Zygmunt Miloszewski

Editions Mirobole, 3 Octobre 2013, 445 p., 22€

 

 

LU DANS LA CADRE D’UN PARTENARIAT

DELIVRER DES LIVRES/ MIROBOLES EDITIONS

1 % RENTREE

impliqués

4 e de couv:

Un dimanche matin, au milieu d'une session de thérapie collective organisée dans un ancien monastère de Varsovie, l'un des participants est retrouvé mort, une broche à rôtir plantée dans lil. L'affaire est prise en main par le procureur Teodore Szacki. Las de la routine bureaucratique et de son mariage sans relief, Sazcki ne sait même plus si son quotidien l'épuise ou l'ennuie. Il veut du changement, et cette affaire dépassera ses espérances. Cette méthode de la constellation familiale, par exemple, une psychothérapie peu conventionnelle basée sur les mises en scène... Son pouvoir semble effrayant. L'un des participants à cette session se serait-il laissé absorber par son rôle au point de commettre un meurtre ? Ou faut-il chercher plus loin, avant même la chute du communisme ? Zygmunt Miloszewski signe un polar impressionnant, où s'affrontent la Varsovie d'aujourd'hui et les crimes du passé.

 

Ma chronique : 

On me demande pourquoi j’ai choisi de participer à ce partenariat :

Pour lire un livre de la rentrée 2013 mais aussi…

Pour découvrir un nouvel auteur

Pour découvrir une maison d’édition

Pour découvrir un écrivain étranger et voir ce qui se fait chez nos voisins polonais. 

Je remercie Sophie de nous faire partager ses trouvailles, et d’entrée je vous dis que j’espère pouvoir lire la prochaine enquête en 2014. Je suis conquise mon problème depuis que je l’ai fini c’est de dire pourquoi, mettre des mots sur un coup de cœur.

Un petit mot au sujet de la couverture, la photo est très explicite mais elle ne donne pas spécialement envie de  lire le roman. Par contre j’ai apprécié le confort de lecture, livre souple et caractères reposants, ce qui rend la lecture encore plus fluide.

J’aime beaucoup le personnage du procureur, ses questionnements personnels et professionnels. Son intégrité fait partie de son caractère mais il est dans une période de doutes et il le mal va s’infiltrer…

Le problème avec les romans policiers c’est de ne pas dévoiler qui a tué et pourquoi… Non se n’est pas le majordome avec le chandelier…

Lorsque je lis un roman j’essais de trouver des fils rouges, des thèmes récurrents et lorsque j’étais en train d’en cerner un, le personnage principal le mets en évidence, c’est comme s’il interpellait le lecteur. C’est assez déstabilisent, la frontière écrivain/ lecteur est franchie.

Ce roman traite entre autre des relations familiales. Le crime a lieu pendant une thérapie.

J’ai découvert ce qu’était une thérapie par « constellation familiale » une méthode développée par Bert Hellinger.  Elle est au centre de l’enquête. C'est assez particulier...

Varsovie est un vrai personnage et non pas un simple lieu, l’Histoire, Les pulsations, la température, les couleurs peuvent faire varier les sentiments des habitants.

Encore un roman policier me direz-vous, alors ?

L’originalité de ce roman tient en partie à ce l’on suive l’enquête au quotidien et qu’en début de journée nous avons les principales informations, sans commentaires. La presse et la politique semblent faire partie du quotidien des varsoviens (je crois avoir lu voïvode dans le roman). Ceci permet de se resituer dans le temps puisque l’histoire se déroule en 2005, même si l’enquête en elle-même n’a pas vraiment besoin de date particulière (il faut juste qu’elle se situe dans les années 2000 à cause de la chute de l’empire soviétique). Ce qui est intéressant c’est l’introduction des comptes rendus des interrogatoires et sur la mise en exergue du problème de l’objectivité qui ôte une partie des informations puisque le procureur ne peut noter le point de vue « subjectif ».  Alors, lorsqu’il doit résoudre une ancienne affaire qu’il n’a pas suivie il lui manque un petit quelque chose.

Pour nous faire sentir ce qu’est le quotidien d’un procureur, on voit divers aspects de la profession avec les autres enquêtes qui viennent parasiter la réflexion du protagoniste. On voit ses rapports avec sa hiérarchie, ses collègues de travail et les forces de l’ordre… La pression, les tensions, le manque de moyens semblent user les nerfs de notre homme.

Teodore Szacky, le procureur, passe son temps a réfléchir à ce qui « cloche », il a l’impression de passer à côté de quelque chose.

L’argent est un thème omniprésent bien qu’absent des poches de notre procureur qui est obligé de regarder son compte en banque pour inviter le policier au café du coin.

Les femmes, vaste sujet en particulier pour notre héros… en commençant par sa femme et sa fille… nous avons la journaliste, sa patronne, les suspectes… les absentes.  Elles exercent chacune une influence sur Teodore Szacky. Mais, elles ont aussi une place dans le drame de monsieur Telak.

J’ai trouvé la partie avec le drôle d’expert très drôle et intéressante. Le procureur va faire preuve de beaucoup de sang froid face à cet original et bien lui en a pris !

Une autre chose m’a interpellé en tant que lectrice… Ce sont les références littéraires, j’avais l’impression de voir ma PAL … « 1984 », « Le maître et Marguerite », les romans policiers… je ne les ai pas tous notés.

Ce roman est un coup de cœur car il est très riche et qu’il a su me tenir en haleine… après sa lecture il me fait réfléchir.

1%rentrée

8

 coup coeur

challe100

74