Contes édifiants du «Pañcatantra»

Trad. du sanskrit par Édouard Lancereau

Annotations du traducteur

. Texte extrait du Pañcatantra

Collection Folio 2 € (n° 5590) Sagesse, Gallimard, 100 p.

Parution : 26-04-2013

 

LU DANS LE CADRE D’UN PARTENARIAT FOLIO

 

brahmane

4e de couv :

Quelques brahmanes plus ou moins sages qui ressuscitent un lion féroce, une poignée de savants écervelés, une grenouille prudente et des poissons présomptueux, un singe rusé et un roi imbécile, un oiseau à deux becs… Bienveillants ou maléfiques, les personnages hauts en couleur du Pañcatantra nous guident sur la voie de la mesure et de l’équilibre : la clé du bonheur? Recueil de contes à la fois enchanteurs et édifiants, le Pañcatantra est porteur d’une sagesse atemporelle.

 

 

 

Ma chronique :

Sur la couverture du livre un magnifique tigre nous regarde les yeux dans les yeux. Alors attention il faut rester vigilant. Un préambule bien utile nous situe ce petit recueil d’où il est tiré.

Lorsque j’ai vu le livre je me suis dit qu’un petit conte de moins de 100 pages j’allais le lire en un clin d’œil. Que nenni ! En fait il y a quinze petits contes qui se suivent et s’enchaînent. J’ai dû m’y reprendre à deux fois  car le conte est émaillé de dictons, proverbes et autres sentences à méditer (en italique). Ça n’est pas pour rien que ce livre fait partie de la collection « Sagesse ».

On y retrouve parfois des pensées que l’on connaît sous d’autres formes, par exemple :

« Si intelligent que soit l’homme qui possède peu, son intelligence périt par souci continuel pour le beurre, le sel, l’huile, le riz, le vêtement et le combustible ».

Ce que j’ai bien aimé dans la structure c’est que nous avons à l’intérieur de l’histoire celui qui raconte et celui qui écoute, et qu’à chaque fin de conte on a une sorte de morale qui entraîne une question soit de celui qui écoute ou celui qui raconte, ou d’un personnage du récit. « Comment cela ? » Cette question entraîne un autre conte « édifiant » qui forme un chaînon.

Les notes en fin de volume ne sont pas de trop pour moi qui n’ait pas une grande connaissance de la mythologie Hindou.

Une fois terminé la lecture de ce recueil, il nous reste en tête des questions philosophiques à approfondir. D’autant plus que la pensée indienne est différente de celle de la culture judéo-chrétienne dont je suis issue.

J’ai remarqué que le chiffre 4 revient souvent : « 4 brahmanes » « les 4 fils de Brahmanes », « les 4 savants ».

Certains contes font sourire.

Parmi les contes on retrouve une version masculine de « Perrette et le pot au lait ».

Il y a quelque chose d’universel dans les contes et du coup on peut faire un parallèle avec les contes traditionnels qui font partis de notre imaginaire.

Je remercie folio bleu pour cette jolie découverte.

A bientôt pour une autre aventure.

challe100