E-E Schmitt

2001, 492 p.

 

LU DANS LE CADRE DU CHALLENGE E-E SCHMITT

LU DANS LE CADRE D’UNE LC « PARLONS-LIVRES »

LU DANS LE CADRE DU CHALLENGE 100 LIVRES

la part

 

4 e de couv : « 8 octobre 1908 : Adolf Hitler recalé.

Que se serait-il passé si l'Ecole des beaux-arts de Vienne en avait décidé autrement ? Que serait-il arrivé si, cette minute-là, le jury avait accepté et non refusé Adolf Hitler, flatté puis épanoui ses ambitions d'artiste ? Cette minute-là aurait changé le cours d'une vie, celle du jeune, timide et passionné Adolf Hitler, mais elle aurait aussi changé le cours du monde... »

 

Ma chronique :

 

Première impression au moment de l’achat : E-E Schmitt a publié 500 pages d’un coup ??? Sur Hittler ???  Je ne me suis pas trompé d’auteur ? !!!  Bon on va le mettre de côté ! Après lecture, non c’est bien du E-E Schmitt.

 

Pour ceux qui suivent mon modeste petit blog, vous aurez remarqué que je suis souvent touchée par les coïncidences entre les livres et ma vie. Et bien voilà encore un exemple.

Ce roman, j’aurais pu le lire en 2009 lorsque je l’ai acheté, j’aurais pu le lire pour la LC du 30 avril 2012. Non, j’ai attendu que le thème de parlons livre porte sur E-E Schmitt. Et encore j’avais le choix entre ce roman et « lorsque j’étais une œuvre d’art ».

J’étais loin de chez moi et j’ai donné une liste de livres à ma fille et c’est celui-ci qu’elle m’a donné. Je vivais des moments douloureux et comme lorsqu’on est enfant je cherchais des signes positifs sachant que cela ne changerait pas le cours des choses. La pensée magique ne faisait que me confirmer ce que je savais déjà.

E-E Schmitt m’aura accompagné durant mes longs trajets en train et peut-être qu’il m’aura aidé à affronter la réalité, tout en voulant moi aussi réécrire l’Histoire. Voilà qui me rapproche encore plus de l’écriture de cet auteur qui dit dans ses écrits que part exemple Mozart lui a sauvé la vie. Les œuvres d’art ont une influence dans la vie. A quoi sert la littérature à ça peut-être. Mais laissons-là ses pensées…

 

Nous avons donc un roman à deux voies ou deux voix. D’un côté un récit qui suit la réalité de l’autre une partie fiction. Je suppose que la partie « réelle » malgré le travail de reconstruction se base sur des faits avérés, après un travail de romancier a dû être nécessaire pour combler les blancs.  Quand à la partie fiction, c’est un travail de création, chacun peut imaginer les voies qu’aurait pu prendre Adolf H.

Tout le long de la fiction je me suis demandé à quel moment Adolf H. (nom qui qualifie le personnage inventé) redeviendrait Hittler (historique). C’était une possibilité si on partait du principe que la folie de cet homme faisait partie de son être profond.

J’ai lu la version « Albin Michel » de 2001, je n’ai donc pas lu le journal de l’écrivain. A l’occasion je lirais ce passage sur la version poche de mon binôme. Le sujet reste un sujet dur. Ce n’est pas évident de prendre un tel individu avec une certaine objectivité. Il fallait oser se travail de création.

 

Cette lecture m’a permis d’appréhender ce personnage historique dans son ensemble et pas seulement le personnage politique. En cours d’histoire on ne nous parle des politiques que dans leur partie publique, on ne connaît pas leur parcours personnel.

Je n'est pas vu passer le rôle de Hittler en Espagne alors qu'on a des références à Guernica. Ai-je loupé quelque chose ?

La musique tient une place importante dans ce roman. On y retrouve le compositeur fétiche de Hittler, mais on y voit aussi l’art qu’à E-E Schmitt pour nous parler de musique. On y retrouve son ton passionné.

 

J’avoue que sur la fin les deux Hittler me fatiguaient un peu. Bien sûr il fallait qu’on en arrive à la dernière partie, tragique et écoeurante… Mais, pour une fois j’étais contente de fermer un roman d’Eric-Emmanuel Schmitt.  

 

Je suis contente de l’avoir lu mais il ne fera pas partie de mes préférés.

 

Challenge schmitt_ee

challe100

 

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