Oscar et la dame en rose

E-E Schmitt

N° 3/6 du Cycle de l’invisible

LU DANS LE CADRE DU CHALLENGE E-E SCHMITT

4/4 Roman/ Cycle de l’invisible

 

oscar-et-la-dame-rose_1_

4 e de couv :

Voici les lettres adressées à Dieu par un enfant de dix ans. Elles ont été retrouvées par Marie Rose, la dame rose qui vient lui rendre visite à l'hôpital pour enfants. Elles décrivent douze jours de la vie d'Oscar, douze jours cocasses et poétiques, douze jours pleins de personnages drôles et émouvants. Ces douze jours seront peut-être les douze derniers. Mais, grâce à Mamie Rose qui noue avec Oscar un très fort lien d'amour, ces douze jours deviendront légende.

 

Mon billet doux :

 

Variations sur le thèmes de la vie, la mort, la maladie, la compassion et Dieu.

Je retardais le moment de lire ce roman car je savais de quoi il traitait. Mais peut-on éviter les romans qui parlent de la souffrance de l’enfant ?

On retrouve la plume de E-E Schmitt qui évite le trop de pathos d’un sujet aussi dure avec de l’humour.

L’avantage lorsqu’on lit des romans d’un même auteur à intervalle court, comme je le fait en ce moment pour le challenge, c’est que l’on finit par voir apparaître un fil rouge entre les œuvres même différentes.

Du cycle de l’invisible j’ai lu :

« Ibrahim et les fleurs du coran » n°2

« L’enfant de Noé » n°4

« Le sumo qui  ne pouvait pas grossir » n°5

 

Et maintenant « Oscar et la dame en rose » n°3. J’y ai remarqué l’incapacité des parents à aider leur enfant et la prise en charge par un autre adulte. Etre parent ne veut pas dire tout savoir et tout savoir transmettre. La religion est transmise par un autre et souvent d’une autre confession, sans qu’elle soit imposée. On y retrouve la colère contre les adultes sensés protéger leurs enfants. Des parents désemparés.

La présence d’une personne âgée représentant la sagesse, semble faire partie de l’univers de E-E Schmitt.

La note musicale « casse-noisette » et en particulier « la valse des flocons » de Piotr Ilitch Tchaïkovski. Comme je ne connaissais pas ce passage j’ai été voir sur youtube. Je ne connaissais que la valse des fleurs...

J’ai bien aimé la façon de monter cet univers clos du service des longues maladies infantiles. Leurs codes, leurs surnoms comme réappropriation de leur destin.

C’était une jolie trouvaille cette légende des douze derniers jours de l’année. Ainsi que l’humour et l’imagination de l’inventive mamie Rose.

Très belle lecture, très touchante.

 

Et le Challenge continue car il me reste des E-E Schmitt dans ma PAL!

NB : lu le 6 avril.