Sandrine Collette

Denoël, Sueurs froides, janv. 2015, 276 p., 19,90€

 

Mes Lectures Denoël

 

six fourmis blanches

4 e de couv :

Le mal rôde depuis toujours dans ces montagnes maudites. Parviendront-ils à lui échapper?

Dressé sur un sommet aride et glacé, un homme à la haute stature s’apprête pour la cérémonie du sacrifice. Très loin au-dessous de lui, le village entier retient son souffle en le contemplant.
À des kilomètres de là, partie pour trois jours de trek intense, Lou contemple les silhouettes qui marchent devant elle, ployées par l’effort. Leur cordée a l’air si fragile dans ce paysage vertigineux. On dirait six fourmis blanches…
Lou l’ignore encore, mais dès demain ils ne seront plus que cinq. Égarés dans une effroyable tempête, terrifiés par la mort de leur compagnon, c’est pour leur propre survie qu’ils vont devoir lutter.

 

Anecdote :

Lire cette histoire alors qu’il neige dehors, que le froid s’installe et que le vent siffle dans les volets, cela fait encore plus frissonner ! Dup nous avait averti dans son avis ….

Conclusion je n’aime pas le froid et je suis peux attirée par la montagne, après ce roman cela renforce mon opinion.

 

 

Ma chronique :

C’est le premier roman de Sandrine Collette que je lisais et je ne savais pas trop à quoi m’attendre.

La Couverture de Stanislas Zigart joue avec le blanc, argenté et le noir. On retrouve les couleurs d’un autre roman de la même collection.

Que sommes nous face aux éléments naturels et surnaturels ?

En lisant se roman quatre mots  me venaient à l’esprit : Limites/Frontières/froids/ Forces.

Limite de l’esprit, de l’entendement, du supportable et de la folie. Les personnages vont expérimenter des situations auxquelles ils n’étaient pas préparés.

Frontière entre le visible et l’invisible. Frontière entre l’Albanie et l’Europe. Frontière naturelles et des traditions. L’auteure a choisi un milieu assez fermé, celui de la montagne, que ce soit en Albanie ou ailleurs peu importe, seule existe les parois et les crevasses, les villages isolés et les huis clos en pleine nature, cela peut paraître paradoxal mais pour c’est ce qui se passe.

Force morale, force de la nature et forces du mal. Vouloir rester du côté du bien, ne pas se laisser vers le côté obscure que nous avons tous en nous. Survivre en milieu hostile.

Froid intense voire extrême.

Cette histoire nous emmène au-delà du supportable, au-delà de l’imaginable il semble y avoir encore des choses !

On est au-delà de la vie et de la mort.

L’auteure joue avec l’ascension et la chute, une alternance entre les hauts et les bas –physiques ou mentaux-.  Elle utilise des rythmes lents et rythmes rapides selon si les personnages s’enfoncent dans la neige ou s’ils courent pour sauver leur peau …

Nous allons suivre les personnages sur six jours en enfer. Il y a toute une thèmatique sur l'effet de groupe. Ils ne se connaissent pas tous avant cette randonnée et ensuite il va falloir vire ensemble et se battre...

La construction avec deux narrateurs (homme/femme) qui racontent deux histoires différentes intrigue le lecteur, on se demande à quel moment elles vont se rejoindre. Les deux histoires se passent dans la même région mais pas en même temps. Les deux histoires commencent doucement, comme on lit un thriller on commence a se monter des scenaris dans la têt. Petit à petit on sent monter l’adrénaline et l’angoisse, puis tout bascule et nous avec…

C’est la tempête dans les têtes et dans les corps.

Il y a un avant et après, c’est irréversible…

Je remercie les éditions Denoël de m’avoir permis de découvrir le tout nouveau Sandrine Collette. J’avais découvert il y a peu la collection « sueur froide » et j’avais vu que deux titres avaient déjà été publiés.

Une auteure que je vais continuer à suivre.

Denoel

 

Qui en parle ?

Dup

Delcyfaro

http://lillyterrature.canalblog.com/archives/2015/02/06/31420325.html