valérie Lyard aborde le thème de la différence entre certains pays africains et la France.

Maëlle va bénéficier d’un programme médical et pouvoir venir se faire opérer du cœur. Il y a des associations qui ont su trouver les familles d’accueil et les médecins pour que cela puisse exister. C’est l’occasion de l’expliquer à nos enfants. Cela pourrait illustrer les leçons sur les droits de l’enfant. Cette histoire est un bon support de discussion.

Et ce n’est pas tout. Dans cette brève histoire nous avons l’amitié entre deux enfants qui pourraient symboliser l’amitié entre les peuples. Les enfants sont sensibles aux témoignages  d’amitié.

L’enfant doit être protégé au sein de sa famille et recevoir  l’instruction, ce n’est pas tout à fait le cas pour Maëlle puisque on l’envoi travailler à l’âge de 8 ans au lieu d’aller à l’école. Sa poupée sera son seul réconfort et  elle aussi souffrira.

La maman finit par découvrir la situation où Maëlle se trouve et elle va venir la chercher et envisager l’immigration clandestine vers la France où elle pourra bénéficier d’un autre genre de vie.

Un saut dans le temps, une ellipse pour nous ramener au sujet de la poupée, et voilà Maëlle  étudiante à Paris et elle va renouer avec une partie de son passé. L’histoire de la poupée m’a fait un peu penser à l’histoire du petit soldat de plomb.

Je remercie les Editions Alexandra de Saint-Prix pour leur confiance.